Шок и восторг
Описание
Серия начинается с воспоминаний Саймона о своем детстве. Его мать умерла в родах, а отец отвернулся от него, узнав, что ребенок заикается. Спустя годы, стоя у смертного одра отца, Саймон поклялся, что никогда не заведёт семью. Поскольку он единственный ребенок, это значит, что род Бассетов прервётся. В семье Фезерингтон все узнают о беременности Марины. Леди Фезерингтон запирает мисс Томпсон в её комнате, но та рассказывает Пенелопе, что отец её ребенка — сэр Джордж Крейн, воюющий в Испании. План Саймона и Дафны работает идеально, чем очень недоволен Энтони, уже пообещавший руку сестры Бербруку. Когда Саймон рассказывает Энтони, что лорд Бербрук пытался применить силу к Дафне, Энтони отменяет своё предложение и запрещает лорду приближаться к сестре, но тот получает специальное разрешение на брак с Дафной и угрожает разрушить репутацию Бриджертонов. Энтони готов вызвать нахала на дуэль, Дафна готова согласиться на ненавистный ей брак ради спасения чести семьи, но Вайолет видит другой путь решения проблемы.
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UNE SÉRIE ORIGINALE NETFLIX
Respirez, Votre Grâce.
- Poussez !
- Respirez !
Oui !
Votre Grâce, vous devez pousser.
Bien. Très bien. Oui.
Respirez, Votre Grâce.
Qu'on me dise quelque chose !
- Poussez-vous !
- Que faites-vous ici ?
- Je vais entrer.
- Ce n'est pas un endroit pour une lady.
Quelqu'un doit l'accompagner.
Si ce n'est pas son mari…
- Poussez.
- Je veux savoir si j'aurai enfin un fils.
Forceps.
Je vois la tête. Poussez !
- Dites-moi !
- Dites-lui !
Respirez !
Poussez, Votre Grâce !
C'est quoi ?
C'est un garçon.
J'ai un fils.
Sarah !
Je lui ai enfin donné un fils.
Sarah.
Docteur !
Il y a trop de sang.
Sarah.
Un fils parfait.
Simon Arthur Henry Fitzranulph Basset,
le prochain duc de Hastings !
Votre Grâce.
Vous prépare-t-on
la chambre de la duchesse ?
Non. Ce ne sera pas nécessaire.
Deux mots viendront invariablement
à l'esprit de votre auteure
le lendemain de toute bonne fête :
choc et délice.
En effet, cher lecteur,
les scandaleux évènements
de la soirée d'hier au Vauxhall
sont tout à fait choquants et délicieux.
Il est arrivé !
Hâtez-vous ! Vite !
Tel un phœnix
sortant des cendres de l'insignifiance,
est apparue miss Daphné Bridgerton.
La notable débutante a été vue
danser non pas une, mais deux fois
avec le plus convoité
et insaisissable libertin de la saison,
le duc de Hastings.
Où allez-vous si tôt, Votre Grâce ?
En promenade.
Il sourit. Le duc sourit rarement.
- Elle a un grand sens de l'humour.
- Elle en aura besoin.
La vie de duchesse
a d'innombrables exigences,
organiser des bals,
accueillir des dignitaires étrangers.
Daphné ne fera pas partie de la société,
mais la guidera.
Je l'ai plutôt bien préparée.
- Huit bals.
- Non.
Huit bals.
Voulez-vous que notre plan réussisse ?
Le but de cet arrangement
est de réfréner les mères,
pas de me jeter dans la fosse aux lions.
Le but de cet arrangement est d'assurer
mon mariage dès ma première saison.
- Je vous en accorde quatre.
- Six bals.
- Cinq.
- Six. Et vous devrez envoyer des fleurs.
Aujourd'hui.
En y mettant le prix.
Si vous me courtisiez,
vous dévaliseriez les fleuristes.
Si je vous courtisais,
je n'aurais pas besoin de fleurs,
mais de cinq minutes avec vous
dans un salon.
Je n'insinuais pas…
Six bals.
Bien, mais je verrai pour les fleurs.
Et rappelez-vous, personne
ne doit découvrir notre petit arrangement.
Ni ce qui s'est passé avec lord Berbrooke.
Au fait, comment va votre main ce matin ?
Vous n'avez rien fait de mal.
Mais si la rumeur courait
que je suis restée seule avec un homme,
et qu'en outre,
je l'ai frappé, je serais ruinée.
Provoquer un scandale
ne me serait d'aucun intérêt.
Il vient naturellement avec vous.
Pas du tout. Comment le saurais-je ?
Je ne peux pas demander,
j'ignore comment c'est arrivé.
C'est troublant !
De quoi parlez-vous ?
Elle s'interroge sur miss Thompson.
- Prudence.
- Et bien ?
- Pénélope a des questions.
- Si tu ne te tais pas…
Sur l'état de miss Thompson.
- Pardon ?
- Elles savent.
Comment est-ce arrivé ?
Y aura-t-il un bébé ?
Assez !
Milord, vous entendez ?
Qu'allons-nous faire ?
- Nul besoin de vous enfiévrer.
- Pourquoi est-elle tenue à l'écart ?
Parce que son état est contagieux.
Daphné est peut-être amoureuse.
Est-ce un accomplissement ?
Qu'a-t-elle donc accompli ?
Elle n'a pas construit
ou cuisiné cet homme. Il est arrivé.
Et maintenant, il badaude.
Il doit aimer son visage. Ses cheveux.
Ce n'est pas un accomplissement.
Savez-vous ce qui l'est ?
Étudier à l'université.
Si j'étais un homme, je pourrais le faire.
À la place, je dois observer maman,
fière comme Artaban
de voir un homme admirer
le visage et les cheveux de ma sœur,
et la remplir de bébés !
Pénélope, vous n'avez rien écouté.
Je connais quelqu'un
qui attend un enfant.
Votre maman ? N'est-elle pas trop âgée ?
Votre père doit vouloir un garçon…
Ce n'est pas ma mère. C'est une servante.
- Laquelle est mariée ?
- Elle n'est pas mariée.
Comment peut-elle être enceinte alors ?
Je l'ignore, mais je trouverai.
Il le faut.
Comment nous assurer de l'éviter sinon ?
Nous avons des choses à accomplir.
Deux danses ? Avec un duc ?
Il était subjugué par votre sœur.
Toute l'assistance l'était.
Les yeux étaient rivés sur elle.
- Prenez au moins un toast.
- Je n'ai pas faim.
Ne cherchait-on pas plutôt
un accroc à sa robe ?
Ou un faux pas sur la piste ?
Le duc sera-t-il présent
au bal des Crawford ?
- Sans doute.
- Et le bal des Ramsbury, vendredi ?
- Et le grand pique-nique ?
- Nous verrons.
Pauvre Fran qui devra cesser le pianoforte
avec tante Winnie toute la saison
et manquer les fiançailles de Daphné.
Francesca est déjà à Bath ?
Comment tombe-t-on enceinte ?
- Quelle question !
- Ne faut-il pas être mariée ?
- De quoi parles-tu ?
- Ce ne serait pas une condition.
Éloïse, assez !
Daphné, vous jouiez si bien. Continuez.
- Vous devez savoir.
- Ne me regarde pas.
As-tu déjà visité une ferme, El ?
- N'encouragez pas les sujets indécents.
- Bien entendu, mère.
Nous allions justement
mettre flamberge au vent.
- Colin Bridgerton !
- Une partie d'escrime.
- Mademoiselle ? Humboldt arrive.
- Humboldt arrive ?
- Humboldt ?
- Pourquoi vient-il ?
- Quelqu'un est arrivé, Humboldt ?
- Des visiteurs pour miss Daphné.
Mais, le duc. Vous avez déjà un visiteur.
Eh bien, j'en ai plusieurs maintenant.
Que se passe-t-il ?
Faites place !
Quand vous avez dit
que vous me présenteriez…
Du balai !
…je pensais être le seul présent !
J'ai revêtu
ma culotte en satin pour l'occasion !
Poussez-vous !
Grand Dieu !
- Je vais parler à ma future…
- Non. Vous devez partir.
Vous vouliez régler cela rapidement.
- J'avais votre parole.
- Je l'honorerai.
Vous seul l'avez demandée
et avez été considéré.
Ce n'est qu'un affreux malentendu.
Pour l'instant, vous devez partir,
avec les autres.
- J'attends vos explications.
- Moi de même.
Commencez par me dire pourquoi
vous avez interrompu une exquise matinée.
Parce qu'elle est déjà fiancée.
Le duc a demandé votre main ?
Je ne suis pas fiancée, maman.
Personne n'a demandé ma main.
Ai-je demandé quelqu'un en mariage ?
Je ne crois pas.
- Ne sois pas irrespectueuse.
- Pardon ?
J'ai peine à imaginer plus irrespectueux
que de me promettre à Nigel Berbrooke.
Dites-moi que c'est faux.
- Il est convenable. J'ai enquêté.
- Vous l'avez promise à cet homme ?
- Pas assez, semble-t-il.
- Pardon ?
Peu importe. J'ai maintenant
bien plus de choix. Je n'ai pas besoin…
Vous avez des prétendants,
mais pas de demandes.
Hormis celle de lord Berbrooke.
Qu'est-il arrivé à son œil ?
C'est grotesque.
Daphné a charmé un duc.
Vous savez que cela change tout.
Cette rébellion est liée à Hastings ?
Ils se courtisent.
Ils ont dansé deux fois ensemble à un bal.
Colin aussi, avec Pénélope Featherington.
Cela ne signifie pas…
Ils ont fait une promenade ce matin,
et il nous a envoyé des fleurs.
Des fleurs très chères !
Le duc n'est pas un prétendant sérieux.
Il ne se mariera jamais.
Je le connais depuis l'enfance.
Il ne s'agit ni de bravade, ni de déni,
ni même d'immaturité.
- C'est pourtant ce que je vois.
- Je n'épouserai pas Nigel Berbrooke.
J'ai agi dans ton intérêt, ma sœur.
Un jour, tu comprendras.
Tu m'en remercieras.
Le contrat avec Berbrooke sera établi,
et tu l'épouseras.
- Maman.
- Ne vous inquiétez pas.
Quand lord Berbrooke verra
le sérieux des intentions du duc,
il devra battre en retraite.
S'il ne respecte pas le choix d'une femme,
il respectera celui d'un homme.
Et si le duc n'est pas sérieux,
il y en aura d'autres.
Daphné, j'ai vu
comment vous vous regardiez hier soir
et ce matin.
Il n'y en a pas d'autres.
Il n'y a que le duc.
Vous avez vraiment dansé
avec la fille Bridgerton ? Deux fois ?
Rappelez-moi
pourquoi vous êtes le premier
que j'ai choisi de retrouver
à mon retour en ville.
Admettez-le, mon ami. Je vous ai manqué.
Un mot !
Autant que vous en voulez.
Vous descendez, ou je monte ?
Mes poings ont pris assez de coups
de votre menton, mon cher duc.
Qu'y a-t-il de si urgent ?
Que vous a-t-il pris
hier soir et ce matin ?
- Il paraît…
- Soyez plus précis.
- J'ai l'esprit vif et affairé.
- Vous courtisez ma sœur ?
- Je ne devrais pas ?
- Non.
Et j'ai de multiples raisons à cela.
D'abord, c'est ma sœur,
ensuite, elle est déjà fiancée,
et enfin, j'en reviens à : c'est ma sœur.
J'ignorais ces fiançailles.
Les bans ont été publiés ?
Tous les préparatifs sont en cours.
J'ai tout arrangé avec Berbrooke
et lui ai donné ma parole.
Voilà qui est bien ficelé. Le problème,
c'est que Berbrooke est indigne d'elle.
Il est convenable.
On ne le voit jamais au bordel au moins.
Et je sais où il était
ces dernières années, ici à Londres.
Pas dans un repaire de jeux,
un taudis perdu
ou je ne sais quel antre
pour je ne sais quelle raison !
Nigel Berbrooke est loin d'être un saint.
Vous êtes et avez toujours été un bon ami,
le meilleur. Mais c'est ma sœur.
Pensez à tout ce que nous avons partagé
en tant qu'amis.
Loin de moi l'intention de vous offenser,
mais comprenez
que la famille passe avant tout !
Pourquoi il ne dit rien ?
Il a quatre ans. Il devrait parler.
Il est en avance avec les lettres,
plus que tous ceux à qui j'ai enseigné.
Il faudrait qu'il les manie
comme Shakespeare s'il ne peut pas parler.
Nous vous écoutons.
Donnez-nous un mot, un grognement.
- Parlez-moi !
- Vous l'effrayez.
S'il faut en arriver là,
qu'il en soit ainsi.
Non !
Qu'avez-vous dit ?
Ne faites…
Que fait-il ?
- C'est un imbécile.
- Votre Grâce !
C'est un idiot !
Mon Dieu.
Savez-vous dans quelle situation précaire
nous sommes ?
On nous a accordé cette lignée.
La monarchie elle-même l'a déclaré.
Mais elle restera nôtre
tant que nous resterons extraordinaires.
Le nom des Hastings ne peut tomber
entre les mains tremblantes d'un sot !
Emmenez-le hors de ma vue.
Ce garçon est mort pour moi.
Je vous ai trouvé quelques friandises.
Peut-être en mangerez-vous
pendant que les autres sont au bal.
Entrez. Il y en a sûrement bien assez
pour partager.
Ils auraient décidé
de ne pas vous renvoyer chez votre papa.
J'en suis plutôt soulagée.
Je n'ose pas imaginer sa réaction face à…
Votre état ?
Marina… Puis-je demander ?
Comment est-ce arrivé ?
Du gâteau.
Du gâteau ?
Les sermons de notre pasteur
dans le Somerset duraient des heures.
Trois, quatre, parfois cinq heures.
Je m'en évanouissais presque
de faim et de fatigue.
Jusqu'à un certain dimanche,
alors que j'allais m'écrouler sous le banc
d'épuisement, l'aîné des Crane, George…
Sir George Crane m'a glissé
un paquet de gâteaux et de biscuits.
Le pasteur aurait eu sa tête.
Quelque temps après,
les paquets contenaient de petits mots.
Nous avons échangé
des missives pendant des mois.
Je n'ai jamais tant désiré
aller à l'église.
- Et où est sir George maintenant ?
- En Espagne.
Il est parti combattre avec Wellington,
mais il a continué à écrire.
Vous voyez ?
Donc,
votre état est arrivé par…
Amour.
C'était de l'amour.
Votre Majesté, le médecin royal
a un rapport sur le roi.
Pourquoi n'y a-t-il pas encore eu
de fiançailles cette saison ?
Terriblement fade !
J'ai un délicieux ragot
sur l'ancienne bonne de l'arrière-cuisine.
Je me fiche de la jeune de la vaisselle.
Je veux être divertie, captivée.
Le médecin voudrait-il m'annoncer
la mort mon mari ?
Je ne crois pas.
Alors, dites-lui que je suis occupée
et apportez-moi mon papier à lettres.
Les rubis ou les perles, miss ?
Les perles, bien sûr.
Maman, les rubis attireraient
peut-être encore plus de prétendants.
Si je ne veux pas mettre
tous mes œufs dans le même panier,
je dois en ramasser plus, des œufs.
Le duc te fait perdre la tête.
C'est lord Berbrooke
que je voudrais perdre.
- Dieu du Ciel. Qu'y a-t-il, Mme Wilson ?
- La reine.
- Est-elle malade ?
- Le roi l'a-t-il blessée ?
- Le papier royal de Sa Majesté.
- Elle vous a écrit, milady.
Qu'est-ce qui est écrit ?
Je suis invitée pour un thé en privé
avec la reine dans deux jours.
Laissons les perles.
Vous porterez
les diamants de famille ce soir.
Cela vous heurterait-il
de porter de la couleur ?
La saison londonienne
est suffisamment monotone en l'état.
Tenez-vous à y être assorti ?
- Ce style susciterait l'engouement.
- Pas le mien.
Prenez mon bras,
avant de nous mettre en retard.
Alors, vous n'êtes pas mort finalement.
On n'attendait pas votre visite.
Invisible à Londres,
aucune nouvelle de votre éducation,
pas un mot sur vous de votre père,
mais vous êtes bien là, en pleine forme.
Levez-vous, mon garçon.
Je voudrais vous regarder.
Votre mère pleurerait si elle savait
que son fils méconnaissait sa grande amie.
Vous lui ressemblez tant.
Fort heureusement.
Lady Danbury, milord.
Vous n'avez pas appris les usages.
Avez-vous appris à lire, écrire,
monter à cheval, manier le fleuret ?
Pourquoi n'êtes-vous pas à l'école ?
Je ne peux pas parler.
Quand j'étais enfant, il y a des siècles,
j'avais peur de mon propre reflet.
J'entrais dans une pièce
et je tentais de me fondre dans l'ombre.
Mais les gens de notre rang
ne peuvent se cacher éternellement.
Je savais que je devrais entrer
dans la lumière un jour,
et je ne pouvais être terrifiée. Alors,
à la place, je suis devenue effrayante.
J'ai cultivé mon esprit,
mon apparence et mon œil, pour devenir
la pire créature de toutes les pièces
dans lesquelles j'entrais.
Venez.
Vous pouvez parler.
Je vous ai bien compris.
Et je vous aiderai
à surmonter votre bégaiement.
Mais en échange, vous devez me promettre
que lorsque vous entrerez dans la lumière,
vous serez digne de l'attention
que vous attirez.
Une danse, miss Bridgerton ?
Quelqu'un d'autre devra me servir
mon verre de ratafia.
Lord Bridgerton,
me feriez-vous l'honneur ?
Bien sûr, lady Danbury.
Six bals, pas plus.
Vous devez céder pour huit.
- Et un pique-nique.
- Pardon ?
Je crains que nous ne devions
feindre l'ardeur de notre mascarade.
À cause de lord Berbrooke,
je présume ? J'ai su.
Nous devons lui faire croire
que vous vous apprêtez à demander ma main,
pour qu'il me laisse tranquille.
J'espère ne pas perdre l'équilibre alors.
Moi non plus, car vous serez collé
à moi toute la soirée.
Et nous devons avoir l'air de nous amuser,
même si c'est difficile.
Oui, plutôt.
Va danser avec ta sœur.
- Pourquoi ?
- Parce que je te le dis !
- N'ai-je pas été clair ce matin ?
- Voulez-vous que j'insulte votre sœur ?
Au contraire.
Vous voulez
qu'elle épouse une vermine alors.
Lord Bridgerton,
pardonnez l'intrusion,
mais, si c'est encore nécessaire,
je réaffirmerai volontiers
mes intentions envers votre sœur.
Elle est un prix que je convoite
depuis longtemps pour sa beauté, sa grâce…
Son crochet du droit ?
Je dois savoir que je peux compter
sur vous pour régler ce malentendu.
Je voudrais éviter tout embarras.
C'est un peu tard.
Êtes-vous trop ami avec le duc
ou trop intimidé par son rang…
Du calme, Berbrooke.
Je vais régler cette affaire,
qui, je le rappelle au duc,
ne le concerne pas.
Vous ne déciderez ni de ce qui me regarde
ni du sort de Berbrooke, je le crains.
Je ferai au mieux avec votre sœur.
Elle apprendra peut-être à me rendre
mon affection avec le temps.
De grâce ! A-t-il mentionné
comment il avait eu cet œil poché ?
- J'ai été imprudent avec une porte.
- Non, avec son honneur.
Il a tenté
ce que je ne m'abaisserai à formuler
quand votre sœur lui a décoché
un coup de poing. Mérité.
- Sachez…
- Daphné me l'aurait dit si c'était vrai.
Vraiment ?
Vous ne parlerez plus jamais à ma sœur.
On va se marier.
Regardez dans sa direction,
et je vous enterrerai.
Appréciez de ne pas prendre
un coup d'un autre Bridgerton.
Que s'est-il passé ?
Ne t'en fais plus pour Berbrooke.
C'est terminé.
- Vous lui avez dit ?
- Je devais.
- Tout ira bien, je vous l'assure.
- Vraiment ?
Malgré ce que vous et mon frère pensez,
je peux me défendre seule.
Vous n'aviez pas le droit.
- Je voulais aider.
- C'est raté.
Vous n'avez que sous-estimé
les droits de Nigel.
En outre, les gens nous regardent.
Gardez-vous de m'assurer quoi que ce soit.
Quelle merveilleuse soirée, Votre Grâce.
N'est-ce pas ?
Cette jeune femme
est aussi rare qu'un trésor peut l'être.
Essayez de ne pas tout gâcher.
Merci.
- Je vais prendre l'air ce soir.
- Votre Grâce.
Ce n'est que moi.
Vous me suivez ?
Je croyais cette affaire réglée.
Elle l'était,
jusqu'à ce que vous veniez tout gâcher.
Je vous implore de reparler au vicomte.
Hier soir a été une erreur,
un manque de jugement ponctuel.
Vous comprenez ?
Il n'y a et n'y aura jamais
la moindre compréhension entre nous.
Rentrez.
Mais vous n'avez pas besoin d'elle.
Vous êtes un duc.
Vous avez déjà l'argent,
les relations et le rang.
J'ai besoin d'elle.
Pourquoi ne pas me laisser l'avoir ?
C'est à miss Bridgerton de décider.
Quand j'achète un cheval,
je ne négocie pas avec lui.
Si vous me suivez…
Pourquoi n'avez-vous pas demandé sa main
si vous l'aimez, et qu'elle est éprise ?
Pourquoi ne pas l'avoir demandée ?
À moins que vous ne l'ayez possédée.
Si c'est le cas, dites-le-moi.
Car si j'avais su qu'elle était légère
et corrompue, déflorée…
Arrêtez de parler.
Vous ne questionnerez plus jamais
son honneur irréprochable.
D'accord.
Très bien.
C'est tout ce que j'espérais entendre.
Vous ne méritez pas de respirer
le même air qu'elle. Rentrez chez vous.
Vous, si ? J'ai entendu
les histoires sur votre père, Hastings.
Je sais à quel point il voulait un fils,
un héritier,
et combien il a tenté d'en avoir un,
alors que votre mère
ne semblait pouvoir lui en donner.
Si quelqu'un devait fermer les yeux
sur un manque de jugement ponctuel,
ce serait vous.
Tel père, tel fils.
Votre Grâce, permettez-moi d'introduire
lady Danbury et lord Basset.
Eh bien…
Voici une intrusion des plus fâcheuses.
J'ai pensé que vous seriez soulagé
d'apprendre que votre fils se porte bien.
Votre personnel avait l'air surpris.
La raison de votre visite ?
J'ai d'excellentes notes
dans toutes les matières.
Je monte à cheval,
je manie l'épée et je tire.
Extrêmement bien, me dit-on.
J'ai même…
Je…
Vous êtes mon pire échec.
Je vous demande pardon ?
- Naturellement.
- C'est la dernière fois.
Rappelez-vous
qu'il est le prochain duc de Hastings
et qu'il a besoin du peu qu'il reste
de paternel dans votre cœur glacial.
Bien sûr, quant à vous,
rappelez-vous de votre place,
qui est hors de ma vue,
avec votre infect clapet fermé.
Je vous ai écrit de nombreuses fois
pour vous dire que je n'étais…
pas mort.
Avez-vous reçu mes lettres ?
Vivre en sachant que vous serez un jour
l'héritier des Hastings est un supplice,
mais être témoin de votre médiocrité
est une trop grande insulte.
Vous êtes aussi inutile
que votre mère s'est avérée l'être,
donc j'aurai recours au même traitement
avec vous qu'avec elle,
oubliez
que vous avez un jour sali ces couloirs.
Votre auteure a souvent considéré le cœur
comme le plus curieux des instruments,
ignorant la raison ou le rang.
Pour quelle raison saugrenue
miss Bridgerton
entretient-elle la cour d'un simple baron
alors qu'elle semble
s'être assuré un duc ?
Un esprit de débutante
serait-il le seul problème ?
C'est ma propre recette.
- Le duc devrait trouver cela séduisant.
- Peu importe ce qu'il pense, Rose.
- Il est galant, non ? Un goût raffiné…
- Assez !
Le rouge ne vous plaît pas ?
Non.
Il est parfait.
J'en veux un peu plus.
Sachez, cher lecteur,
que si ce comportement curieux
présage un nouveau scandale,
je serai celle qui le découvrira,
car il n'y a rien de tel
qu'une sortie dans la nature
pour se ragaillardir
et délier les langues.
Elle courtiserait cet empoté de Berbrooke.
Ils sont plutôt assortis.
- Puis-je aller jouer avec Éloïse ?
- Une lady ne joue pas.
Pardon. Puis-je aller me promener
en quête de prétendants ?
Très bien.
Qu'avez-vous appris
de votre servante enceinte ?
- Alors ? Comment c'est arrivé ?
- C'était de l'amour.
De l'amour ? Cela n'a pas de sens.
Non, certainement pas.
Regardez ma mère, trois enfants.
L'amour n'a rien à voir là-dedans !
Quoi d'autre ? Elle n'avait pas peur ?
Plus triste qu'effrayée.
Mais elle aura peut-être droit
à une fin heureuse.
Elle veut fuir le pays
pour épouser son amour.
Raison de plus pour être effrayée.
Une fois mariée, sa vie sera finie.
C'est loin d'être une évasion. La pauvre !
J'ignorais tout
de la tentative de Berbrooke.
Je t'aurais aidée.
Tu aurais dû me le dire.
Tu m'aurais crue ?
As-tu changé d'avis sur lui,
car un homme t'a dit la vérité ?
Tu m'estimes si peu ?
Après que je t'ai informé de mes souhaits,
et que tu les as ignorés, oui, c'est vrai.
- Vous êtes en retard.
- Mes excuses.
Rejoint-on votre famille ?
Certainement pas.
Nous devons dépasser
le groupe d'hommes qui jouent là-bas.
Qu'est-il arrivé à votre main ?
La boxe.
Une absurdité que les hommes
croient divertissante.
- Boutonnez ma manchette.
- Je vous demande pardon ?
Inutile de vous inquiéter. Berbrooke est…
N'avez-vous pas lu
ce qu'a écrit Whistledown ?
Même s'il est hors d'état de nuire,
notre ruse n'est pas finie.
J'ai toujours besoin d'un mari.
Je suis flatté, mais je dois décliner.
Je sais. Le mariage n'est pas pour vous.
Mais pensez-vous que les femmes
voudraient d'un mari tel que vous ?
Si j'étais forcé d'épouser une femme,
vous seriez la moins rebutante.
- Était-ce un compliment ?
- Oui.
Mais peu importe, vous voulez
un mariage d'amour, n'est-ce pas ?
Bien sûr.
Ils regardent encore ?
Bridgerton !
Qu'avez-vous fait ?
J'apporte de bonnes nouvelles.
J'ai pris les choses en main
et cherché une licence spéciale
pour notre mariage.
- Il n'y en aura pas.
- Je vous l'ai dit. L'accord ne vaut plus.
Vous avez l'air souffrant.
Poursuivons cette conversation en privé.
C'est inutile.
Mais je parle peut-être enfin
au vrai chef de famille,
car si c'était vous, vous auriez enseigné
à votre sœur de se garder
d'encourager certaines attentions,
étant seule avec moi au Vauxhall.
Bien sûr, la simple rumeur
d'un tel scandale pourrait anéantir
jusqu'aux plus influentes des familles.
Que ferait quelqu'un
comme lady Whistledown
d'une information si inconvenante ?
- C'est une menace ?
- Pas du tout.
Car dans trois jours, je vais me marier.
J'ai le diamant de la saison.
Ce que la société a de mieux à offrir.
J'ai une Bridgerton.
Et je la sauverai,
ainsi que toute votre famille,
de la ruine
dont vous n'avez pas su la protéger.
J'attends avec impatience
l'union de nos grandes familles.
Bridgerton. Hastings.
Je dois le défier sur-le-champ.
Anthony !
J'ai été entraîné. Je connais les règles.
Un duel est hors de question.
Est-ce clair ?
Je me fiche de la qualité
de vos entraînements.
C'est illégal et horrifique.
Les gentlemen n'ont pas le choix.
Quand une jeune femme, une sœur,
est soupçonnée d'être déshonorée,
les conséquences sont mortelles !
Ce n'est pas une solution.
Si lord Berbrooke
décidait d'exécuter sa menace
avant que vous ne l'ayez tué,
que se passerait-il ?
Il pourrait décider d'ouvrir
sa minuscule bouche à tout moment,
et je serais ruinée.
Nous le serions tous.
Je dois épouser Nigel Berbrooke.
C'est la seule possibilité.
Rose, pourriez-vous nous laisser ?
Je vous ai appris à croire
que le mariage était le meilleur
que la vie avait à offrir,
et c'est encore vrai.
Mais le mariage
n'offre pas simplement un partenaire.
Vous aurez du confort,
une maison à entretenir,
et surtout, des enfants.
Vous vous dédierez
à élever votre famille,
et vous en retirerez beaucoup de joie.
J'en suis certaine.
Vous et papa…
Vous étiez si beaux, maman.
Voilà ce que je voulais.
C'est tout ce que j'espérais trouver.
Tout comme moi.
Éloïse Bridgerton.
Vas-y. Réprimande-moi.
Tu m'en donnes une ?
Imagine que je désire autre chose.
- Comment ça ?
- Autre chose.
Je regarde Daphné
se préparer pour les bals,
avec toutes ces robes, ces prétendants,
et je suis épuisée.
Imagine que je veuille une autre vie,
que je sois persuadée
d'être capable de plus,
même si je n'ai droit à rien d'autre.
Alors, je dirais...
que tu n'es pas la seule.
Toujours sur la piste
avec miss Bridgerton ?
Comment va-t-elle ?
- Elle va se marier.
- Tu es libre alors.
Un autre.
Votre Majesté.
Qu'en pensez-vous ?
De la musique ?
Je la trouve magnifique.
Est-ce Mozart ?
J'ai connu M. Mozart
quand il n'avait pas dix ans.
Le garçon m'avait accompagnée
sur une aria, et j'avais déclaré
qu'il devait devenir
l'un des grands compositeurs d'Europe.
Et vous aviez raison.
Je me trompe rarement sur ces choses-là.
Savez-vous pourquoi ?
Car lorsque j'octroie mes faveurs
à quelqu'un, j'attends des résultats.
- S'agirait-il de…
- Brimsley !
Du tabac à priser frais.
C'est un affreux potinier.
Si nous parlions librement en sa présence,
l'Angleterre connaîtrait vite
toutes nos affaires.
Je vois.
Je suppose, en effet.
J'augurais un grand avenir à votre fille
de son entrée dans la société,
un avenir avec un duc, peut-être.
Un tel couple,
serait des plus charmants, en effet.
Comme je le disais,
le succès n'a pas seulement profité
au jeune maestro.
La famille Mozart
aurait sans doute souffert
si leur garçon était resté à Salzbourg.
Vous ne croyez pas ?
Si, bien sûr.
Qu'allons-nous faire ?
Nous inviterons lady Berbrooke
à prendre le thé sans tarder.
Nigel est mon seul et unique enfant.
Un garçon exceptionnel.
Je dis souvent que Dieu ne m'a pas bénie
avec un autre enfant,
car la perfection avait déjà été atteinte.
Mon Dieu.
Toutes les ladies ne sont pas si bénies.
Miss Bridgerton,
laissez-moi vous regarder.
Vous vous portez bien.
Même si vos traits sont un peu tirés.
- La soirée a été très longue.
- L'excitation, je suppose.
Vous devez faire plus d'efforts.
Mon Nigel est très exigeant.
Il a refusé beaucoup
de plus jolies débutantes en disant :
"Mère, j'accorde plus de valeur
au talent qu'à la beauté."
Rendez-vous compte.
Votre maîtresse
engloutit vite les biscuits.
Ne vous en faites pas, Rose.
Je m'en occupe.
Les gouvernantes…
Elles se croient indispensables,
alors que les femmes de chambre
font tout le travail.
- J'en ai une comme elle.
- Mais vous avez de la chance.
Une maison qui ne compte
que lady Berbrooke et le jeune lord
peut-elle être pénible ?
Vous n'avez pas idée.
Vous n'avez rien avalé
pendant le thé, ma chère !
Une jeune lady doit être bien nourrie
pour être fertile.
Les harengs fumés chaque matin
ont fait des merveilles
quand j'ai conçu mon Nigel.
- Qu'avez-vous trouvé ?
- Que se passe-t-il ?
Pensais-tu que j'inviterais cette femme
sans penser à toi ?
Les servantes entendent tout,
nous le savons tous.
Et j'en ai entendu.
Lord Berbrooke a un garçon
de l'une de ses servantes
qu'il a refusé d'entretenir et envoyé
vivre dans la pauvreté avec sa mère.
Un homme ignoble.
Assez ignoble pour qu'on s'en débarrasse.
Il ne fera que nier.
Et qui croira des femmes
plutôt qu'un homme ?
Peut-être personne.
Sauf si lady Whistledown le croit.
Donc, on fera ce que font les femmes.
On parlera.
Il l'a épousée pour une seule raison :
parce que son père a dilapidé l'argent
pour des combines en Amérique.
Oh, mon Dieu. N'est-ce pas l'histoire
la plus choquante de la saison ?
Peut-être pas.
Tous les barons ont un bâtard.
Un bâtard qu'il a renié
avant que la demoiselle n'accouche ?
Dieu du Ciel.
Nous devons le dire à Jennie et Mary.
Votre auteure a constaté
un certain émoi
suite à une rumeur des plus sordides.
On dit
qu'il ne faut pas se fier aux apparences.
Mais dans le cas
de l'empoté baron Berbrooke,
il semblerait
que son attitude déplaisante aille de pair
avec la situation dans sa maison.
Je ne serais pas surprise
que lord Berbrooke soit appelé
à l'étranger pour de supposées affaires,
qui, peut-être,
impliqueraient d'envoyer
des fonds très en retard
à une ancienne servante
et un jeune garçon,
qui, espérons-le, tient de sa mère.
Il paraît que Berbrooke a quitté la ville.
Cette solution à notre problème
n'est sûrement pas arrivée par hasard.
Je réglerai les choses
différemment à l'avenir.
Ou peut-être pas du tout.
La société a dicté
votre rôle dans cette famille,
mais je suis plus que capable
de guider les débuts de Daphné.
C'est pour elle.
Des tulipes.
Le symbole de la passion.
Ce sera de bon ton, une fois
sa décision prise d'épouser le duc.
Votre épouse voudrait peut-être le même.
Bonne nuit, mère.
Votre maîtresse ne compte pas
m'enfermer ici pour toujours, j'espère.
Je crains que vous ne puissiez
vous en prendre qu'à vous-même.
Éloïse.
Tu veux quelque chose ?
Non.
Si.
Je suis ravie que cette affaire
avec Nigel Berbrooke soit terminée.
Merci.
On entend des histoires
sur des arrangements épouvantables,
des fins désespérées, et…
C'est terrifiant.
- Tu ne dois pas t'inquiéter…
- Tu n'as pas peur ?
Du mariage ? Des enfants ?
Je trouve les enfants délicieux.
Bien que tu me prouves le contraire.
Tu n'as pas pu oublier
ce qui est arrivé à maman.
Les cris ce soir-là.
Tu chantais pour tenter de les dissimuler,
mais sa voix
faisait trembler les fenêtres.
Je les entends encore dans mes rêves.
Elle a failli mourir
quelques mois après papa.
Bien sûr que je m'en souviens.
Bien sûr.
J'ai peur.
Je serais idiote à ce stade
de ne pas être terrifiée.
Ton souvenir est juste,
maman avait eu une nuit périlleuse.
Mais à l'aube,
le monde accueillait Hyacinth,
et nous en sommes tous plus riches.
Oui, Éloïse, il y a peut-être
des virages plus sombres dans ces bois
que ce qu'on nous avait décrit.
Mais il y a de la lumière au bout.
Et je sais, qu'un jour,
on la trouvera toutes les deux.
Cela doit être éprouvant.
Quoi ?
Feindre d'éprouver
tous ces sentiments en permanence.
Bonsoir.
Vous n'auriez pas dû vous emporter
avec lord Berbrooke.
Sachez une chose sur moi.
Je ne tolérerai aucun maître-chanteur.
Et sachez une chose sur moi, Votre Grâce.
Je ne souffrirai aucun échec.
De notre ruse ?
C'est plus qu'une ruse maintenant.
Plus qu'une négociation.
Il ne s'agit pas
de trouver le meilleur parti
pour impressionner lady Whistledown,
la reine, ou un membre de la société.
Il s'agit d'une vie, Votre Grâce, ma vie.
Je dois enfin m'en charger.
Je ne peux pas faire autrement.
Donc, je ne souffrirai aucun échec.
Si cela ne vous convient pas,
dites-le-moi.
- Entendu, à une condition.
- Vous ne comprenez pas…
Appelez-moi Simon.
Pour être crédibles, nous ne devons
ressembler à aucun autre couple,
alors appelez-moi par mon nom.
Très bien,
Simon.
Mon nom serait-il drôle ?
Non.
Il est parfait.
Parfait ? Très bien, Daphné.
Je souhaite trouver un mari,
pour avoir une famille, des enfants.
Alors, trouvons-vous un mari.
Me feriez-vous l'honneur ?
Bien sûr.
Vous formez un couple captivant,
Votre Grâce.
Qu'est-ce qui vous dérange ?
Rien du tout, lady Danbury.
Mon fils, vous êtes revenu
prendre la place qui vous revient.
Mon cœur lâche,
mais je vous assure
qu'il est gonflé de fierté,
en voyant le duc que vous êtes devenu.
La grande lignée des Hastings perdurera.
Écoutez-moi attentivement,
car je ne suis revenu que pour une chose,
vous faire un serment,
le seul que je ferai de ma vie.
Je ne me marierai jamais.
Je n'engendrerai jamais d'héritier.
La lignée des Hastings
s'éteindra avec moi.
Mes mots sont-ils assez clairs, père ?
Parlez,
ignoble monstre.
Parlez !
Sous-titres : Géraldine Quinn
por__DEFAULT.vtt
por__DEFAULT.vtt
UMA SÉRIE ORIGINAL NETFLIX
Respire, Vossa Graça.
- Força!
- Respire!
Sim!
Vossa Graça, preciso que faça força.
Ótimo. Muito bem. Isso mesmo.
Tem de respirar, Vossa Graça.
Alguém tem de me dizer algo!
- Saia da frente.
- O que faz aqui, Sra. Danbury?
- Vou entrar, Vossa Graça.
- Não é lugar para uma senhora.
Alguém tem de estar com ela.
Se não for o marido, então…
Força!
Tenho de saber se terei, enfim, um filho.
Fórceps.
- Já vejo a cabeça. Força!
- Força!
- Diga-me!
- Diga-lhe!
- Respire.
- Sim?
- Força.
- Sim, Vossa Graça. Força!
O que é?
É um rapaz, Vossa Graça.
Tenho um filho!
Sarah!
Finalmente, dei-lhe um filho.
Sarah.
Doutor!
Há demasiado sangue.
Sarah…
Um filho perfeito.
Simon Arthur Henry Fitzranulph Basset,
o próximo Duque de Hastings!
Vossa Graça.
Deseja que preparemos o quarto da duquesa?
Não. Não será necessário.
Haverá sempre duas palavras
que vêm à cabeça desta autora
na manhã após qualquer boa festa,
"choque" e "prazer".
Bem, caro leitor, os relatos escandalosos
da soirée de ontem em Vauxhall
são chocantes e, de facto, um prazer.
Chegou, Vossa Majestade!
Já!
Emergindo das cinzas da irrelevância,
qual fénix renascida,
está uma certa Mna. Daphne Bridgerton.
A ilustre debutante foi vista a dançar
não uma vez, mas duas vezes
com o melhor partido da temporada,
um libertino difícil de conquistar,
o Duque de Hastings.
Aonde vai tão cedo, Vossa Graça?
Dar um passeio.
Ele está a sorrir.
O duque raramente sorri.
A Daphne tem
um excelente sentido de humor.
Precisará dele.
A vida de duquesa será muito exigente,
ser anfitriã de bailes,
cumprimentar dignitários estrangeiros.
A Daphne não estará apenas na sociedade.
Ela liderá-la-á.
Preparei-a muito bem, Sra. Danbury.
- Oito bailes.
- Não.
Oito bailes.
Quer que o nosso plano
tenha sucesso, correto?
O objetivo deste acordo é impedir que
as mães casamenteiras da alta sociedade
me lancem diretamente para a boca do lobo.
O objetivo deste acordo é garantir
que me caso na minha primeira temporada.
Conceder-lhe-ei quatro.
- Seis bailes.
- Cinco.
Seis. E tem de enviar flores.
Hoje.
Das caras!
Se me estivesse a cortejar,
compraria todas as floristas.
Se estivesse mesmo a cortejá-la,
não precisaria de flores,
apenas de cinco minutos a sós consigo
na sala de estar.
Não quis dizer…
- Seis bailes, Vossa Graça.
- Muito bem.
Mas vou pensar nas flores.
E não se esqueça,
ninguém pode saber
do nosso pequeno acordo.
Nem sobre o que aconteceu ontem à noite
com o Lorde Berbrooke.
É verdade! Como está a sua mão?
Não fez nada de mal.
Apenas sei que o mero rumor
sobre ter estado sozinha com um homem,
quanto mais ter-lhe dado um soco,
arruinar-me-á.
Não tenho interesse
em causar um escândalo, Mna. Bridgerton.
Imagino que seja
uma qualidade natural sua.
Claro que não sei. Como poderia saber?
Porque não lhe posso perguntar,
não sei como aconteceu.
É perturbador!
De que estão a falar?
A Penelope está a pensar na Mna. Thompson.
O que tem a Mna. Thompson?
- A Penelope tem perguntas.
- Se não se calar…
Sobre a condição da Mna. Thompson.
- Desculpe?
- Elas sabem, minha senhora.
Como aconteceu, mamã? Vai haver um bebé?
Já chega.
Meu senhor, ouviu isto? O que vamos fazer?
Não há necessidade
de entrar em histerismo.
Porque deve manter-se afastada?
Porque o estado dela é contagioso.
Então, a Daphne pode estar apaixonada.
Ela acha que é um feito?
O que conseguiu ela?
Ela não o construiu nem o cozeu.
Ele simplesmente apareceu.
Agora, ele anda por aí.
Deve gostar da cara dela.
Talvez do cabelo.
Ter uma cara bonita
e um cabelo bonito não é um feito.
Sabe o que é um feito?
Frequentar a universidade.
Se eu fosse um homem, podia fazê-lo.
Ao invés, terei de ver
o orgulho da querida mamã,
porque um homem quer admirar
o rosto e o cabelo da minha irmã
e enchê-la de bebés!
Penelope, não está a ouvir
nada do que digo.
Sei de alguém… que está de esperanças.
É a sua mãe? Não tem idade avançada?
O seu pai ainda deve querer um rapaz.
Não é a minha mãe. É uma serviçal.
- Qual das vossas serviçais é casada?
- Ela não é casada.
Como ficou de esperanças se não é casada?
Não sei, mas vou descobrir.
Tem de descobrir.
Para termos a certeza
de que nunca nos acontecerá.
Temos conquistas pela frente.
Duas danças? Com um duque?
Ficou muito impressionado com a sua irmã.
Todos na festa ficaram.
Todos os olhos estavam postos na Daphne.
- Pelo menos, saboreie uma torrada.
- Não tenho fome, mamã.
Não estariam apenas de olho
num rasgão no vestido dela?
Ou num deslize a dançar?
Daphne, podemos contar
com o duque no baile Crawford?
- Acho que é uma boa possibilidade.
- E o Ramsbury, sexta-feira?
- E o grande piquenique?
- Veremos, mamã.
É terrível que a Fran esteja a praticar
fortepiano com a tia toda a temporada
e perca o noivado da Daphne com o duque.
- A Francesca já partiu para Bath?
Como fica uma senhora de esperanças?
- Que pergunta!
- Pensei que era preciso ser-se casada.
- De que está a falar?
- Parece que nem é um requisito.
Eloise, basta.
Daphne, estava a tocar tão bem.
Por favor, continue.
- Vocês devem saber.
- Não olhe para mim.
Alguma vez visitou uma quinta?
Espero que não encorajem
assuntos de conversa impróprios.
De todo, mãe.
Na verdade, íamos…
… tirar os paus.
- Colin Bridgerton!
- Um joguinho de esgrima.
- Menina? O Humboldt vem aí.
- O Humboldt vem aí?
- Humboldt?
- Porque vem o Humboldt?
Chegou alguém, Humboldt?
Pretendentes para a Mna. Daphne.
Mas o duque.
Já tem um pretendente, querida.
Bem, parece que agora tenho mais.
O que se passa?
Deixem passar!
Quando disse que me ia apresentar…
Saia da frente!
… esperava ser o único presente!
Usei os corsários de cetim para a ocasião!
Saia já da minha frente!
Meu Deus!
Falarei com o meu futuro…
- Lorde Berbrooke, tem de sair.
- Não queria tratar disto rapidamente?
- Deu-me a sua palavra.
- Cumpri-la-ei.
Foi o único que lhe pediu a mão
e o que terei em conta.
Isto não passa de uma terrível confusão.
Por agora, tem de ir com todos os outros.
- Gostaria de saber o que se passa.
- Também eu.
Comecemos pela sua interrupção
de uma manhã tão primorosa.
Porque ela já está prometida.
O duque já pediu a sua mão?
Não estou noiva, mãe.
Alguém me pediu em casamento? Não.
Pedi alguém em casamento? Não creio.
- Não seja desrespeitosa, irmã.
- Desrespeitosa?
Não imagino um desrespeito maior
do que prometer-me a Nigel Berbrooke.
- Anthony, diga-me que não o fez.
- Ele é uma ótima escolha.
- Prometeu a sua irmã a esse homem?
- Pelos vistos, não o fez bem.
- O quê?
Não interessa.
Agora, tenho muitas opções. Não preciso…
Tem pretendentes.
Não tem o que importa, pedidos.
Exceto, claro, do Lorde Berbrooke.
O que aconteceu ao olho dele?
É absolutamente grotesco.
A Daphne encantou um duque.
Deve saber que isso muda tudo.
Esta rebelião tem que ver com o Hastings?
Estão a cortejar.
Dançaram algumas vezes num baile.
O Colin fez o mesmo com a Penelope.
Não significa…
Passearam esta manhã
e mandou flores para nós as duas.
Das caras!
O duque não é um pretendente sério.
Ele nunca se casará.
Conheço-o desde tenra idade.
Não é rabularia
nem negação nem imaturidade.
É o que parece.
Não me casarei com o Nigel Berbrooke.
Agi no seu melhor interesse, irmã.
Um dia, entenderá e ficará grata por isso.
O contrato com Berbrooke será redigido
e casará com ele.
- Mamã…
- Não se preocupe, querida.
Quando Berbrooke testemunhar a seriedade
das intenções do duque, terá de recuar.
Não respeita a escolha de uma mulher,
mas certamente respeitará a de um homem.
Bem, se o duque não for… sério,
terei outros.
Daphne, vi a forma
como se olharam ontem à noite
e esta manhã.
Não há outros. Só há o duque.
Dançou mesmo com a Bridgerton? Duas vezes?
Relembre-me porque foi a primeira pessoa
que decidi reencontrar
quando regressei à cidade?
Admita, amigo. Teve saudades minhas.
- Posso dar-vos uma palavrinha?
- Quantas quiser, Bridgerton.
Vem cá abaixo ou tenho de subir?
O seu queixo já massacrou bastante
os meus punhos por hoje, Sua Senhoria.
Bem? O que parece ser tão urgente?
O que lhe passou pela cabeça
ontem à noite e esta manhã?
- Ouvi dizer…
- Tem de ser mais preciso.
- Tenho muito em mente.
- Anda a cortejar a minha irmã?
- Não devia cortejar a sua irmã?
- Não.
Consigo pensar em dezenas de razões,
a começar por: "É minha irmã!"
E a terminar com: "Ela já está prometida."
Talvez volte a insistir:
"Ela é minha irmã!"
Não sabia de um noivado.
Os banhos foram lidos?
Garanto-lhe
que os preparativos estão em curso.
Tratei de tudo com o Nigel Berbrooke,
tendo-lhe dado a minha palavra.
Foi direto ao assunto.
O seu problema é que Berbrooke
é indigno da Mna. Bridgerton.
É perfeitamente decente.
Nunca é visto a entrar
e a sair de bordéis.
Até sei onde ele esteve
nos últimos anos, aqui em Londres.
Ao contrário de um antro de jogo,
bairro de lata
ou seja lá por onde andou a passarinhar,
fosse qual fosse o motivo.
O Nigel Berbrooke não é um santo.
O duque é e sempre foi um bom amigo,
o melhor, mas trata-se da minha irmã.
Pense em tudo o que partilhámos
enquanto amigos.
Não é, de todo,
a minha intenção ofendê-lo,
mas decerto deve compreender
que a família está acima de tudo.
Porque não diz nada?
Tem quatro anos. Deveria conseguir falar.
Ele está muito avançado na escrita,
mais do que qualquer criança que ensinei.
Teria de ser o maldito Shakespeare
com a escrita, se não consegue falar.
Deixe-nos ouvir, rapaz.
Diga uma palavra, um grunhido.
- Fale!
- Está a assustá-lo.
Se é isso que é preciso,
arrancar-lhe-ei um som.
Não.
O que disse?
Não.
O que está ele a fazer?
- Ele é um imbecil.
- Vossa Graça…
É um idiota!
Meu Deus.
Sabe como a nossa situação
é precária, rapaz?
Esta linhagem foi-nos concedida.
Foi declarada pela própria monarquia.
Mas só continuará a ser nossa
enquanto formos extraordinários.
O nome Hastings não pode cair
nas mãos trémulas de um idiota!
Tirem-no da minha vista.
Este rapaz morreu para mim.
Encontrei-lhe uns doces.
Pensei que gostaria deles
enquanto todos vão ao baile.
Pode entrar.
Tenho a certeza de que podemos partilhar.
Ouvi dizer que decidiram
não a mandar para o seu pai.
Atrevo-me a dizer que estou aliviada.
Nem quero imaginar como ele vai reagir…
À sua condição?
Marina… posso perguntar?
Como aconteceu?
Bolo.
Bolo?
O nosso vigário em Somerset
era dado a sermões de largas horas.
Três, quatro, às vezes, cinco horas.
Quase desmaiava de fome e cansaço.
Até um domingo, quando pensei que teria
de me arrastar para debaixo do banco,
o mais velho dos Crane, o George…
O Senhor George Crane roubou-me
uma trouxa de bolo e biscoitos.
Se o vigário descobrisse,
ele estaria em apuros.
Algum tempo depois, as trouxas
passaram a incluir pequenos bilhetes.
Passámos meses a trocar pequenas cartas.
Nunca ansiei tanto ir à igreja.
- E onde está o Senhor George agora?
- Em Espanha.
Ele foi lutar com o Wellington,
mas continuou a escrever.
Vê?
Então, a sua condição
foi provocada pelo…
Amor.
Foi amor, Penelope.
Vossa Majestade, o médico real
tem um relatório sobre o rei.
Como pode ainda não ter havido uns
esponsais estimulantes nesta temporada?
Terrivelmente aborrecido!
Podia contar-lhe um delicioso rumor
sobre a antiga serviçal.
Não me interessa uma ajudante de cozinha.
Desejo divertir-me, ser cativada.
Será que o médico real quer dizer-me
que o meu marido morreu?
Não creio, Vossa Majestade.
Então, diga-lhe que estou ocupada
e traga-me o carimbo real.
SRA. BRIDGERTON
Serão os rubis ou as pérolas, menina?
As pérolas, claro.
Mãe, talvez os rubis possam chamar
a atenção de mais pretendentes?
Se não devo pôr
todos os meus ovos num cesto,
tenho de recolher mais… ovos.
O duque pôs a sua cabeça a girar.
O Lorde Berbrooke é que tem de girar
para longe.
- Santo Deus! O que foi?
- A Rainha.
- Ela adoeceu?
- O Rei Jorge fez-lhe mal?
- O carimbo real de Sua Majestade.
- Ela escreveu-lhe, minha senhora.
O que diz, mamã?
Fui convidada para um chá privado
com a Rainha daqui a dois dias.
Esqueça as pérolas.
Usará os diamantes da família esta noite.
Custar-lhe-ia muito usar alguma cor,
Vossa Graça?
A temporada de Londres
já é terrivelmente monótona.
O seu guarda-roupa também tem de o ser?
- Disseram-me que estes trajes são moda.
- Não são do meu agrado.
Segure o meu braço,
antes que nos atrasemos.
Então, afinal, não está morto.
Minha senhora,
não esperávamos a sua visita.
Nunca foi a Londres,
não sei nada da sua educação,
nem uma palavra sobre si do seu pai.
No entanto, aqui está, são e salvo.
Levante-se, rapaz, para eu o ver bem.
A sua mãe choraria
se soubesse que a sua grande amiga
não conhecia o filho.
É igualzinho a ela.
E ainda bem.
Senhora Danbury, meu senhor.
Vejo que não aprendeu boas maneiras.
Aprendeu a ler, a escrever,
a montar a cavalo, a esgrimir?
Porque não está na escola?
Não consigo falar.
Quando era uma donzela, há séculos,
temia até o meu próprio reflexo.
Entrei numa sala
e tentei dissolver-me nas sombras.
Mas alguém com a nossa posição
não se pode esconder por muito tempo.
Sabia que um dia teria de enfrentar
a luz do dia e não podia ter medo.
Então, em vez disso,
tornei-me assustadora.
Avivei a minha perspicácia,
o meu guarda-roupa e a minha visão
e tornei-me na criatura mais assustadora
presente em qualquer sala onde entrei.
Venha.
O menino consegue falar.
Compreendi-o muito bem.
E ajudá-lo-ei a ultrapassar
esta sua gaguez.
Mas, em troca, tem de me prometer
que quando enfrentar a luz do dia…
… será digno da atenção que inspira.
Uma dança?
Nesse caso, precisarei de outra pessoa
para me ir buscar um copo de ratafia.
Lorde Bridgerton, faz-me a honra?
Com certeza, Senhora Danbury.
Já não quero só seis bailes.
Terá de concordar com oito.
- E um piquenique.
- Um piquenique?
Receio que tenhamos de intensificar
as chamas da nossa charada.
Por causa do Lorde Berbrooke, suponho?
Já soube.
Temos de o fazer acreditar
que está prestes a fazer uma proposta
para me deixar em paz.
Espero não perder o equilíbrio.
Também espero que não,
pois ficará ao meu lado a noite toda.
Devemos parecer estar a divertir-nos,
por mais difícil que seja.
Sim, é verdade.
Vá dançar com a sua irmã.
- Porquê?
- Porque eu lhe pedi.
Talvez não tenha ficado claro.
Deseja insultar a sua irmã, Bridgerton?
Pelo contrário.
Deseja que ela case
com um sapo repugnante.
Lorde Bridgerton,
perdoe-me a intromissão,
mas, se for preciso,
reiterarei as minhas intenções
em relação à vossa irmã.
Ela é um prémio que há muito cobicei
pela sua beleza, pela sua graça…
Pelo gancho de direita dela?
Tenho de saber se conto com o senhor
para resolver este mal-entendido?
Desejo evitar
qualquer tipo de constrangimento.
É tarde de mais.
São amigos ou sente-se intimidado
pela posição do duque?
Calma, Berbrooke.
Assegurei-lhe que resolveria o assunto,
algo que lembrarei ao duque
que não lhe diz respeito.
Não dita aquilo que me diz respeito,
nem no que toca ao caráter
do Lorde Berbrooke.
Darei o meu melhor
pela sua irmã, Bridgerton.
E talvez ela aprenda a retribuir
o meu afeto com o tempo.
Deixe-se disso, Berbrooke!
Ele não disse como arranjou o olho negro?
- Fui descuidado com uma porta.
- Foi descuidado com a sua honra.
Ele tentou algo,
que me recuso a enobrecer com palavras,
quando a sua irmã lhe deu um soco,
bem merecido.
- Meu senhor, deve saber…
- A ser verdade, a Daphne ter-mo-ia dito.
Será?
Não voltará a falar
com a minha irmã, Berbrooke.
Mas vamos casar!
Será enterrado, se olhar na direção dela.
Fique grato por não levar um soco
de mais um Bridgerton.
O que aconteceu? Irmão?
Não se preocupe com o Berbrooke.
Irmã, terminou.
- Contou-lhe?
- Tinha de dizer algo.
- Tudo ficará bem, garanto-lhe.
- Garante?
Apesar do que a Vossa Graça
e o meu irmão possam pensar,
sou capaz de falar por mim.
Não tinha o direito.
- Estava a tentar ajudar.
- Pois não ajudou.
Só subestimou o direito do Nigel.
Além disso, as pessoas estão a ver.
Não me pode garantir nada.
Uma noite encantadora, Vossa Graça.
Não concorda?
A jovem é um tesouro raro.
Tente não estragar tudo.
Obrigada.
- Acho que vou apanhar ar.
- Vossa Graça.
Sou eu, Vossa Graça.
Está a seguir-me?
Dei o assunto por arrumado.
Estava arrumado até ter estragado tudo.
Imploro-lhe que fale com o visconde.
A noite passada foi um erro, admito,
uma falta temporária de discernimento.
Entende isso, não?
Não há e nunca haverá
qualquer tipo de entendimento entre nós.
Vá para casa.
Mas não precisa dela. É um duque.
Já tem o dinheiro,
os contactos e a posição.
Preciso dela.
Porque não me deixa ficar com esta?
Deveria ser a Mna. Bridgerton a decidir.
Quando compro um cavalo,
não negoceio com ele.
Se continuar a seguir-me…
Porque não lhe pediu a mão
se gosta tanto dela
e ela está apaixonada por Vossa Graça?
Porque não lhe pediu a mão?
A não ser que a tenha possuído.
Se o fez, tem de me dizer.
Soubesse eu
que ela já tinha sido desabrochada,
nunca teria…
- Pare de falar.
Não voltará a questionar
a honra imaculada da senhora.
Sim. Sim, muito bem.
Era tudo o que esperava ouvir.
Não merece respirar
o mesmo ar que ela. Agora, vá para casa.
E Vossa Graça merece?
Ouvi as histórias do seu pai, Hastings.
Sei o quanto ele queria um filho,
um herdeiro,
e sei como se esforçou para arranjar um
quando parecia
que a vossa pobre mãe não o conseguia.
Se alguém devia fazer vista grossa à falta
de discernimento temporária de um homem,
seria o senhor.
Quem sai aos seus, não degenera, não é?
Vossa Graça, posso apresentar
a Sra. Danbury e o Lorde Basset?
Bem, isto é
uma intromissão muito indesejada.
Pensei que Vossa Graça ficaria aliviado
ao saber que o seu filho está são e salvo.
Os seus serviçais pareceram surpreendidos.
Qual é o propósito da vossa visita?
Tenho notas altas
em todos os meus estudos, senhor.
Eu monto, esgrimo e atiro…
… excecionalmente bem, dizem-me.
Eu até…
Eu…
O menino é o meu pior fracasso.
Peço desculpa?
De certeza que sim.
Não voltará a acontecer.
Poderei recordá-lo de que este rapaz
será o próximo Duque de Hastings
e que necessita de quaisquer reservas
de natureza paternal
que residam no seu coração frígido?
Pode, desde que a possa recordar
do seu lugar,
que é fora da minha vista
e com a sua boca ordinária fechada.
Escrevi-lhe muitas vezes
para dizer que eu não…
… estou morto.
Recebeu as minhas cartas?
É uma mágoa suficientemente grande viver
sabendo que um dia herdará Hastings,
mas testemunhar a sua dificuldade
é um insulto tremendo.
É tão inútil como a sua mãe provou ser.
Então, seguirei a mesma resolução
com o menino que segui com ela,
esquecer-me de que alguma vez
conspurcou estes corredores.
DUQUE DE HASTINGS
Esta autora sempre considerou o coração
um instrumento do mais curioso que há,
não dando ouvidos à razão nem à posição.
Pois que explicação
poderia ter a Mna. Bridgerton
para entreter um mero barão pretendente
quando parece ter conseguido um duque?
Poderá a mente da debutante
não ser a única coisa errada?
A receita é minha, menina.
De certeza que o duque ficará encantado.
Não importa o que o duque pensa, Rose.
Ele é galante, não é?
Com gosto refinado…
Pare.
O rouge não é do seu agrado?
Não.
É perfeito.
Gostaria de pôr mais.
Que se saiba, caro leitor,
que se este comportamento bizarro
prediz outro escândalo,
tenha a certeza de que eu o descobrirei,
pois não há nada
como uma visita à natureza
para animar os espíritos
e soltar a língua.
Dizem que pode estar a cortejar
o idiota Berbrooke.
Acho que é um bom par para ela.
- Mamã, posso ir brincar com a Eloise?
- Uma senhora não brinca, Penelope.
Perdoe-me. Posso ir à procura
de pretendentes com a Eloise?
Muito bem.
O que aprendeu com a sua serviçal,
que está de esperanças?
- O que aconteceu? Como?
- Ela disse que foi o amor.
Amor? Isso não é lógico.
Não, sem dúvida que não.
Veja a minha mãe, três filhos.
Alguém supôs
que isso estaria relacionado com amor?
Que mais disse ela? Não estava assustada?
Mais triste do que assustada.
Mas suponho que possa haver
a hipótese de ela ter um final feliz.
Ela quer fugir para o campo,
onde casará com o seu amor.
Então, ela tem ainda mais razões
para ter medo.
Quando se casar, a vida dela acaba.
Não é grande escapatória, Penelope.
Aquela pobre serviçal!
Não sabia o que Berbrooke havia tentado.
Tê-la-ia ajudado. Devia ter-me dito.
Teria acreditado em mim?
Ou só mudou de ideias sobre o Berbrooke
porque outro homem vos disse a verdade?
Tem-me mesmo em tão pouca estima?
Depois de lhe dar a conhecer
os meus desejos e os ter ignorado,
sim, irmão, tenho.
- Está atrasado.
- Peço desculpa.
Devemos juntar-nos à sua família?
Claro que não.
Temos de passar pelo grupo de homens
que está a jogar ali à frente.
O que aconteceu à sua mão?
Boxe.
É um absurdo
que os homens o considerem entretenimento.
- O meu punho, abotoe-o.
- Peço desculpa?
Não precisa de estar preocupada.
O Berbrooke está…
Não ouviu
o que Whistledown escreve sobre mim?
Não. Mesmo que acredite
que tratámos do Lorde Berbrooke,
o nosso estratagema ainda não acabou.
Preciso de um marido.
Embora me sinta lisonjeado,
devo rejeitar a proposta.
Sim, eu sei. Não é do tipo que se casa.
Já pensou que não é do tipo
com quem as mulheres querem casar?
Se fosse forçado a casar,
seria a opção menos desagradável.
- Isso é um elogio?
- Sim.
Mas não importa,
pois deseja casar por amor. Não?
Claro que sim.
Ainda estão a olhar?
Bridgerton!
O que fez?
Trago notícias alegres, Bridgertons.
Resolvi tudo pessoalmente
e pedi uma licença especial
para o casamento com a Mna. Bridgerton.
- Não vai haver casamento.
- Eu disse-lhe. O acordo foi cancelado.
Lorde Berbrooke, parece estar a sofrer.
Continuamos a conversa
num local mais privado?
Não preciso de mais conversas.
Talvez esteja finalmente a falar
com o verdadeiro chefe de Bridgerton.
Se fosse o senhor,
imagino que teria instruído
a vossa irmã a ter cuidado,
ao invés de encorajar certas atenções
ao caminhar comigo por Vauxhall.
Claro que o mero rumor de tal escândalo
pode causar o caos
até nas famílias mais influentes.
O que faria alguém como a Sra. Whistledown
com tamanha informação indecorosa?
- Isso é uma ameaça?
- Não é.
Porque daqui a três dias, casarei.
Tenho o diamante da temporada. O melhor
que a fina sociedade tem para oferecer.
Tenho uma Bridgerton.
E eu salvá-la-ei,
bem como a toda a família
da ruína de que não os pôde proteger.
Estou ansioso pela união
das nossas grandes famílias.
Bridgerton. Hastings.
Apresentarei o meu desafio
ao Lorde Berbrooke.
Garanto-lhe que sou instruído no assunto.
Sei as regras a seguir.
Não travará um duelo
com o Lorde Berbrooke. Percebe?
Não me interessa
que tipo de instrução pensa ter.
É ilegal, além de absolutamente horrível.
Os cavalheiros não têm outra escolha, mãe.
Quando uma jovem, sobretudo, uma irmã
é desonrada por rumores,
as consequências deverão ser fatais!
Não é solução.
Se o Lorde Berbrooke
decidir cumprir a ameaça
antes de o matar, irmão, o que acontece?
Ele pode decidir abrir
a sua boca minúscula a qualquer momento
e eu ficarei arruinada…
… como todos nós.
Devo casar-me com o Nigel Berbrooke.
É a única opção.
Rose, pode deixar-nos a sós?
Ensinei-a a acreditar
que o casamento é o melhor
que a vida tem para oferecer.
Isso continua a ser verdade.
Mas o casamento não proporciona
apenas um parceiro.
Terão conforto, uma casa para cuidar
e, mais importante, crianças.
Empenhe-se em criar a sua família
e encontrará muita alegria.
Tenho a certeza.
A mamã e o papá…
Eram tão lindos, mamã.
Era isso que queria.
Era tudo o que esperava encontrar um dia.
Assim como eu.
Eloise Bridgerton.
Vá, então. Castigue-me.
Tem um para mim?
Suponha que desejo algo diferente.
- Como assim?
- Apenas diferente.
Vejo a Daphne a preparar-se
para estes bailes
com todos aqueles vestidos
e os imensos pretendentes
e estou exausta. Suponha que quero
uma vida diferente, Benedict,
que acredito verdadeiramente
de que sou capaz de algo mais,
mesmo quando não me é permitido
ter mais nada.
Então, diria…
… que não é a única.
Ainda nas danças com a Mna. Bridgerton?
Como está ela?
Vai casar-se.
Está livre para fazer o que quiser.
Mais uma.
Vossa Majestade.
O que acha?
Da música?
Acho-a absolutamente linda.
É Mozart?
Conheci o Sr. Mozart
ainda ele não tinha dez anos.
O rapaz acompanhou-me enquanto cantava
uma ária e declarei sem mais demora
que se tornaria
num dos melhores compositores da Europa.
Certamente, tinha razão.
Raramente me engano sobre esses assuntos.
Sabe porquê?
Porque quando escolho
conceder a alguém o meu favor,
espero que o façam valer.
- Vossa Majestade, isto é…
- Brimsley!
Rapé fresco.
Aquele é um coscuvilheiro terrível.
Se falássemos livremente na presença dele,
em breve, toda a Inglaterra
estaria a par dos nossos assuntos.
Estou a ver.
Suponho que veja.
Esperava um grande futuro para a sua filha
quando entrasse para a sociedade,
talvez um futuro com alguém como um duque.
Um par como aquele…
Bem… seria deveras encantador.
Como estava a dizer,
o brilho do sucesso
beneficiou não só o jovem maestro.
Decerto que toda a família Mozart
sentiria as repercussões,
tivessem os seus filhos ficado em Salzburg
para sempre.
Não concorda?
Sim. Sim, concordo.
Mas o que vamos fazer, senhora?
Vamos convidar a Sra. Berbrooke
para um chá, Sra. Wilson, imediatamente.
O Nigel é o meu único filho.
É um rapaz mesmo muito especial.
Na verdade, costumo dizer
que Deus não me abençoou com outro
porque a perfeição
já tinha sido alcançada.
Meu Deus.
Nem todas as senhoras podem ser
tão abençoadas, eu sei.
Mna. Bridgerton, deixe-me olhar para si.
Certamente saudável.
Mesmo que o seu semblante
esteja um pouco cabisbaixo.
- A noite estendeu-se até largas horas.
- Emocionante, suponho.
Mas tem de se esforçar mais, querida.
O meu Nigel é muito exigente.
Ele já recusou muitas debutantes
e mais bonitas, dizendo:
"Mãe, prezo mais os feitos
do que a beleza."
Acreditam?
A sua senhora está despachar
as bolachas depressa.
Não se preocupe, Rose. Eu trato disto.
Governantas…
Acreditam ser o sol e a lua,
quando somos, nós, as criadas
que fazemos o trabalho duro.
Tenho uma como ela.
Tem muita sorte. Não deve dar
muito trabalho cuidar de uma família
só com a Sra. Berbrooke
e o jovem Lorde Berbrooke?
Nem faz ideia.
Não comeu nem um bocadinho
durante o chá, minha querida!
Uma jovem deve estar bem alimentada
para ter filhos.
Arenque fumado em torrada de centeio
todas as manhãs fez-me maravilhas
quando concebi o meu Nigel.
O que descobriram?
O que se passa?
Não convidaria aquela mulher
para um chá sem pensar na menina.
A criadagem ouve tudo, como todos sabemos.
Ela ouviu muito, na verdade.
Lorde Berbrooke tem um filho
de uma serviçal que recusou sustentar.
Mandou-os embora para viverem de restos.
Um homem horrível.
Rezemos para que seja o suficiente
para nos livrarmos dele.
Ele só o vai negar.
E quem acreditará num grupo de mulheres
contra a palavra de um homem?
Talvez ninguém.
Acreditarão se a Sra. Whistledown o fizer.
Faremos o que as mulheres fazem.
Falaremos.
E só casou com ela
porque o père esbanjou todo o dinheiro
num esquema na América.
Mon Dieu. Não é a história mais chocante
da temporada?
Talvez não seja a mais sórdida.
Bem, todos os barões têm um bastardo.
Um bastardo que ele mandou embora
antes de a menina dar à luz?
Não diga.
Bem, temos de contar à Jennie e à Mary.
Chegou à atenção desta autora
que a alta sociedade está animada
com uma história bastante sórdida.
Diz-se que não se julga um livro
pela sua capa.
Mas, no caso do idiota do barão Berbrooke,
parece que a sua aparência desagradável
é uma metáfora bastante apropriada
para o estado dos assuntos da sua casa.
Não me admirava
se o Lorde Berbrooke tivesse de se mudar
para o campo por alegados negócios.
Negócios esses que, talvez,
pudessem envolver
o envio de fundos há muito devidos
a uma ex-serviçal e a um menino,
que só podemos esperar que saia à sua mãe.
Ouvi dizer que Berbrooke saiu da cidade.
Creio que esta solução para o nosso
problema não surgiu por acaso.
Lidarei com as coisas
de outro modo no futuro.
Ou talvez não.
Sei que a sociedade ditou
o seu papel nesta família, Anthony,
mas com a Daphne oficialmente disponível,
garanto-lhe que sou mais do que capaz.
Isto é para a Daphne. Túlipas.
Simbolizam a paixão.
Um debrum mais adequado para a sua irmã
quando ela decidir casar com o duque.
Talvez a sua noiva queira o mesmo.
Boa noite, mãe.
Decerto a sua senhora não planeia
confinar-me neste quarto para sempre.
Penso que só se pode culpar a si
pelo seu confinamento, menina.
Eloise?
Precisa de algo?
Não.
Sim.
Estou contente por este assunto
com o Nigel Berbrooke ter acabado.
Obrigada.
Ouvimos histórias
sobre casamentos combinados horríveis,
finais sem esperança e…
Bem, é tudo muito assustador.
- Eloise, não se preocupe.
- Não tem medo também, irmã?
Do casamento? Dos filhos?
Acho as crianças encantadoras.
Embora, não me esteja a ajudar
a manter essa opinião.
Decerto que não se esqueceu
do que aconteceu à mamã?
Os gritos dela naquela noite.
Tentou ocultá-los, cantando-me,
mas a voz dela… estremeceu as janelas.
Ainda os ouço, às vezes, nos meus sonhos.
Ela quase morreu…
… meros meses após o papá.
Claro que não me esqueci.
Claro… que tenho medo.
Atrevo-me a dizer que seria uma tola
se não estivesse aterrorizada.
Lembra-se bem
de que a mamã teve uma noite perigosa.
Mas ao amanhecer, o mundo tinha a Hyacinth
e todos ficámos mais ricos por isso.
Sim, Eloise, talvez haja
desvios mais sombrios nesta floresta
do que nos ensinaram a esperar.
Há luz à espera de ser encontrada
no seu fim.
E eu sei… que um dia…
… ambas a encontraremos.
Deve ser esgotante.
O quê?
O fingimento que sente
que tem de manter para sempre.
Boa noite.
Não devia ter perdido a paciência
com o Lorde Berbrooke.
Devia saber algo sobre mim,
Mna. Bridgerton.
Não tolerarei um rufia.
E devia saber algo sobre mim, Vossa Graça.
- Não permitirei que isto corra mal.
- O nosso estratagema?
Agora é mais do que um estratagema.
É mais do que uma negociação.
Não se trata apenas de encontrar
o melhor par
para impressionar a Sra. Whistledown
ou a Rainha ou outro membro da sociedade.
Trata-se de uma vida, Vossa Graça,
a minha vida.
Tenho de tomar as rédeas da minha vida.
Não me posso dar ao luxo de não o fazer.
Por isso, não quero que isto corra mal.
Se não concorda, deve dizer-mo agora.
- Concordo… com uma condição.
- Não entende, Vossa Graça…
Chame-me Simon.
Se isto é para parecer um cortejo,
se é para sermos um par sem igual,
devia chamar-me pelo meu nome.
Muito bem… Simon.
O meu nome tem piada?
Não. É um nome perfeito.
Perfeito? Muito bem… Daphne.
Desejo encontrar um marido
para ter uma família, filhos.
Então, vamos arranjar-lhe um marido.
Posso ter o prazer?
Claro.
Vocês os dois fazem
um par cativante, Vossa Graça.
O que o perturba?
Nada, Sra. Danbury.
Meu filho, voltou para ocupar o seu lugar.
O meu coração pode estar a falhar,
mas asseguro-lhe
que o peito se enche de orgulho,
sabendo o duque em que se tornou
e que a grande linhagem de Hastings
terá continuação.
Escute-me com muita atenção.
Só voltei para fazer uma coisa…
… para lhe fazer um voto,
o único voto que farei na minha vida.
Eu nunca me casarei.
Nunca gerarei um herdeiro.
A linhagem de Hastings morrerá comigo.
As minhas palavras são claras, pai?
Fale, seu monstro.
Fale.
Legendas: Helena Cotovio
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UNA SERIE ORIGINALE NETFLIX
Respirate.
- Spingete!
- Respirate!
Vostra Grazia, dovete spingere.
Molto bene. Così.
Respirate, Vostra Grazia.
Esigo notizie!
- Permesso!
- Che ci fate qui, Lady Danbury?
- Voglio vederla.
- Non si confà a una signora.
Qualcuno deve starle accanto.
Se non suo marito…
Spingete!
Avrò finalmente un figlio?
Forcipe.
- Vedo la testa. Spingete!
- Spingete!
- Ditemelo!
- Diteglielo!
Respirate!
- Spingete.
- Sì, Vostra Grazia!
Di che sesso è?
È maschio.
Ho un figlio!
Sarah!
Gli ho finalmente dato… un figlio.
Sarah.
Dottore!
Troppo sangue.
Sarah…
Un figlio perfetto!
Simon Arthur Henry Fitzranulph Basset,
prossimo Duca di Hastings!
Vostra Grazia.
Vi prepariamo la stanza della duchessa?
No. Non sarà necessario.
Solo due parole sovvengono
alla mente di questa autrice,
il mattino dopo una bella festa:
"scandalo" e "delizia".
Beh, cari lettori, vi assicuro
che il resoconto della serata a Vauxhall
sarà tanto scandaloso quanto delizioso.
Eccolo, Vostra Maestà!
Lo voglio subito!
Ad emergere come una fenice
dalle ceneri della trascurabilità,
ecco Miss Daphne Bridgerton.
L'illustre debuttante
è stata vista ballare per ben due volte
con lo scapolo più desiderato
e inafferrabile della stagione,
il Duca di Hastings.
Dove andate così presto, Vostra Grazia?
A passeggiare.
Sta sorridendo. Il duca sorride di rado.
Daphne ha senso dell'umorismo.
Le servirà.
Una duchessa è piena di impegni.
Balli da organizzare,
dignitari stranieri da ricevere.
Daphne non sarà solo in società.
Sarà lei a guidarla.
L'ho preparata, Lady Danbury.
- Otto balli.
- No.
Otto balli.
Volete che il piano funzioni, no?
Lo scopo dell'accordo
è tenere a bada
le madri a caccia di nozze,
non tuffarmi nella tana del leone.
Lo scopo dell'accordo
è far sì che mi sposi alla prima stagione.
Ve ne concedo quattro.
- Sei balli.
- Cinque.
Sei. E dovete mandarmi dei fiori.
Oggi stesso.
Fiori costosi.
Se mi corteggiaste davvero,
svuotereste ogni fioraio.
Non avrei bisogno di fiori.
Ma di cinque minuti da soli in salotto.
Non intendevo…
- Sei, Vostra Grazia.
- Va bene.
Ma per i fiori si vedrà.
E ricordate,
nessuno può sapere del nostro accordo.
Né di quanto è successo
con Lord Berbrooke.
Ah, già. Come sta la vostra mano?
Avete fatto solo bene.
Se solo si dicesse
che sono rimasta sola con un uomo,
figuriamoci che l'abbia picchiato,
sarei rovinata.
Non intendo provocare scandali,
Miss Bridgerton.
Immagino lo facciate spontaneamente.
Non lo so. Come potrei?
Non posso chiederglielo,
non so come sia successo.
È inquietante!
Di che parlate?
- Penelope si chiede di Marina.
- Prudence…
Che cosa?
- Penelope ha delle domande.
- Basta parlare della sua condizione.
- Prego?
- Lo sanno, signora.
Com'è successo, mamma?
Avrà un bambino?
Basta così.
Milord, le sentite? Cosa faremo?
Non è il caso di essere isterici.
Perché l'avete allontanata?
La sua condizione è contagiosa.
Daphne potrebbe essere innamorata.
Lo considera un traguardo?
Come potrebbe esserlo?
Non l'ha creato lei, quell'uomo.
Si è solo presentato.
E ora le sta incollato.
Gli piacerà il suo viso. O i suoi capelli.
Ma avere un bel viso non è un traguardo.
Sai cosa sarebbe un traguardo?
Frequentare l'università.
E se fossi un uomo, potrei farlo.
Invece mi tocca vedere
mamma tutta orgogliosa
perché a un uomo
piace il viso di mia sorella
e vuole riempirla di bambini!
Penelope, non mi stai ascoltando.
Una persona che conosco…
è in dolce attesa.
Tua madre?
Non è un po' in là con gli anni?
Tuo padre vorrà un maschio.
Non è mia madre. È una domestica.
- Quale delle tue domestiche è sposata?
- Non lo è.
E come può essere in dolce attesa?
Non lo so, ma lo scoprirò.
Fallo!
Dobbiamo assicurarci che non ci succeda.
Abbiamo traguardi da raggiungere.
Due balli? Con un duca?
Era molto colpito da tua sorella.
Come tutti, del resto.
Tutti gli occhi erano su Daphne.
- Almeno del pane tostato, cara?
- Non ho fame.
Sicura non fosse
per uno strappo nel vestito?
O per un passo sbagliato?
Possiamo contare sul duca
per il ballo dai Crawford?
- Immagino di sì.
- E per quello dai Ramsbury, venerdì?
- E per il picnic?
- Vedremo, mamma.
È terribile che Fran
debba esercitarsi al pianoforte
con zia Winnie
e perdersi il fidanzamento di Daphne.
È già partita per Bath?
Come si resta in dolce attesa?
- Che domande!
- Non bisognava essere sposate?
- Ma che dici?
- A quanto pare no.
Eloise, ora basta!
Stavi suonando così bene. Su, continua.
- Immagino che lo sappiate?
- Io no.
Hai mai visitato una fattoria?
Spero non stiate incoraggiando
argomenti impropri.
Niente affatto.
Stavamo giusto andando a…
sfoderare le sciabole.
- Colin Bridgerton!
- Per la scherma.
Miss? Sta arrivando Humboldt.
Humboldt?
- Humboldt?
- E perché?
È arrivato qualcuno?
Visite per Miss Daphne, signora.
Ma il duca…
Hai già ricevuto inviti, tesoro.
Beh, suppongo che ne riceverò altri.
Ma che succede?
Fate largo!
Quando mi avete invitato qui…
Spostati!
…mi aspettavo di essere l'unico!
Ho indossato i pantaloni di raso!
Levatevi di mezzo!
Mio Dio!
Parlerò alla mia futura…
Lord Berbrooke, andate.
Volevate fare in fretta.
Mi avete dato la parola.
E la manterrò.
Siete l'unico
che le abbia fatto la proposta.
Non è altro che un terribile disguido.
Ma ora dovete andarvene, come tutti.
- Cosa sta succedendo?
- Vorrei saperlo anch'io.
Perché hai deciso di interrompere
questa splendida mattinata?
Perché è già fidanzata.
Il duca ti ha chiesto la mano?
Non sono fidanzata, mamma.
Ho ricevuto una proposta ufficiale? No.
Ho fatto una proposta a qualcuno?
Non credo.
- Non essere insolente.
- Insolente?
Non so immaginare insolenza più grave
che promettermi a Nigel Berbrooke.
Dimmi che non è vero.
- È un ottimo partito.
- L'hai promessa a quell'uomo?
- Non proprio, a quanto pare.
- Cosa?
Non importa.
Ora ho molte scelte. Non ho bisogno di…
Hai dei pretendenti,
ma non delle proposte.
Se non quella di Lord Berbrooke, ovvio.
Che si è fatto all'occhio? È ripugnante.
Daphne ha incantato un duca.
Questo cambia tutto.
Questa ribellione è per Hastings?
Si corteggiano.
Hanno solo ballato un paio di volte.
Come Colin e Penelope Featherington.
Non significa che…
Hanno passeggiato insieme
e ha inviato fiori a tutte e due.
Fiori molto costosi.
Il duca non è un serio pretendente.
Non si sposerà mai.
Lo conosco da sempre.
Non si tratta di spavalderia,
rigetto o immaturità.
A me sembrerebbe di sì.
Non sposerò Nigel Berbrooke.
Ho agito nel tuo interesse.
Un giorno lo capirai e me ne sarai grata.
Il contratto con Berbrooke sarà redatto
e tu lo sposerai.
- Mamma…
- Non preoccuparti, cara.
Quando Berbrooke vedrà che il duca
fa sul serio, sarà costretto a ritirarsi.
Non rispetterà la scelta di una donna,
ma quella di un uomo sì.
E se il duca non facesse… sul serio,
beh, ce ne saranno altri.
Daphne, ho visto
come vi guardavate, ieri sera.
E questa mattina.
Non c'è nessun altro.
C'è solo il duca.
Hai davvero ballato con la Bridgerton?
Due volte?
Ricordami perché sei stato il primo
che ho rivisto, al mio ritorno in città.
Ammettilo, amico. Ti sono mancato.
Posso parlarti?
Parla quanto vuoi, Bridgerton.
Scendi tu o devo salire io?
I miei pugni non ne possono più
di essere colpiti dal tuo mento, mio Duca.
Che c'è di tanto urgente?
Che ti è saltato in mente,
ieri sera e stamattina?
- So che…
- Sii più preciso.
Ho una mente inarrestabile.
Corteggi mia sorella?
- Non dovrei corteggiarla?
- No.
Per decine di motivi.
A partire da: "È mia sorella!"
per finire con: "È già promessa sposa".
Per poi magari tornare a: "È mia sorella".
Non sapevo di alcun fidanzamento.
È stato annunciato?
I preparativi formali sono in corso.
Ho organizzato tutto con Berbrooke,
dopo avergli dato la mia parola.
Quindi sai essere corretto.
Peccato che Berbrooke
non sia degno di Miss Bridgerton.
È un uomo decoroso.
Non è mai stato visto
uscire da un bordello.
So anche dove ha passato
gli ultimi anni: a Londra.
Non a giocare d'azzardo
in qualche bassofondo
o dovunque Dio solo sa
tu abbia scelto di bighellonare.
Nigel Berbrooke non è certo un santo.
Sei sempre stato un ottimo amico,
il migliore. Ma si tratta di mia sorella.
Pensa a tutto ciò che abbiamo condiviso.
Non ho la minima intenzione di offenderti,
ma capirai che la famiglia
deve venire prima di tutto!
Perché non parla?
Ha quattro anni.
Dovrebbe esserne in grado.
È molto avanzato con le lettere.
Più di ogni altro mio allievo.
Dovrebbe essere Shakespeare,
se non sa parlare!
Sentiamo, ragazzo.
Almeno una parola, un grugnito.
- Parla!
- Lo spaventate.
Forse è quel che serve,
purché dica qualcosa.
Cos'hai detto?
Non… fatelo.
Che sta facendo?
- È un imbecille.
- Vostra Grazia.
È un idiota!
Mio Dio.
Sai quanto sia precaria,
la nostra situazione?
Ci è stata concessa una dinastia.
Dichiarata dalla monarchia stessa.
Ma sarà nostra
solo se rimarremo straordinari.
Il nome degli Hastings non può finire
nelle mani tremolanti di un ebete!
Levatemelo di torno.
Per me è morto.
Ti ho trovato dei dolci.
Ho pensato ti facessero piacere,
mentre gli altri sono al ballo.
Puoi accomodarti.
Ce ne saranno in abbondanza.
Hanno deciso
di non rimandarti da tuo padre.
Ne sono sollevata.
Non oso immaginare come reagirebbe alla…
Tua condizione?
Marina, posso chiederti…
come sia successo?
Con la torta.
La torta?
Il nostro parroco, nel Somerset,
faceva sermoni di ore.
Tre, quattro, a volte cinque ore.
Svenivo quasi per la fame e la stanchezza.
Finché una domenica,
quando temevo
di dover strisciare sotto il banco,
il maggiore dei Crane, George…
Sir George Crane mi ha passato
un fagotto di torta e biscotti.
Il parroco l'avrebbe fatto decapitare.
Col tempo, i fagotti iniziarono
a contenere dei biglietti.
Ci siamo scambiati messaggi per mesi.
Non ho mai desiderato tanto
andare in chiesa.
- E dov'è Sir George, ora?
- In Spagna.
È andato a combattere con Wellington…
ma ha continuato a scrivere.
Vedi?
Quindi la tua condizione è stata causata…
Dall'amore.
Dall'amore, Penelope.
Vostra Maestà,
il medico reale ha una diagnosi per il re.
Com'è possibile che non ci sia
ancora stato un fidanzamento promettente?
Una vera noia!
Avrei un pettegolezzo
sulla vostra ex cameriera.
Che mi importa di una sguattera?
Voglio essere intrattenuta, ammaliata.
Il medico intende dirmi
che mio marito è morto, Brimsley?
Non credo, Maestà.
Allora digli che sono occupata.
E portami la carta da lettere.
I rubini o le perle, Miss?
Le perle, ovvio.
Mamma, magari i rubini
attireranno ulteriori spasimanti.
Se non posso mettere
tutte le uova nello stesso paniere,
sarà meglio raccogliere altre… uova.
Il duca ti ha fatto perdere la testa.
L'importante è perdere Lord Berbrooke.
- Santo cielo. Che c'è, sig.ra Wilson?
- La regina.
- È malata?
- Re Giorgio le ha fatto del male?
- La cancelleria di Sua Maestà!
- Vi ha scritto, milady.
Che c'è scritto?
Sono stata invitata per un tè privato
con la regina, tra due giorni.
Lascia perdere le perle.
Sfoggerai i diamanti di famiglia.
Vi peserebbe tanto
indossare qualcosa di colorato?
La stagione londinese
è già terribilmente monotona.
Dev'esserlo anche il vostro guardaroba?
- Pare sia di gran moda.
- Di certo non per me.
Accompagnatemi, o faremo tardi.
Allora non sei morto, dopotutto.
Milady, non ci aspettavamo visite.
Mai visto a Londra,
nessuna notizia sulla tua istruzione,
non una parola su di te da tuo padre.
Eppure eccoti qui, vivo e vegeto.
Alzati, ragazzo, fatti vedere.
Tua madre piangerebbe,
all'idea che la sua più cara amica
non ti conosca.
Le somigli molto.
Per fortuna.
Lady Danbury, milord.
Non hai imparato le buone maniere.
Hai imparato a leggere, a scrivere,
a cavalcare, a tirare di scherma?
E perché non vai a scuola?
Non… so… parlare.
Quando ero una bambina, secoli fa,
temevo persino il mio riflesso.
Entravo in una stanza
e desideravo svanire nell'ombra.
Ma chi è nella nostra posizione
non può permettersi di nascondersi.
Un giorno avrei dovuto mettermi in luce.
Non potevo avere paura.
Così mi sono resa spaventosa.
Ho affinato lo spirito,
il guardaroba e lo sguardo.
Diventando la creatura più terrificante
in qualsiasi stanza entrassi.
Forza.
Tu sai parlare.
Ti ho capito benissimo.
E io ti aiuterò a superare la balbuzie.
Ma in cambio, devi promettermi
che quando ti metterai in luce…
sarai degno dell'attenzione che riceverai.
Un ballo, Miss Bridgerton?
Avrò bisogno che qualcun altro
mi trovi un bicchiere di ratafià.
Lord Bridgerton, mi fate l'onore?
Certo, Lady Danbury.
Sei balli non bastano più.
Me ne servono otto.
- Più un picnic.
- Un picnic?
Temo che siamo costretti
a rincarare la dose.
A causa di Lord Berbrooke, presumo?
Ho saputo.
Deve credere che siate
sull'orlo di farmi la proposta.
E lasciarmi in pace.
Spero di non perdere l'equilibrio.
Lo spero anche io,
rimarrete al mio fianco tutta sera.
Deve sembrare che ci stiamo divertendo,
per quanto difficile.
Sì, concordo.
Balla con tua sorella.
- Perché?
- Perché te l'ho chiesto.
Non sono stato chiaro?
Vuoi che insulti tua sorella?
Al contrario.
Allora vuoi che lei sposi un rospo?
Lord Bridgerton,
perdonate l'intrusione.
Ma, se necessario,
riaffermerò le mie intenzioni
riguardo a vostra sorella.
Un premio che ho tanto desiderato
per la sua bellezza, la sua grazia…
Il suo gancio destro?
Posso contare su di voi
per chiarire questo malinteso, milord?
Vorrei evitare qualsiasi imbarazzo.
È un po' tardi.
Siete amico del duca
o troppo intimorito dal suo…
Basta così. Vi assicuro
che risolverò la questione.
Una questione che non riguarda il duca.
Forse non sai cosa mi riguarda,
né che tipo sia Lord Berbrooke.
La tratterei benissimo, Bridgerton.
E magari imparerà
a provare affetto per me, col tempo.
Falla finita, Berbrooke.
Sai come si è fatto quell'occhio nero?
- Con l'anta di un armadietto.
- E la mancanza d'onore.
Ieri ha tentato di fare
qualcosa di impronunciabile
e tua sorella gli ha sferrato un pugno.
Ben meritato.
Milord, sappiate che…
Daphne me l'avrebbe detto.
Ne sei sicuro?
Non rivolgere mai più la parola
a mia sorella.
Dobbiamo sposarci!
Un altro sguardo e ti ritroverai sepolto.
Sii grato di non ricevere
un altro pugno da un Bridgerton.
Cos'è successo?
Non devi più preoccuparti per Berbrooke.
È finita.
- Gliel'avete detto?
- Dovevo.
- Ma andrà tutto bene, ve l'assicuro.
- Ah, sì?
Nonostante ciò che pensate,
so parlare per me stessa.
Non ne avevate il diritto.
- Volevo aiutare.
- Senza riuscirci.
Avete solo sottovalutato
la presunzione di Nigel.
E la gente ci guarda.
Non potete assicurarmi nulla.
Una serata meravigliosa, Vostra Grazia.
Non trovate?
La fanciulla è un tesoro ben raro.
Cercate di non rovinare tutto.
Grazie.
- Prenderò un po' d'aria.
- Vostra Grazia.
Sono io, Vostra Grazia.
Mi segui?
Pensavo che la faccenda fosse conclusa.
Lo era, finché non avete rovinato tutto.
Vi imploro di riparlare al visconte.
Ho sbagliato, lo so.
Una temporanea mancanza di giudizio.
Lo capite, vero?
Io e te non ci capiremo mai.
Va' a casa.
Ma lei non vi serve. Siete un duca.
Avete già denaro, conoscenze, status.
Invece a me serve.
Perché non me la lasciate?
Sta a Miss Bridgerton decidere.
Se compro un cavallo,
non tratto con la bestia.
Se continui a seguirmi…
Perché non avete chiesto la sua mano,
se vi piace tanto ed è così innamorata?
Perché non le avete fatto la proposta?
O l'avete già avuta?
Dovete dirmelo.
Se avessi saputo
che era danneggiata, non intatta…
Chiudi quella bocca.
Non mettere in dubbio
il suo inappuntabile onore.
Sì.
Molto bene. È ciò che speravo di sentire.
Non meriti di respirare
la sua stessa aria. Va' a casa.
E voi sì?
Ho sentito le storie su vostro padre.
So quanto volesse un figlio, un erede.
E so quanto ci abbia provato,
quando vostra madre
non riusciva a dargliene uno.
Se mai qualcuno potesse chiudere un occhio
su una temporanea mancanza di giudizio,
sareste voi.
La mela non cade lontana, no?
Vostra Grazia,
ecco a voi Lady Danbury e Lord Basset.
Beh, questa sì
che è un'intrusione sgradita.
Vostra Grazia sarà sollevata
di sapere che suo figlio è vivo e vegeto.
I domestici ne sembravano sorpresi.
Perché siete venuti?
Ricevo ottimi voti negli studi, signore.
Cavalco, tiro di scherma e sparo…
Molto bene, dicono.
So anche…
Io…
Sei il mio peggior fallimento.
Chiedo scusa?
Ne sono certo.
Non lo farò più.
Vi ricordo che sarà
il prossimo Duca di Hastings
e gli serve qualsiasi straccio
di istinto paterno
vi resti in quel frigido cuore.
Già. E io vi ricordo
quale sia il vostro posto:
ben lontana da me
e con quella boccaccia chiusa.
Vi ho scritto molte volte
per dirvi che non ero…
morto.
Avete ricevuto le mie lettere?
È già abbastanza doloroso sapere
che un giorno erediterai Hastings.
Ma assistere ai tuoi sforzi
è un insulto troppo grande.
Sei inutile
quanto si è dimostrata tua madre,
quindi mi comporterò con te
come ho fatto con lei:
dimenticando che tu abbia mai
infangato queste stanze.
DUCA DI HASTINGS
Questa autrice ha spesso considerato
il cuore uno strumento curioso,
che non bada né alla ragione né al rango.
Quale motivo
potrebbe mai avere Miss Bridgerton
di considerare un semplice barone,
quando sembra aver conquistato un duca?
Che la mente della debuttante
non sia l'unica cosa che non va?
È una mia ricetta, Miss.
Sono certa che al duca piacerà.
Non importa cosa pensi il duca, Rose.
Ma è galante. Ha gusti raffinati…
Smettila!
Il rouge non vi piace?
È perfetto.
Ne gradirei di più.
Sappiate, cari lettori,
che se questo strano comportamento
fa presagire un altro scandalo,
allora lo scoprirò di certo.
Non vi è niente di meglio
di un'escursione nella natura,
per sollevare lo spirito
e sciogliere la lingua.
È corteggiata
da quell'imbranato di Berbrooke.
Trovo sia perfetto per lei.
- Posso giocare con Eloise?
- Una signora non gioca.
Perdonami. Posso andare
a cercare pretendenti con Eloise?
E va bene.
Cos'hai imparato dalla domestica,
quella incinta?
- Com'è successo?
- Ha detto che è stato l'amore.
L'amore?
Non ha senso.
No, affatto.
Guarda mia madre, ha tre figlie.
E non direi che l'amore c'entri qualcosa!
Cos'altro ha detto? Non era spaventata?
Più… triste che spaventata.
Ma potrebbe ancora esserci un lieto fine.
Fuggirà in campagna, dove si sposeranno.
Allora dovrebbe essere
ancor più spaventata!
Una volta sposata,
la sua vita sarà finita. Non è una fuga!
Povera domestica…
Non sapevo cos'avesse fatto Berbrooke.
Ti avrei aiutata. Avresti dovuto dirmelo.
Mi avresti creduta?
O hai cambiato idea su Berbrooke
perché un uomo ti ha detto la verità?
Mi stimi così poco?
Ti ho informato dei miei desideri
e hai continuato a ignorarli…
quindi sì, fratello mio.
- Siete in ritardo.
- Chiedo scusa.
Ci uniamo alla vostra famiglia?
Certo che no.
Dobbiamo passare davanti
a quel gruppo di uomini che giocano.
Che vi siete fatto alla mano?
Pugilato.
Un assurdo divertimento tra uomini.
- Il mio polsino, abbottonatelo.
- Chiedo scusa?
Non dovete preoccuparvi. Berbrooke è…
Sapete cos'ha scritto la Whistledown?
No. Anche se credete
che Lord Berbrooke sia sistemato,
non abbiamo finito.
Devo ancora trovare marito.
Sono lusingato,
ma temo di dover rifiutare.
Sì, lo so. Non siete tipo da matrimonio.
O non siete il tipo
che le donne vogliono sposare?
Fossi costretto a prendere moglie,
sareste la meno sgradevole.
- Sarebbe un complimento?
- Sì.
Ma non importa,
perché volete sposarvi per amore, no?
Certo che sì.
Guardano ancora?
Bridgerton!
Che avete fatto?
Buone notizie, famiglia Bridgerton!
Ho preso in mano la situazione
e ottenuto una licenza speciale
per le nozze con Miss Bridgerton.
- Non ci saranno!
- L'accordo è saltato.
Lord Berbrooke, sembrate sofferente.
Vogliamo continuare in privato?
Non ho bisogno di continuare.
Anche se forse sto finalmente parlando
con il vero capofamiglia.
Foste stato voi,
avreste istruito vostra sorella
a non incoraggiare certe attenzioni
da sola con me sul Sentiero buio.
Il semplice sospetto di un simile scandalo
creerebbe scompiglio
anche nella famiglia più influente.
Che ne farebbe Lady Whistledown,
di informazioni così inopportune?
- È una minaccia?
- Non lo è.
Perché tra tre giorni mi sposerò.
Con il diamante della stagione.
Con il meglio dell'alta società.
Con una Bridgerton.
E la salverò,
come tutta la vostra famiglia,
dalla rovina che non avete saputo evitare.
Attendo con ansia
l'unione delle nostre grandi famiglie.
Bridgerton. Hastings.
Devo sfidare Lord Berbrooke.
Anthony!
Ho la giusta formazione.
Conosco le regole.
Non duellerai con Berbrooke. Chiaro?
Non m'interessa
se credi di avere la giusta formazione.
È illegale, e per di più orribile.
Ma un uomo non ha altra scelta,
se una fanciulla,
specialmente una sorella,
è accusata di disonore.
Le conseguenze sono letali!
Non risolve nulla.
Se Berbrooke decidesse
di attuare la sua minaccia
prima che tu lo uccida,
che succederebbe?
Potrebbe aprire quella minuscola bocca
in qualsiasi momento
e io sarei rovinata…
come tutti noi.
Dovrò sposare Nigel Berbrooke.
Non ho altra scelta.
Rose, puoi lasciarci un momento?
Ti ho insegnato a credere
che la vita non possa offrire
di meglio del matrimonio.
E questo rimane vero.
Ma col matrimonio
non si ottiene solo un compagno.
Sarai agiata,
avrai una casa di cui prenderti cura
e, soprattutto, dei bambini.
Ti impegnerai a crescere la famiglia
e questo ti darà moltissima gioia.
Ne sono certa.
Tu e papà…
Eravate così belli insieme, mamma.
È ciò che volevo.
Ciò che speravo di trovare, un giorno.
Anche io.
Eloise Bridgerton.
Forza. Sgridami pure.
Me ne offri una?
E se volessi qualcosa di diverso?
- In che senso?
- Di diverso e basta.
Vedo Daphne
che si prepara per questi balli,
con tutti quegli abiti, quei pretendenti,
e lo trovo estenuante.
E se volessi una vita diversa, Benedict?
Credo davvero
di essere capace di qualcosa di più,
anche se non mi è concesso avere altro.
Allora direi…
che non sei la sola.
Ancora a ballare con Miss Bridgerton?
Come sta?
Si sposa.
Sarai libero di fare come ti pare.
Di nuovo.
Vostra Maestà.
Che ve ne pare?
Della musica?
La trovo bellissima.
È di Mozart?
Conobbi il sig. Mozart
quando aveva meno di dieci anni.
Mi accompagnò mentre cantavo un'aria
e dichiarai immediatamente
che sarebbe diventato
uno dei migliori d'Europa.
E avevate ragione.
Mi sbaglio di rado, su queste cose.
Sapete perché?
Quando scelgo di estendere il mio favore,
mi aspetto che sia rispettato.
- Vostra Maestà, è…
- Brimsley!
Del tabacco fresco.
È un vero pettegolo.
Se parlassimo liberamente,
tutta Inghilterra
saprebbe dei nostri affari.
Capisco.
Certo che mi capite.
Mi aspettavo un gran futuro
per vostra figlia, una volta in società.
Un futuro con un duca, magari.
Una coppia del genere…
beh… sarebbe davvero incantevole.
Come dicevo,
il successo giovò
non solo al giovane maestro.
Tutta la famiglia Mozart
ne avrebbe risentito,
se il figlio fosse rimasto a Salisburgo.
Non trovate?
Beh, sì. Decisamente.
Cosa facciamo, signora?
Invitiamo subito Lady Berbrooke
per un tè, sig.ra Wilson.
Nigel è il mio unico figlio.
Un ragazzo davvero speciale.
Spesso ripeto che Dio
non me ne ha donato un altro
perché la perfezione
era già stata raggiunta.
Santo Cielo.
Non tutte le donne sono così fortunate.
Miss Bridgerton,
permettetemi di guardavi un po'.
Di certo in salute.
Nonostante l'aria un po' sofferta.
- La serata è finita molto tardi.
- Sarà l'emozione.
Ma dovete impegnarvi di più, cara.
Il mio Nigel è molto esigente.
Ha respinto molte altre debuttanti
più belle, dicendo:
"Madre, preferisco i traguardi
alla bellezza".
Ci credete?
La vostra padrona adora i biscotti!
Non preoccuparti, Rose. Me ne occupo io.
Le governanti…
Si credono chissà che.
Ma in realtà
siamo noi domestiche a faticare.
Io ne ho una identica.
Sei fortunata, però.
Quanto può essere faticoso,
essendoci solo Lady Berbrooke
e Lord Berbrooke?
Non ne hai idea.
Non avete mangiato
nemmeno un boccone, mia cara!
Una fanciulla dev'essere ben nutrita,
se vuole avere figli.
Aringhe affumicate e pane di segale
fecero miracoli,
quando concepii il mio Nigel.
Che avete scoperto?
Che succede?
Non avrai pensato
che l'abbia invitata se non per aiutarti.
Le domestiche sentono tutto, come si sa.
E infatti è così.
Lord Berbrooke
ha avuto un figlio da una domestica
che si rifiuta di mantenere.
Li ha costretti in miseria.
Un uomo orribile.
Orribile abbastanza
da sbarazzarcene, speriamo.
Negherà tutto.
Chi crederà a delle donne
piuttosto che a un uomo?
Forse nessuno.
Ma daranno retta a Lady Whistledown.
Faremo quello che fanno le donne.
Parleremo.
E l'ha sposata soltanto
perché suo père ha sperperato
tutto con un affare in America.
Oh, mon Dieu. Non è la storia
più scandalosa della stagione?
Forse non la più scandalosa.
Beh, ogni barone ha un bastardo.
Allontanato prima
che la ragazza partorisse?
Non mi dica.
Bisogna dirlo a Jennie e Mary.
Questa autrice è venuta a sapere
che l'alta società è in fermento
per una storia alquanto sordida.
Si dice che le apparenze ingannino.
Ma nel caso
dell'imbranato barone Berbrooke,
il suo sgradevole aspetto
è una metafora piuttosto calzante
della situazione in casa sua.
Non sarei affatto sorpresa,
se Lord Berbrooke sparisse
per urgenti affari in campagna.
Affari che, forse,
avrebbero a che fare
con la spedizione di agognati alimenti
a una ex domestica e al suo bambino,
che si spera somigli solo alla madre.
Ho saputo che Berbrooke
ha lasciato la città.
Immagino che la soluzione
al nostro problema non sia casuale.
In futuro gestirò le cose diversamente.
O forse affatto.
La società ti impone un ruolo
in questa famiglia, Anthony,
ma una volta sistemata Daphne
ti assicuro di sapermela cavare.
È per Daphne.
Tulipani.
Simbolizzano la passione.
Calzeranno a pennello,
quando deciderà di sposare il duca.
Forse piacerebbero anche alla tua sposa.
Buonanotte, mamma.
La vostra padrona
non vorrà tenermi rinchiusa per sempre.
Credo che la colpa di questa reclusione
sia solo vostra, signorina.
Eloise.
Ti serviva qualcosa?
Sono lieta che questa faccenda
con Nigel Berbrooke si sia risolta.
Grazie.
Si sente sempre parlare
di accordi terribili,
di matrimoni infelici e…
Beh, è molto spaventoso.
- Eloise, non devi preoccuparti…
- Tu non hai paura?
Del matrimonio? Dei bambini?
Trovo che i bambini siano deliziosi.
Anche se stai contraddicendo
quanto appena detto.
Non avrai dimenticato
cosa accadde a mamma?
Le urla di quella notte.
Cercasti di nasconderle
cantando per me, ma facevano…
tremare le finestre.
A volte le sento ancora, in sogno.
È quasi morta…
pochi mesi dopo papà.
Certo che non l'ho dimenticato.
Certo… che ho paura.
Sarei pazza, se non fossi terrorizzata.
Ricordi bene.
Mamma passò una… notte pericolosa.
Ma all'alba venne alla luce Hyacinth.
E non possiamo che esserne felici.
Sì, Eloise, è probabile che ci siano
momenti più bui
di quanto non ci abbiano fatto credere.
Ma alla fine c'è sempre la luce.
E so che un giorno…
la troveremo entrambe.
Dev'essere faticoso.
Che cosa?
Fingere come credi di dover sempre fare.
Buonasera.
Non avreste dovuto perdere la pazienza
con Lord Berbrooke.
Dovreste sapere una cosa sul mio conto.
Non tollero la prepotenza.
E voi dovresti sapere una cosa sul mio.
Non lascerò che non funzioni.
Il nostro stratagemma?
È più di uno stratagemma.
È più di una trattativa.
Non si tratta
di trovare il miglior partito
per fare colpo su Lady Whistledown,
la regina o chiunque altro.
Si tratta di una vita, Vostra Grazia.
La mia.
È ora che ne prenda il comando.
Non posso fare altrimenti.
Deve assolutamente funzionare.
Se non siete d'accordo, ditemelo subito.
- Sono d'accordo… a una condizione.
- Non capite, Vostra Grazia.
Che mi chiami Simon.
Se vogliamo sembrare credibili,
se vogliamo apparire affiatati,
dovrai chiamarmi per nome.
Molto bene…
Simon.
Lo trovi un nome buffo?
Va benissimo com'è.
Ah, va benissimo? Molto bene… Daphne.
Voglio trovare marito.
Avere una famiglia, dei figli.
Allora troviamoti marito.
Posso avere il piacere?
Ma certo.
Siete un'accoppiata affascinante,
Vostra Grazia.
Cosa vi turba?
Nulla, Lady Danbury.
Figlio mio… sei tornato
per prendere il tuo posto.
Il mio cuore è fragile.
Ma ti assicuro…
che è pieno di orgoglio,
vedendo che sei diventato un vero duca.
La grande dinastia
degli Hastings continuerà.
Ascoltami bene.
Sono tornato per un solo motivo.
Per farti una promessa.
L'unica che mai farò.
Non mi sposerò mai.
Non avrò mai un erede.
La dinastia degli Hastings morirà con me.
Sono stato abbastanza chiaro, padre?
Parla, fottuto tiranno.
Parla.
Sottotitoli: Diego Porzio
spa__DEFAULT.vtt
spa__DEFAULT.vtt
UNA SERIE ORIGINAL DE NETFLIX
Respire, señora.
- ¡Empuje!
- ¡Respire!
¡Eso es!
Señora, necesito que empuje.
Bien. Muy bien.
Así.
Respire, señor.
¡Que alguien me diga algo!
- Apártese.
- ¿Qué hace aquí, lady Danbury?
- Voy a entrar.
- No es lugar para una dama.
Alguien debe acompañarla, y si usted no…
- ¡Empuje!
- Debo saber si por fin tengo un hijo.
Fórceps.
- Ya veo la cabeza. ¡Empuje!
- ¡Empuje!
- ¡Dígamelo!
- ¡Dígaselo!
- ¡Respire!
- Sí.
- ¡Empuje!
- ¡Empuje, señora!
¿Qué es?
Es un niño, señor.
¡Tengo un hijo!
¡Sarah!
Por fin le he dado…
un hijo.
Sarah.
¡Doctor!
Ha perdido mucha sangre.
Sarah…
Un hijo perfecto.
Simon Arthur Henry Fitzranulph Basset,
¡el próximo duque de Hastings!
Señor.
¿Le preparo la habitación de la duquesa?
No. No será necesario.
Siempre hay dos palabras
que le vienen a la mente a esta autora
la mañana siguiente a una buena fiesta:
"asombro" y "agrado".
Pues bien, querido lector,
los acontecimientos de anoche en Vauxhall
fueron más que asombrosos y agradables.
¡Ha llegado, majestad!
¡Por fin!
Resurgiendo de las cenizas
de la irrelevancia, como el ave fénix,
tenemos a la señorita Daphne Bridgerton.
La ilustre debutante fue vista bailando
no solo en una, sino en dos ocasiones
con el deseado e inalcanzable
soltero de oro de la temporada,
el duque de Hastings.
¿Adónde vas tan temprano?
A dar un paseo.
Está sonriendo.
El duque casi nunca sonríe.
- Daphne tiene un gran sentido del humor.
- Lo necesitará.
Como duquesa,
deberá atender muchos compromisos:
dar bailes,
saludar a dignatarios extranjeros…
Daphne no solo formará parte
de la sociedad, la liderará.
La he preparado bien, milady.
- Ocho bailes.
- No.
Ocho bailes.
Quiere que nuestro plan funcione, ¿no?
El objetivo es
mantener a las madres a raya,
no arrojarme a los leones.
El objetivo es asegurar
que me case en mi primera temporada.
Asistiré a cuatro.
- Seis.
- Cinco.
Seis. Y tiene que enviarme flores.
Hoy.
Y de las caras.
Si me cortejara de verdad,
dejaría vacías las floristerías.
Si la estuviera cortejando,
no necesitaría flores,
solo cinco minutos a solas con usted.
No pretendía…
- Seis bailes, señor.
- Muy bien.
- Pero me pensaré lo de las flores.
- Y no olvide
que nadie debe conocer nuestro acuerdo.
Ni lo que ocurrió anoche con Berbrooke.
Es verdad. ¿Qué tal la mano?
Usted no hizo nada malo.
Si corre el rumor
de que estuve a solas con un hombre,
y que además le pegué, estaré acabada.
- No pretendo provocar ningún escándalo.
- Imagino que le sale de forma natural.
No lo sé. ¿Cómo voy a saberlo?
No puedo preguntárselo, no sé cómo pasó.
- ¡Es perturbador!
- ¿De qué habláis, chicas?
Penelope pregunta por Marina.
- Prudence…
- ¿Qué pasa?
- Penelope tiene dudas.
- Si no os calláis…
Respecto a su estado.
- ¿Disculpa?
- Ya lo saben.
¿Cómo ha ocurrido, mamá?
¿Va a tener un bebé?
Ya es suficiente.
Querido, ¿lo estás oyendo?
¿Qué vamos a hacer?
No seas tan dramática.
¿Por qué hay que apartarla?
Porque su estado es contagioso.
Parece que Daphne está enamorada.
¿Y le parece un logro? ¿Qué mérito tiene?
Ni que hubiera inventado al duque
ella misma. Apareció sin más.
Y la está cortejando.
Seguramente le guste su cara. O su pelo.
Ser guapa y tener el pelo bonito
no es un logro. ¿Sabes qué es un logro?
Ir a la universidad.
Si fuera un hombre, podría hacerlo.
En cambio, debo ver
lo orgullosa que está mamá
de que a un hombre
le guste la cara de mi hermana
y quiera hacerle hijos.
Penelope, no me estás escuchando.
Sé de alguien… que va a tener un bebé.
¿Tu madre? ¿No es un poco mayor ya?
Supongo que tu padre querrá un niño…
No es mi madre. Es una criada.
- ¿Hay alguna casada?
- No está casada.
- ¿Cómo lo va a tener si no está casada?
- No lo sé, pero lo averiguaré.
Sin falta. Si no,
¿cómo evitamos que nos pase a nosotras?
Tenemos logros que conseguir.
¿Dos bailes? ¿Con un duque?
Quedó prendido de tu hermana.
Todo el mundo en la fiesta
estaba pendiente de Daphne.
- Cómete una tostada.
- No tengo hambre.
¿Seguro que no era
porque tenía el vestido roto?
O porque se tropezó bailando.
¿Asistirá el duque al baile de Crawford?
- Es muy probable.
- ¿Y al baile de Ramsbury el viernes?
- ¿Y al gran pícnic?
- Ya lo veremos, mamá.
Qué pena que Fran se vaya
a practicar con el piano con la tía Winnie
y se pierda el compromiso.
¿Ya habrá partido para Bath?
¿Cómo se tiene un hijo?
- ¡Pero bueno!
- Creía que había que casarse.
- ¿Cómo?
- Al parecer, no es necesario.
Eloise, ya es suficiente.
Daphne, por favor, sigue tocando.
- ¿Vosotros lo sabéis?
- A mí no me mires.
¿Has estado en alguna granja?
Espero que no estéis hablando
de nada inapropiado.
- En absoluto, madre.
- Es más, íbamos a desenvainar los sables.
- ¡Colin Bridgerton!
- Para la esgrima.
Señorita, ahí viene Humboldt.
¿Humboldt?
- ¿Humboldt?
- ¿Para qué?
¿Ha llegado alguien?
Pretendientes de la señorita Daphne.
Pero… el duque… Ya tienes uno, querida.
Bueno, pues ahora tengo más.
¿Qué es todo esto?
¡Abran paso!
Cuando dijo que me traería…
¡Apártese!
…esperaba ser el único presente.
¡Me he puesto los bombachos de satén!
¡Abran paso!
¡Dios mío!
- Hablaré con mi futura…
- Tiene que marcharse.
Dijo que quería dejarlo zanjado.
Dio su palabra.
Y la mantengo.
Es el único candidato que tengo en cuenta.
No es más que una terrible confusión.
Pero ahora deben marcharse todos.
- ¿Qué está pasando aquí?
- Eso mismo digo yo.
¿Por qué decides interrumpir
una mañana tan espléndida?
- Porque ya está prometida.
- ¿El duque ya te ha pedido la mano?
No estoy prometida, mamá.
Nadie me lo ha propuesto formalmente.
¿Se lo he propuesto yo a alguien?
Creo que no.
- No seas irrespetuosa.
- ¿Irrespetuosa?
No me imagino una mayor falta de respeto
que prometerme a Nigel Berbrooke.
Anthony, dime que no.
- Es un buen partido.
- ¿La has prometido a ese hombre?
- No lo suficiente, diría yo.
- ¿Qué?
Da igual.
Ahora tengo muchas opciones. No necesito…
Tienes pretendientes,
pero ninguna proposición.
Excepto la de lord Berbrooke.
¿Qué le ha pasado en el ojo? Es grotesco.
Daphne ha cautivado a un duque,
Anthony. Eso lo cambia todo.
- No me digas que es por Hastings.
- La está cortejando.
Han bailado dos veces en un baile.
Colin hizo lo mismo con Penelope.
Eso no significa…
Hoy han paseado juntos
y nos ha enviado flores a las dos.
Y de las caras.
El duque no es un pretendiente serio.
Nunca se casará.
Lo conozco desde hace mucho.
No son fanfarronerías,
negación ni falta de madurez.
Es lo que parece.
No me casaré con Nigel Berbrooke.
He actuado por tu propio bien, hermana.
Algún día lo entenderás
y me lo agradecerás.
Redactaremos el contrato
con Berbrooke y te casarás con él.
- Mamá…
- No te preocupes, querida.
Cuando lord Berbrooke
vea las intenciones del duque,
tendrá que retirarse.
Quizá no respete la decisión de una mujer,
pero sí la de un hombre.
Y si el duque no…
me pide la mano…
- habrá otros pretendientes.
- Daphne, vi cómo os mirabais anoche
y esta mañana.
No habrá otros.
El duque será el único.
¿Bailaste con la chica Bridgerton?
¿Dos veces?
De todas las personas de la ciudad,
voy y me reencuentro primero contigo.
Admítelo, amigo. Me has echado de menos.
¿Podemos hablar?
Todo lo que quieras, Bridgerton.
¿Vas a bajar o tengo que subir?
Ya le he dado
bastantes puñetazos por hoy, señor duque.
- ¿Y bien? ¿Qué es eso tan urgente?
- ¿En qué pensabas anoche y esta mañana?
- He oído…
- Tendrás que concretar más.
Pienso en muchas cosas.
- ¿Cortejas a mi hermana?
- ¿No debería?
No. Y se me ocurren mil razones.
Para empezar, es mi hermana,
y por último, ya está comprometida.
Y por si no te ha quedado claro,
es mi hermana.
No sabía nada.
¿Ya han publicado las amonestaciones?
Los preparativos ya están en marcha.
Lo he organizado con Berbrooke
y le he dado mi palabra.
Qué directo. El problema es
que Berbrooke no es un pretendiente digno.
Es más que decente.
Al menos nunca se le ve en burdeles.
Y sé dónde ha estado
estos últimos años, aquí.
Y no en salas de juego,
barrios de mala muerte
o donde diablos fuera
haciendo Dios sabe qué.
Nigel Berbrooke no es ningún santo.
Siempre has sido un buen amigo,
el mejor. Pero es mi hermana.
Piensa en todo lo que hemos compartido.
No pretendo ofenderte, ni mucho menos,
pero, como comprenderás,
mi familia está por encima de todo.
¿Por qué no dice nada?
Tiene cuatro años, debería hablar.
Está mucho más avanzado en escritura
que cualquier otro niño de su edad.
Como si es el maldito Shakespeare.
No sabe hablar.
Habla para que te oigamos, chico.
Di algo, gruñe.
- ¡Habla, maldita sea!
- Lo está asustando.
- A ver si así habla de una vez.
- No.
¿Qué has dicho?
No…
¿Qué hace?
- Es tonto.
- Señor…
¡Es idiota!
Dios mío.
¿Sabes lo grave que es esto, niño?
Tenemos un título.
Nos lo concedió la propia monarquía.
Pero solo lo conservaremos
mientras sigamos siendo extraordinarios.
El ducado de Hastings
no puede acabar en manos ¡de un memo!
Apártelo de mi vista.
Este niño está muerto para mí.
Te traigo dulces.
Por si te apetecen.
Como todos vamos al baile…
Puedes pasar.
Seguro que hay para las dos.
Dicen que no van a enviarte
a casa con tu padre.
Es un alivio.
- Solo imaginar cómo reaccionará ante…
- ¿Tu estado?
Marina…
¿puedo preguntarte…
cómo ha ocurrido?
Por los dulces.
¿Dulces?
En Somerset, nuestro pastor
daba sermones que duraban horas.
A veces duraban hasta cinco horas.
Casi me desmayaba de hambre y cansancio.
Hasta un domingo.
Estaba a punto de desfallecer,
cuando el mayor de los Crane, George…
sir George Crane
me dio un paquete de galletas.
Suerte que el pastor no lo vio.
Con el tiempo,
empezó a dejarme notas en las galletas.
Nos pasamos meses intercambiando notitas.
Estaba deseando que llegara el domingo.
- ¿Y dónde está sir George ahora?
- En España.
Se fue a luchar con Wellington…
pero siguió escribiéndome.
¿Ves?
Entonces…
te ha ocurrido esto por…
Amor.
Por amor, Penelope.
Majestad, el médico real
tiene noticias sobre el rey.
¿Cómo es posible que no haya
ni un compromiso interesante
esta temporada?
Es tremendamente aburrido.
Tengo un cotilleo
sobre una antigua criada.
¿Y qué interés tiene una criada?
Quiero algo que me divierta y me cautive.
¿El médico va a decirme
que mi marido está muerto?
No lo creo, majestad.
Pues dile que estoy ocupada
y tráeme papel y sobres.
- ¿Los rubíes o las perlas?
- Las perlas, claro.
Mamá, con los rubíes
atraeré a más pretendientes.
Si no quiero jugármelo todo a una carta,
necesitaré…
más…
cartas.
Estás en la luna con todo esto del duque.
A Berbrooke
sí que lo mandaría yo a la luna.
- ¿Qué ocurre, señora Wilson?
- La reina, señora.
- ¿Ha enfermado?
- ¿Le ha hecho algo el rey?
- Es el sello real.
- Le ha escrito una carta, milady.
¿Qué dice, mamá?
Me han invitado a tomar el té en privado
con la reina dentro de dos días.
Olvida las perlas.
Llevarás los diamantes de la familia.
¿Es que le da alergia
la ropa de color, señor?
La temporada londinense
ya es bastante monótona de por sí.
¿Quiere usted ir a juego?
- Me han dicho que es la última moda.
- No para mí.
Deje que me agarre, que llegaremos tarde.
¡Vaya! Al final,
resulta que no está muerto.
Milady, no la esperábamos.
No le he visto en Londres,
no sé nada de su educación
y su padre ni le menciona.
Pero aquí está, vivito y coleando.
Levántese para que pueda verle.
Su madre no querría que su mejor amiga
fuese una desconocida para su hijo.
Ha salido a ella. Y menos mal.
Lady Danbury, mi señor.
Veo que no le han enseñado modales.
¿Ha aprendido a leer? ¿A escribir?
¿A montar a caballo? ¿A hacer esgrima?
¿Por qué no va al colegio?
No puedo hablar.
Cuando era niña, hace ya varios siglos,
me asustaba hasta de mi sombra.
Entraba en un salón
e intentaba pasar desapercibida.
Pero, con nuestra posición,
no podemos estar en un segundo plano.
Sabía que algún día
tendría que salir a la luz
y dejar de ser tan miedosa.
Así que decidí ser yo la que diera miedo.
Agudicé el ingenio y la vista,
cambié mi vestuario y me convertí
en la criatura más aterradora
de todos los salones que pisaba.
Acérquese.
Puede hablar.
Le he entendido perfectamente.
Y le ayudaré a superar ese tartamudeo.
Pero, a cambio,
debe prometerme
que, cuando salga a la luz…
será digno de la atención que despierte.
¿Un baile, Srta. Bridgerton?
Necesito que alguien
me traiga una copa de ratafía.
Lord Bridgerton, ¿sería tan amable?
Por supuesto, lady Danbury.
Ya no podrán ser seis bailes, sino ocho.
- Y el pícnic.
- ¿Un pícnic?
Me temo que debemos avivar
las llamas de nuestra farsa.
Por lord Berbrooke, entiendo.
Me he enterado.
Debe creer que está a un paso
de pedir mi mano para que me deje en paz.
Pues espero no perder el equilibrio.
Espero que no,
porque estará pegado a mí toda la noche.
Y finja que disfruta, por difícil que sea.
Sí, bastante.
- Ve a bailar con Daphne.
- ¿Por qué?
Porque lo digo yo.
- Quizá no he sido lo bastante claro.
- ¿Quieres que la insulte?
- Al contrario.
- Quieres casarla con ese cerdo.
Lord Bridgerton,
disculpe la intrusión,
pero de ser necesario,
reafirmaré mis intenciones
para con su hermana.
Es el premio que siempre he deseado
por su belleza, elegancia…
¿Por su buen gancho?
Me gustaría saber si cuento con usted
para aclarar este malentendido, señor.
Preferiría evitar cualquier bochorno.
Un poco tarde.
¿Es muy amigo del duque
o es que le intimida…?
Tranquilo, Berbrooke.
Solucionaré el problema.
Problema que no es
de la incumbencia del duque.
Tú no decides lo que me incumbe,
incluyendo este asunto de Berbrooke.
Lo daré todo por ella, Bridgerton.
Y quizá llegue
a corresponderme con el tiempo.
Déjelo ya, Berbrooke.
¿No le ha contado lo del ojo morado?
- Sufrí una caída.
- Se le cayó la dignidad.
Anoche se comportó
de forma muy indecorosa
y tu hermana le dio un puñetazo.
Se lo tenía merecido.
Señor, debe saber…
Daphne me lo habría contado.
¿Estás seguro?
- No volverás a hablar con mi hermana.
- Pero vamos a casarnos.
Atrévete a mirarla
y acabarás bajo tierra.
Tienes suerte
de que no te dé yo otro puñetazo.
¿Qué ha pasado? Hermano.
No te preocupes por Berbrooke. Se acabó.
- ¿Se lo ha contado?
- Qué remedio.
- Todo irá bien, se lo aseguro.
- ¿Qué?
Aunque usted y mi hermano no lo crean,
soy capaz de defenderme. No tenía derecho.
- Intentaba ayudar.
- Pues ahórreselo.
Lo único que ha hecho es humillar a Nigel.
Por no hablar de que todos están mirando.
Usted no puede asegurarme nada.
Ha sido una velada maravillosa.
¿No le parece?
Esa joven es un tesoro excepcional.
No lo eche a perder.
Gracias.
- Voy a salir a tomar el aire.
- Señor.
Soy yo, señor.
¿Me ha seguido, Berbrooke?
Creía que ya estaba aclarado.
Lo estaba hasta que usted
lo ha estropeado todo.
Hable con el vizconde.
Lo de anoche fue un error.
Por un momento, perdí el juicio.
Lo entiende, ¿verdad?
Entre usted y yo jamás habrá
ningún tipo de entendimiento.
Váyase a casa.
Pero usted no la necesita. Es un duque.
Ya tiene el dinero,
los contactos y la posición.
Yo sí la necesito.
¿Por qué no me la deja a mí?
Eso depende de la señorita Bridgerton.
Cuando compro un caballo,
no negocio con él.
Deje de seguirme o…
Entonces, si tan enamorados están,
¿por qué no le ha pedido la mano?
¿Por qué no se ha declarado ya?
A menos que ya la haya mancillado.
Si es así, debe decírmelo.
Porque de haber sabido
que no era pura e inmaculada,
- jamás habría…
- Cállese.
No vuelva a cuestionar
su impecable integridad.
Sí.
Muy bien. Eso era lo que esperaba oír.
No merece ni respirar
el mismo aire que ella. Ahora váyase.
¿Y usted sí?
Sé lo que cuentan de su padre, Hastings.
Sé cuánto deseaba un hijo, un heredero.
Y sé cuánto se esforzó por conseguirlo
porque su pobre madre
no era capaz de dar a luz.
Aquí, el menos indicado para juzgar
los desaciertos de otro hombre es usted.
De tal palo tal astilla, ¿no?
Señor, lady Danbury
y lord Basset están aquí.
Vaya, qué intromisión tan desagradable.
Pensé que le aliviaría saber
que su hijo se encuentra sano y salvo.
Sus empleados parecen sorprendidos.
¿A qué se debe la visita?
Mis calificaciones
son altas en todas las materias.
Monto, hago esgrima y sé disparar…
notablemente bien, según me han dicho.
Incluso…
Yo…
Eres mi mayor fracaso.
¿Cómo dice?
Ya me ha oído.
No lo toleraré.
Le recuerdo
que es el futuro duque de Hastings
y que necesita
el poco calor paternal que le quede
en ese corazón de hielo que tiene.
Recuérdeme lo que quiera,
siempre y cuando no olvide su lugar:
fuera de mi vista
y con esa boca de furcia cerrada.
Le escribí muchas veces
para hacerle saber que… no estoy…
muerto.
¿Recibió mis cartas?
Tener que vivir sabiendo que algún día
heredarás Hastings ya es doloroso,
pero presenciar tu torpeza
es un insulto demasiado grande.
Eres igual de inútil que tu madre,
así que emplearé
el mismo recurso que usé con ella:
olvidar que alguna vez pisaste esta casa.
DUQUE DE HASTINGS
Para esta autora, el corazón
es un instrumento de lo más curioso
que no entiende de razón ni rango.
¿Qué explicación
podría tener que la señorita Bridgerton
considere la oferta de un simple barón
habiendo conquistado a un duque?
Puede que la mente de la debutante
tampoco entienda de razón.
La receta es mía, señorita.
Seguro que al duque le gustará.
Da igual lo que piense el duque, Rose.
Es un caballero de gustos refinados…
¡Basta!
¿Es por el colorete?
No.
Es perfecto.
Ponme un poco más.
Sepa, querido lector,
que si este extraño comportamiento
presagia otro escándalo más,
lo desvelaré. Puede estar seguro.
Porque no hay nada
como una salida al campo
para levantar el ánimo y soltar la lengua.
- Dicen que no ha descartado a Berbrooke.
- Yo creo que harían buena pareja.
- ¿Puedo ir a jugar con Eloise?
- Las damas no juegan.
Perdóname. ¿Puedo dar un paseo con Eloise?
Sí, está bien.
¿Qué te ha contado la criada,
la embarazada?
- ¿Cómo ocurrió?
- Me ha dicho que fue por amor.
¿Amor?
- No tiene sentido.
- Desde luego que no.
Fíjate en mi madre. Tres hijas.
¿Cómo va a tener algo que ver con el amor?
¿Qué más te ha dicho? ¿No está asustada?
Más… triste que asustada.
Pero podría tener un final feliz.
Quiere escaparse
y casarse con su enamorado.
Más motivo aún para estar asustada.
En cuanto se case, su vida terminará.
Eso no es escaparse.
¡Pobrecita!
No sabía lo del incidente con Berbrooke.
Podría haberte ayudado. Debiste decírmelo.
¿Me hubieras creído?
¿O cambiaste de opinión
porque otro hombre te dijo la verdad?
¿Eso piensas de mí?
Sabías cuáles eran mis deseos
y decidiste ignorarlos, así que…
sí, hermano, eso pienso.
- Llega tarde.
- Mis disculpas.
- ¿Vamos a reunirnos con su familia?
- No.
Vamos a pasear por delante de esos hombres
que están ahí jugando.
- ¿Qué le ha pasado en la mano?
- Boxeo.
Qué entretenimiento masculino tan absurdo.
- Abrócheme los botones de la manga.
- ¿Cómo dice?
No tiene de qué preocuparse. Berbrooke se…
¿Sabe qué ha dicho Whistledown de mí?
No. Aunque crea
que lo de Berbrooke está solucionado,
nuestra farsa continúa.
Aún no tengo marido.
Me siento halagado,
pero rechazo su propuesta.
Sí, lo sé. No tiene intención de casarse.
¿Y no será que nadie
quiere casarse con usted?
De verme obligado,
usted sería la opción menos desagradable.
- ¿Es un cumplido?
- Sí.
Pero no importa,
porque quiere casarse por amor, ¿no?
Claro que sí.
¿Siguen mirando?
¡Bridgerton!
¿Qué ha hecho?
Buenas noticias, familia Bridgerton.
He tomado cartas en el asunto
y ya tengo los papeles para la boda.
- No habrá boda.
- Cancelamos el acuerdo.
Lord Berbrooke, no tiene buen aspecto.
¿Hablamos en privado?
No hay nada más que hablar.
Aunque ya veo
quién es el cabeza de familia.
Porque si fuera usted,
ya le habría advertido a su hermana
que no le conviene actuar
como cuando estuvimos a solas en Vauxhall.
Por supuesto, el mero rumor
de un escándalo podría causar estragos
hasta en las familias más influyentes.
¿Qué haría alguien como lady Whistledown
con una información tan indecorosa?
- ¿Es una amenaza?
- En absoluto.
Porque pienso casarme dentro de tres días.
La joya de la temporada será mía,
lo mejor de la alta sociedad,
una Bridgerton.
Y la salvaré a ella y a toda la familia
de la desgracia
de la que usted no pudo protegerlos.
Espero con ansia
la unión de nuestras grandes familias.
Bridgerton. Hastings.
- Pienso desafiar a Berbrooke.
- Anthony.
Estoy preparado y conozco las reglas.
No te batirás en duelo con él. ¿Entendido?
Me da igual lo preparado que estés.
Es ilegal y terriblemente espantoso.
No me queda otra opción, madre.
Deshonrar a una joven,
y más aún a una hermana,
- tiene consecuencias mortales.
- No es la solución.
¿Y si lord Berbrooke cumple
su amenaza antes de que lo mates?
¿Qué ocurrirá?
Podría irse de la lengua
en cualquier momento y sería mi ruina…
y la vuestra.
Debo casarme con Nigel Berbrooke.
Es la única opción.
Rose, ¿nos dejas un momento?
Siempre te he inculcado
que el matrimonio es lo mejor
que te puede ofrecer la vida,
y es cierto.
Pero el matrimonio
no solo te da una pareja.
Te da comodidad, una casa que atender
y, lo más importante, hijos.
Te dedicarás a cuidar de tu familia
y te colmará de felicidad.
Estoy segura.
Papá y tú…
Erais una pareja maravillosa, mamá.
Eso era lo que yo quería.
Era lo que esperaba encontrar.
Y yo también.
Eloise Bridgerton.
Adelante.
Castígame.
¿Me das uno?
Yo quiero algo diferente.
- ¿Como qué?
- Algo distinto.
Veo a Daphne prepararse para los bailes,
los vestidos y los pretendientes y…
me agota. Yo no quiero esa vida, Benedict.
De veras creo
que valgo para algo más que eso.
Aunque no se me permita
hacer otra cosa.
Que sepas que…
no eres la única.
¿Aún sigues cortejándola?
¿Cómo es?
Se va a casar.
Entonces, ya eres libre.
Una más.
Majestad.
¿Qué le parece?
¿La música?
Es preciosa.
¿Es de Mozart?
Conocí al señor Mozart
cuando no tenía ni diez años.
Me acompañó en una ocasión
mientras cantaba un aria y supe que sería
uno de los mejores compositores de Europa.
Y no se equivocaba en absoluto.
Casi nunca me equivoco
con esas cosas. ¿Sabe por qué?
Porque cuando le extiendo
mi favor a alguien,
espero que cumpla.
- Majestad, ¿es…?
- Brimsley.
El rapé.
Es muy chismoso.
Si nos escuchara hablar, toda Inglaterra
estaría enterada de nuestros asuntos.
Entiendo.
Supongo que sí.
Esperaba un gran futuro para su hija
con su entrada en sociedad,
un futuro junto a un duque, por ejemplo.
Tal unión sería…
Bueno…
sería de lo más fascinante, no cabe duda.
Como decía, el brillo del éxito
no solo benefició al joven maestro.
Cambió el destino
de su familia ya que, de otro modo,
nunca habrían salido de Salzburgo.
¿No le parece?
Pues sí. Eso creo.
¿Qué haremos, señora?
Invitar a lady Berbrooke
a tomar el té inmediatamente.
Nigel es mi único hijo.
Es un joven muy especial.
Como suelo decir,
Dios no me bendijo con otro hijo
porque con él
ya había alcanzado la perfección.
Caramba.
No todas las mujeres tienen tanta suerte.
Señorita Bridgerton,
permítame que me fije en usted.
Muy lozana.
Aunque un poco ojerosa.
- Fue una noche larga.
- Muchas emociones, supongo.
Pero debe esforzarse más, querida.
Mi Nigel es muy exigente.
Ya ha rechazado
a muchas debutantes muy hermosas.
Me dijo: "Madre,
valoro más los logros que la belleza".
¿No es fascinante?
Tu señora está arrasando con las galletas.
Tranquila, Rose. Yo me encargo.
Amas de llaves…
Se lo tienen muy creído,
pero somos las doncellas
las que más trabajamos.
- La nuestra es igual.
- Pero tenéis suerte.
No será complicado llevar la casa
estando solo lady y lord Berbrooke.
Sí… Ni te lo imaginas.
¡Ni siquiera le ha dado
un sorbito al té, querida!
Una joven debe estar
bien alimentada para tener hijos.
Los arenques
con pan de centeno son mano de santo.
Así concebí a mi Nigel.
Contadme.
¿Qué ocurre?
¿Por qué crees
que he invitado a esa mujer a tomar el té?
El servicio se entera de todo,
como ya sabemos.
Tenemos algo muy jugoso.
Lord Berbrooke tuvo un hijo
con una criada y se negó a mantenerlo.
- Ahora ambos viven de la chatarra.
- Qué ruin.
Precisamente por eso
debemos librarnos de él.
Lo negará todo.
¿Quién creerá a una mujer
antes que a un hombre?
Puede que nadie.
Solo si lady Whistledown lo hace.
Haremos lo que hacen las mujeres:
hablar.
Y únicamente se casó con ella
porque su padre había derrochado
toda su fortuna en América.
Mon Dieu. ¿No le parece
el escándalo más morboso de la temporada?
Podría haber otro aún peor.
Todos los barones tienen bastardos.
La echó incluso antes de que diera a luz.
¡No me digas!
Hay que contárselo a Jennie y a Mary.
Ha llegado a oídos de esta autora
un sórdido rumor
que tiene conmocionada a la alta sociedad.
Se dice que las apariencias engañan,
pero, en el caso
del bobalicón del barón Berbrooke,
su desagradable aspecto
representa perfectamente
todo lo que ocurre bajo su techo.
No me sorprendería
que lord Berbrooke se ausentase
para atender ciertos asuntos.
Asuntos que podrían estar relacionados
con los pagos que le debe
a una antigua criada suya y a su hijo.
Esperamos que la criatura
saliera a la madre.
Dicen que Berbrooke
ha abandonado la ciudad.
Se ha solucionado el problema
y dudo que sea una casualidad.
En el futuro, actuaré de otro modo.
O tal vez no.
Sé que la sociedad
ha dictado tu papel en esta familia,
pero, una vez zanjado lo de Daphne,
puedo arreglármelas sola.
Esto es para ella. Son tulipanes.
Simbolizan la pasión.
Será perfecto para cuando decida
casarse con el duque.
Le haré uno igual a tu futura prometida.
Buenas noches.
No pretenderá tenerme
aquí encerrada eternamente, ¿verdad?
Aquí solo hay una responsable
de su confinamiento, señorita.
¿Eloise?
¿Necesitas algo?
No.
Sí.
Me alegro de que todo este asunto
de Nigel Berbrooke haya terminado.
Gracias.
Se oyen muchas historias
de matrimonios horribles
y finales infelices y…
es aterrador.
- Eloise, no te preocupes…
- ¿A ti no te aterra?
El matrimonio, los hijos…
Los niños son una bendición.
Aunque sé que tú no me entiendes.
¿Ya has olvidado lo que le pasó a mamá?
Cómo gritaba aquella noche.
Te pusiste a cantar para que no la oyera,
pero su voz retumbaba por toda la casa.
A veces, aún tengo pesadillas.
Casi se muere…
meses después que papá.
Claro que no lo he olvidado.
Por supuesto…
que tengo miedo.
Habría que ser tonta
para no tenerlo a estas alturas.
Es cierto.
Mamá pasó…
una noche horrible.
Pero trajo al mundo a Hyacinth,
y nos hizo muy felices a todos.
Sí, Eloise. Es posible
que hallemos más oscuridad
de la que nos han advertido.
Pero hay luz al final del camino.
Y sé…
que algún día…
ambas la encontraremos.
Debe de ser agotador.
¿El qué?
Fingir tanto con ese empeño que le pones.
No debió perder los estribos
con lord Berbrooke.
Debe saber, Srta. Bridgerton,
que no tolero a los abusones.
Y usted debe saber, señor,
que no dejaré que esto salga mal.
¿Nuestra farsa?
Ya es algo más que eso.
Es más que un acuerdo.
Ya no se trata solo
de impresionar a lady Whistledown,
a la reina o a cualquiera.
Se trata de una vida. Mi vida.
Debo tomar el control.
No puedo hacer otra cosa.
Así que no dejaré que esto salga mal.
Si no está de acuerdo, hágamelo saber ya.
- Accederé… con una condición.
- Usted no lo entiende, señor…
Llámame Simon.
Si quieres que de verdad parezca
que somos la pareja de la temporada,
llámame por mi nombre.
Muy bien…
Simon.
¿Qué tiene de gracioso mi nombre?
No, nada.
Es un nombre perfecto.
¿Perfecto? Muy bien… Daphne.
Quiero encontrar un marido…
para formar una familia y tener hijos.
Pues vamos a encontrártelo.
¿Un baile?
Por supuesto.
Usted y la señorita
hacen una pareja encantadora, señor.
¿Qué le preocupa?
Nada en absoluto, lady Danbury.
Hijo mío, has vuelto
para ocupar el lugar que te corresponde.
Mi corazón está fallando,
pero te aseguro que está lleno de orgullo
de ver el duque
en el que te has convertido…
y el linaje de los Hastings perdurará.
Escúchame con atención…
porque solo he vuelto por un motivo…
para hacerte un juramento,
el único que haré en mi vida.
Jamás me casaré.
Jamás engendraré un heredero.
El linaje de los Hastings morirá conmigo.
¿He sido lo bastante claro, padre?
Habla, puto monstruo.
¡Habla!
Subtítulos: Cristina Giner
ger__DEFAULT.vtt
ger__DEFAULT.vtt
EINE NETFLIX ORIGINAL SERIE
Atmen, Euer Gnaden.
-Pressen!
-Atmen!
Ja!
Euer Gnaden, Ihr müsst pressen.
Gut. Sehr gut. Ja.
Ihr müsst atmen, Euer Gnaden.
Ich will es jetzt wissen!
-Zur Seite.
-Was tun Sie hier, Lady Danbury?
-Ich gehe zu ihr.
-Ladys sind dort deplatziert.
Sie braucht Hilfe.
Wenn schon nicht ihr Mann…
Pressen!
Habe ich endlich einen Sohn?
Zange.
-Ich kann den Kopf sehen. Pressen!
-Pressen!
-Sagen Sie schon!
-Sagen Sie's!
-Atmen!
-Ja.
-Pressen.
-Pressen, Euer Gnaden.
Und?
Ein Junge, Euer Gnaden.
Ich habe einen Sohn!
Sarah!
Ich schenkte ihm endlich… einen Sohn.
Sarah.
Doktor!
Zu viel Blut.
Sarah…
Ein vollkommener Sohn.
Simon Arthur Henry Fitzranulph Basset,
der nächste Duke of Hastings!
Euer Gnaden.
Sollen wir
das Herzoginnenzimmer herrichten?
Nein.
Das wird nicht nötig sein.
Es wird bis in alle Ewigkeit
nur zwei Worte geben,
die der Autorin
am Morgen nach einem guten Fest einfallen:
"Schrecken" und "Entzücken".
Nun, werte Leserschaft, die Gerüchte
über die gestrige Vauxhall-Soiree
sind sowohl erschreckend
als auch entzückend.
Es ist da, Majestät!
Her damit!
Wie ein Phönix steigt sie
aus der Asche der Unbedeutsamkeit auf:
Ms. Daphne Bridgerton.
Die illustre Debütantin tanzte
nicht nur ein-, sondern zweimal
mit dem begehrtesten und unerreichbarsten
Junggesellen dieser Ballsaison,
dem Duke of Hastings.
Wohin geht Ihr so früh, Euer Gnaden?
Zum Promenieren.
Er lächelt. Der Herzog lächelt selten.
Daphne besitzt vortrefflichen Humor.
Den wird sie brauchen.
Das Herzoginnenleben wird fordernd sein.
Tänze veranstalten,
Würdenträger begrüßen…
Daphne gehört nicht nur zur High Society,
sie wird sie anführen.
Sie ist bereit, Lady Danbury.
-Acht Bälle.
-Nein.
Acht Bälle.
Unser Plan soll doch aufgehen, oder?
Zweck der Abmachung ist,
heiratsfixierte Mütter abzuwehren.
Nicht mich
in die Höhle des Löwen zu begeben.
Zweck der Abmachung ist,
dass ich in meiner ersten Saison heirate.
Sie bekommen vier.
-Sechs Bälle.
-Fünf.
Sechs. Und Ihr müsst mir Blumen schicken.
Heute.
Teure.
Wäre es Euch ernst,
kauftet Ihr alle Floristen leer.
Wäre es mir ernst,
bräuchte ich keine Blumen.
Nur 5 Minuten
allein mit Ihnen in einem Salon.
Ich meinte nicht…
-Sechs Bälle, Euer Gnaden.
-Gut.
Blumen halte ich mir offen.
Und denkt daran…
Keiner darf von unserer Abmachung wissen.
Auch nicht,
was mit Lord Berbrooke geschah.
Ja. Wie geht es Ihrer Hand heute?
Sie haben richtig gehandelt.
Schon das Gerücht,
dass ich mit einem Mann allein war,
noch dazu, ihn geschlagen habe,
bedeutet mein Ende.
Ich will keinen Skandal, Ms. Bridgerton.
Skandale verursacht Ihr doch zuhauf.
Natürlich weiß ich's nicht. Wie auch?
Ich kann sie nicht fragen.
Ich weiß nicht, wie es dazu kam.
Es ist so verstörend!
Wovon redet ihr Mädchen?
Es geht um Ms. Thompson.
-Prudence…
-Was ist los?
-Penelope hat Fragen.
-Schweig jetzt…
Zu Ms. Thompsons Zustand.
-Bitte?
-Sie wissen es, Ma'am.
Wie ist es passiert, Mama?
Kriegt sie ein Baby?
Das reicht.
Mylord, hören Sie das?
Was machen wir jetzt?
Diese Hysterie ist doch unnötig.
-Wieso wird Ms. Thompson weggesperrt?
-Sie ist ansteckend.
Daphne ist vielleicht verliebt.
Und jetzt? Was hat sie Großes erreicht?
Sie hat ihn weder erschaffen
noch gebacken, er war plötzlich da.
Jetzt spaziert er herum.
Er mag sicher ihr Gesicht. Oder ihr Haar.
Das ist keine Leistung.
Weißt du, was eine Leistung ist?
Eine Universität zu besuchen.
Wäre ich ein Mann, ginge das.
Stattdessen sehe ich
Mama vor Stolz platzen,
weil irgendein Mann meine Schwester mag
und sie mit Babys vollpumpen will.
Penelope, du hörst mir nicht zu.
Ich kenne eine… die schwanger ist.
Deine Mama? Ist sie nicht schon älter?
-Sicher will dein Vater einen Sohn…
-Nicht Mama. Ein Dienstmädchen.
-Welche von ihnen ist verheiratet?
-Ist sie nicht.
Wie wurde sie dann schwanger?
Weiß ich nicht,
aber ich werde es herausfinden.
Das musst du.
Wie sollen wir uns sonst davor schützen?
Wir müssen noch so viel erreichen!
-Zwei Bälle? Mit einem Herzog?
-Ihm gefiel deine Schwester, Hyacinth.
Wie allen Anwesenden.
Alle hatten nur Augen für sie.
-Iss doch Toast, Liebes.
-Ich bin nicht hungrig.
Und wenn sie
wegen eines Risses im Kleid starrten?
Oder falscher Tanzschritte?
Kommt der Herzog zum Crawford-Ball?
-Könnte durchaus sein.
-Und zum Ramsbury-Ball am Freitag?
-Und zum großen Picknick?
-Mal sehen, Mama.
Schade für Fran, dass sie die Saison über
Klavier bei Tante Winnie lernt
und Daphnes Verlobung verpasst.
-Fuhr sie schon los nach Bath?
-Wie wird man schwanger?
-Was für eine Frage!
-Ich dachte, man muss heiraten.
-Wovon redest du?
-Muss man anscheinend nicht.
Eloise, es reicht.
Daphne, das war so schön. Spiel weiter.
-Ihr wisst es?
-Sieh nicht mich an.
Warst du mal auf einer Farm, El?
Ihr erörtert doch keine anstößigen Themen.
Nein, Mutter.
Eigentlich wollten wir gerade
unsere Degen rausholen.
-Colin Bridgerton!
-Zum Fechten.
-Miss? Humboldt kommt.
-Humboldt kommt?
-Humboldt?
-Warum kommt Humboldt?
Besuch, Humboldt?
Verehrer von Ms. Daphne, Ma'am.
Aber der Herzog.
Du hast schon einen Verehrer.
Jetzt habe ich wohl noch mehr.
Was ist hier los?
Weg da!
Als ich eingeladen wurde…
-Weg da!
-…erwartete ich, der Einzige zu sein!
Ich trug meine Satin-Kniebundhose!
Aus dem Weg! Sofort!
Grundgütiger!
Ich will meine zukünftige…
Lord Berbrooke. Gehen Sie.
Sie sagten, Sie regeln das.
-Gabt mir Ihr Wort.
-Ich halte es.
Sie waren der Einzige.
Daher kamen nur Sie infrage.
Das ist ein großes Missverständnis.
Sie müssen sich nun zum Rest gesellen.
-Was ist hier los?
-Das will ich auch wissen.
Beginnen wir damit,
warum du den schönen Morgen ruinierst.
-Weil sie bereits verlobt ist.
-Der Herzog hielt um deine Hand an?
Ich bin nicht verlobt.
Hat mir jemand einen Antrag gemacht? Nein.
Machte ich jemandem einen?
Ich denke nicht.
-Sei nicht respektlos, Schwester.
-Respektlos?
Nichts ist respektloser,
als mich Nigel Berbrooke zu versprechen.
Anthony, bitte nicht.
-Er ist eine gute Wahl. Ich prüfte ihn.
-Du versprachst ihm Daphne?
-Wohl nicht gründlich genug.
-Was?
Spielt keine Rolle.
Ich habe die Auswahl. Ich brauche keine…
Du hast Verehrer, aber keine Anträge.
Außer natürlich von Lord Berbrooke.
Was geschah mit seinem Auge?
Ziemlich grotesk.
Daphne hat einen Herzog verzaubert.
Das verändert alles.
Sag nicht, das hat mit Hastings zu tun.
Er umwirbt sie.
Sie tanzten doch nur miteinander.
Wie Colin mit Penelope Featherington.
Das heißt nicht…
Sie gingen heute spazieren,
und er schickte uns Blumen.
Teure.
Der Herzog ist kein echter Verehrer.
Er wird nie heiraten.
Ich kenne ihn von Kind an.
Es ist weder Übermut,
noch Leugnung oder Unreife.
So scheint es aber.
Ich werde Nigel Berbrooke nicht heiraten.
Ich handelte in deinem Interesse,
Schwester.
Eines Tages wirst du es verstehen
und dankbar sein.
Der Vertrag wird aufgesetzt,
und du heiratest ihn.
-Mama.
-Keine Sorge, Liebes.
Merkt Lord Berbrooke,
wie ernst es dem Herzog ist,
zieht er sich zurück.
Er respektiert vielleicht nicht die Wahl
einer Frau, aber die eines Mannes.
Wenn es der Herzog nicht ernst meint…
dann habe ich noch andere Verehrer.
Daphne, ich sah, wie ihr euch gestern
und heute Morgen angesehen habt.
Es gibt keine anderen. Nur den Herzog.
Du hast mit der jungen Bridgerton
zweimal getanzt?
Erinnere mich daran, warum ich zuerst dich
nach meiner Rückkehr aufsuchte.
Gib es zu, Freund. Du hast mich vermisst.
Auf ein Wort?
Du kriegst so viele du willst.
Kommst du, oder muss ich da rauf?
Meine Fäuste steckten genug Prügel
durch dein Kinn ein, werter Herzog.
Was gibt es Dringendes?
Was hast du dir gestern
und heute früh gedacht?
-Ich…
-Genauer. Es könnte vieles sein.
Umwirbst du Daphne?
-Soll ich es nicht tun?
-Nein.
Aus vielen Gründen.
Angefangen mit: "Sie ist meine Schwester"
und endend mit: "Sie ist schon verlobt."
Und wieder zurück zu:
"Sie ist meine Schwester."
Eine Verlobung wär mir neu.
Ist das Aufgebot bestellt?
Die Vorbereitungen werden getroffen.
Ich arrangierte alles mit Berbrooke,
gab ihm mein Wort.
Schlecht, denn dein Problem ist,
dass Berbrooke
Ms. Bridgertons unwürdig ist.
Er ist anständig.
Immerhin frequentiert er keine Bordelle.
Er war die letzten Jahre sogar in London.
Und nicht in einer Spielhölle, einem Slum,
oder wo auch immer
du dich herumgetrieben hast.
Nigel Berbrooke ist kein Heiliger.
Wir sind ewig gute, sogar beste Freunde.
Aber es geht um meine Schwester.
Denk an alles,
was wir uns als Freunde erzählt haben.
Ich will dich bei Weitem nicht beleidigen,
aber du verstehst sicher,
dass meine Familie Priorität hat!
Warum sagt er nichts?
Er ist vier. Das sollte er können.
Er schreibt bereits sehr gut.
Besser als all meine anderen Schüler.
Er müsste ein verdammter Shakespeare sein,
wenn er nicht sprechen kann.
Lass hören, Junge. Sag was. Grunze.
-Rede, verdammt!
-Er hat Angst.
Wenn er nur dann redet,
dann ist es eben so.
Nein.
Was sagst du da?
Nicht…
…machen.
Was macht er da?
-Er ist schwachsinnig.
-Euer Gnaden.
Er ist ein Idiot!
Mein Gott.
Kennst du unsere bedenkliche Lage, Junge?
Uns wurde dieses Geschlecht gewährt.
Die Monarchie selbst hat es uns gewährt.
Aber es wird nur uns gehören,
solange wir makellos bleiben.
Der Name Hastings darf nicht
in die Zitterhände eines Idioten fallen!
Schaffen Sie ihn mir aus den Augen.
Er ist für mich gestorben.
Ich habe ein paar Süßigkeiten für dich.
Ich dachte, du magst sie,
wenn der Rest heute beim Ball ist.
Komm doch herein.
Wir können sie uns teilen.
Du gehst gar nicht zurück zu deinem Papa.
Ich bin sehr erleichtert.
Ich kann mir denken,
wie er reagieren würde auf…
…deinen Zustand?
Marina, darf ich fragen…
…wie es dazu kam?
Kuchen.
Kuchen?
Unser Pfarrer in Somerset
liebte stundenlange Predigten.
Drei, vier, manchmal fünf Stunden lang.
Ich kollabierte fast
vor Hunger und Müdigkeit.
Aber an einem Sonntag, als ich fast
erschöpft unter die Bank gerutscht bin,
hat der älteste Crane-Junge…
…Sir George Crane, mir heimlich
Kuchen und Kekse zugesteckt.
Der Pfarrer merkte es nicht.
Irgendwann steckte er kleine Zettel dazu.
Wir schrieben uns monatelang
kleine Briefchen.
Noch nie
freute ich mich so auf die Kirche.
-Und wo ist Sir George jetzt?
-Spanien.
Er wollte mit Wellington kämpfen…
Aber er schreibt mir weiterhin.
Siehst du?
Also…
…wurde dein Zustand verursacht durch…
Liebe.
Liebe, Penelope.
Eure Majestät,
der Leibarzt weiß Neues über den König.
Wieso hat es in dieser Saison
noch keine Verlobung gegeben?
Fürchterlich langweilig!
Ich weiß was Pikantes
über das ehemalige Spülmädchen.
So was interessiert mich nicht.
Ich will unterhalten, begeistert werden.
Will mich der Arzt
über den Tod meines Mannes unterrichten?
Wohl nicht, Eure Majestät.
Dann sagen Sie, ich habe zu tun.
Und holen Sie Briefpapier.
Lieber Rubine oder Perlen, Miss?
Perlen, natürlich.
Mama, vielleicht ziehen Rubine
noch weitere Verehrer an?
Wenn ich nicht alles
auf eine Karte setzen will…
…muss ich mehr… Karten… sammeln.
Der Herzog verdrehte dir den Kopf.
Nein, aber Lord Berbrooke
sollte sich wegdrehen.
-Himmel. Was ist, Mrs. Wilson?
-Die Queen, Ma'am.
-Krank?
-Hat King George ihr etwas getan?
-Das königliche Briefpapier der Majestät.
-Persönlich adressiert an Mylady.
Was schreibt sie, Mama?
Ich werde in zwei Tagen
zum Tee mit der Queen eingeladen.
Vergiss die Perlen.
Trag heute die Familiendiamanten.
Würde es etwas schaden,
etwas Farbiges zu tragen?
Diese Ballsaison
ist bereits so furchtbar monoton.
Muss es Eure Garderobe auch sein?
-Ich hörte, das sei modern.
-Finde ich nicht.
Nehmt meinen Arm,
ehe wir Euretwegen spät dran sind.
Ach, Ihr seid also gar nicht tot.
Mylady, wir haben Sie nicht erwartet.
Nicht ein Mal London,
nichts über Eure Ausbildung,
kein Wort über Euch von Eurem Vater.
Und doch seid Ihr hier, gesund und munter.
Aufstehen, Junge,
damit ich Euch ansehen kann.
Eure Mutter würde weinen, wüsste sie,
dass Ihr ihre beste Freundin nicht kennt.
Ihr seht aus wie sie.
Und das ist gut so.
Lady Danbury, Mylord.
Ihr habt offenbar keine Manieren.
Könnt Ihr lesen,
schreiben, reiten, fechten?
Warum geht Ihr nicht zur Schule?
Ich… kann… nicht… reden.
Als ich klein war,
vor einigen Jahrhunderten,
hatte ich Angst vor dem Spiegelbild.
Betrat ich einen Raum,
wollte ich mich in Luft auflösen.
Aber Menschen in unserer Position
können sich nicht ewig verstecken.
Ich musste irgendwann ins Licht treten,
ohne Angst zu haben, und ich entschied,
selbst beängstigend zu werden.
Ich schärfte Verstand und Auge,
kleidete mich vornehm.
Und ich war das schrecklichste Wesen
in jedem Raum, den ich betrat.
Kommt.
Ihr könnt sprechen.
Ich habe Euch gut verstanden.
Und ich helfe Euch,
das Stottern zu überwinden.
Aber im Gegenzug müsst Ihr versprechen,
dass Ihr, wenn Ihr ins Licht tretet,
der Aufmerksamkeit würdig sein werdet.
Darf ich bitten?
Dann muss mir ein anderer
einen Ratafia besorgen.
Lord Bridgerton,
erweisen Sie mir die Ehre?
Natürlich, Lady Danbury.
Nicht mehr sechs Bälle.
Es müssen acht sein.
-Und ein Picknick.
-Picknick?
Ich fürchte, wir müssen unserer Scharade
mehr Zunder geben.
Wegen Lord Berbrooke, nehme ich an?
Schon gehört.
Wir müssen ihn glauben lassen,
dass Ihr kurz vor dem Antrag steht…
…damit er ablässt.
Ich hoffe, ich behalte das Gleichgewicht.
Ich hoffe es auch,
denn ich weiche nicht von Eurer Seite.
Und es muss nach Spaß aussehen,
auch wenn's schwerfällt.
Ja, durchaus.
Tanz mit deiner Schwester.
-Warum?
-Weil ich dich darum bitte.
-Ich war wohl nicht deutlich.
-Soll ich deine Schwester beleidigen?
-Im Gegenteil.
-Sie soll eine ekelhafte Kröte heiraten.
Lord Bridgerton,
verzeihen Sie meine Störung.
Aber falls nötig, wiederhole ich
meine Absichten bezüglich Ihrer Schwester.
Ich habe sie schon lange im Auge,
wegen ihrer Schönheit, ihrer Anmut…
Und ihres rechten Hakens?
Kann ich darauf zählen,
dass Sie dieses Missverständnis aufklären?
Ich möchte mich nicht blamieren.
Ziemlich spät.
Sind Sie bloß nett,
oder vom Status eingeschüchtert…
Sachte, Berbrooke.
Ich sagte, ich kläre die Sache.
Die, wie ich den Herzog erinnern werde,
ihn nichts angeht.
Du kannst weder darüber urteilen,
noch über Lord Berbrookes Charakter.
Ich biete Ihrer Schwester alles.
Vielleicht lernt sie ja,
meine Zuneigung zu erwidern.
Schluss, Berbrooke.
Er sagte nicht,
wie er zum blauen Auge kam.
-Ein Missgeschick mit einer Schranktür.
-Mit seiner Ehre.
Er hat gestern etwas Unsägliches versucht,
ehe deine Schwester zulangte. Zu Recht.
Mylord, Sie müssen wissen…
Daphne hätte mir das gesagt.
Hätte sie das?
Sie sprechen nie wieder
mit meiner Schwester.
Aber wir heiraten.
Wenn Sie sie nur ansehen,
wäre das Ihr Ende.
Seien Sie dankbar,
dass kein weiterer Bridgerton zuschlägt.
Was ist passiert? Bruder?
Keine Sorge wegen Berbrooke.
Es hat sich erledigt.
-Ihr habt es gesagt?
-Ich musste.
-Alles wird gut, das versichere ich.
-Versichern?
Ihr und mein Bruder mögt es anders sehen,
aber ich kann für mich selbst sprechen.
Das war falsch.
-Ich wollte helfen.
-Habt Ihr aber nicht.
Ihr unterschätzt lediglich
Nigels Anspruchshaltung.
Und die Leute sehen zu.
Ihr könnt mir gar nichts versichern.
Ein wunderschöner Abend. Findet Ihr nicht?
Die junge Dame ist ein kostbarer Schatz.
Setzt das nicht in den Sand.
Danke.
-Ich glaube, ich laufe heute Abend.
-Euer Gnaden.
Ich bin's, Euer Gnaden.
Folgen Sie mir, Berbrooke?
Ich dachte, es sei geklärt.
Das war es,
aber dann habt Ihr es ruiniert.
Sprecht bitte mit dem Viscount.
Das gestern war falsch,
ein kurzer Verlust der Urteilskraft.
Sind wir uns da einig?
Es gibt keine Einigung zwischen uns.
Es wird nie eine geben.
Gehen Sie heim.
Ihr braucht sie nicht.
Ihr seid ein Herzog.
Ihr verfügt über Geld,
Beziehungen und Ansehen.
Ich brauche sie.
Warum überlasst Ihr mir sie nicht?
Das muss Ms. Bridgerton entscheiden.
Beim Pferdekauf
verhandle ich auch nicht mit dem Pferd.
Folgen Sie mir weiter…
Wieso hieltet Ihr nicht um ihre Hand an,
wenn es Euch so ernst ist?
Wo bleibt der Antrag?
Ihr habt sie wohl entehrt.
Falls ja, sagt es mir.
Hätte ich gewusst,
dass sie promiskuitiv und nicht rein ist,
-hätte ich nie…
-Schluss!
Wehe, Sie stellen
ihre Ehrenhaftigkeit infrage.
Ja… Nun gut.
Das war alles, was ich hören wollte.
Sie verdienen nicht, dieselbe Luft wie sie
zu atmen. Gehen Sie jetzt nach Hause.
Aber Ihr?
Ich kenne Geschichten über Euren Vater.
Ich weiß, wie sehr er sich einen Sohn,
einen Erben, wünschte,
und wie sehr er sich darum bemühte,
als Eure arme Mutter dabei versagte.
Wenn irgendjemand kurzzeitig fehlende
Urteilskraft nachsehen sollte, dann Ihr.
Der Apfel fällt nicht weit vom Stamm, was?
Euer Gnaden, darf ich Euch
Lady Danbury und Lord Basset präsentieren?
Nun, eine höchst unwillkommene Störung.
Ich dachte, Ihr wärt erleichtert,
dass Euer Sohn lebt und wohlauf ist.
Eure Dienerschaft schien davon überrascht.
Was wollen Sie hier?
Ich bekomme überall gute Noten, Sir.
Ich reite, fechte und schieße…
…außergewöhnlich gut, wird mir gesagt.
Ich bin sogar…
Ich…
Du bist mein größter Misserfolg.
Ich muss doch sehr bitten!
Das wette ich.
Ich bitte nie wieder.
Darf ich erinnern,
dass er der nächste Duke of Hastings wird
und des geringsten Rests
an Väterlichkeit bedarf,
die Eurem kalten Herzen innewohnt.
Dürfen Sie, sofern ich Sie
an Ihren Status erinnern darf.
Gehen Sie mir aus den Augen
und halten Sie Ihren aufsässigen Mund.
Ich schrieb Euch oft,
um Euch wissen zu lassen, dass ich…
…nicht tot bin.
Habt Ihr die Briefe erhalten?
Es schmerzt genug, im Wissen zu leben,
dass du der Hastings-Erbe bist.
Zeuge deiner Schwächen zu sein,
ist die größte Ehrverletzung.
Du bist so nutzlos,
wie deine Mutter es war.
Daher tue ich bei dir dasselbe
wie auch bei ihr:
Ich vergesse, dass du jemals
diese Hallen beschmutzt hast.
DUKE OF HASTINGS
Die Autorin hält das Herz
für ein oft höchst seltsames Instrument,
das weder Vernunft noch Rang befolgt.
Welche Erklärung könnte es sonst geben,
dass Ms. Bridgerton
die Werbung eines Barons erwägt,
wenn sie doch schon einen Herzog hat?
Stimmt vielleicht nicht nur mit
dem Verstand der Debütantin etwas nicht?
Die Rezeptur ist von mir, Miss.
Dem Herzog wird es sicher gefallen.
Es ist egal, was der Herzog denkt, Rose.
-Er ist stattlich, oder? Geschmackvoll…
-Aufhören.
Gefällt Ihnen das Rouge nicht?
Doch.
Es ist perfekt.
Ich hätte gern mehr.
Geben Sie gern weiter, werte Leserschaft,
dass, wenn dieses bizarre Verhalten
einen weiteren Skandal verheißt,
ich ihn aufdecken werde.
Denn nichts eignet sich besser
als ein Ausflug in die Natur,
um die Stimmung zu heben
und die Zunge zu lockern.
Ich hörte,
der bedepperte Berbrooke umwirbt sie.
Er passt zu ihr, wie ich finde.
-Mama, darf ich mit Eloise spielen?
-Damen spielen nicht.
Verzeihung.
Dürfen wir spazieren und kokettieren?
Also gut.
Was hast du
vom schwangeren Dienstmädchen erfahren?
-Was ist passiert? Und wie?
-Sie sagte, es war Liebe.
Liebe? Das ergibt keinen Sinn.
Nein, sicher nicht.
Sieh dir Mama an, drei Kinder.
Die sind niemals aus Liebe entstanden.
Was sagte sie noch?
Hatte sie keine Angst?
Sie war eher traurig als ängstlich.
Aber es kann durchaus
noch ein gutes Ende nehmen.
Sie will aufs Land fliehen
und ihn heiraten.
Dann hat sie noch mehr Grund,
Angst zu haben.
Nach der Hochzeit ist ihr Leben vorbei.
Von wegen fliehen.
Das arme Mädchen!
Mir war nicht bewusst,
was Berbrooke tun wollte.
Ich hätte geholfen.
Du hättest was sagen sollen.
Hättest du mir geglaubt?
Oder hast du deine Meinung geändert,
weil ein Mann es dir sagte?
Hältst du so wenig von mir?
Da du meine Wünsche kanntest
und ignoriert hast…
Ja, Bruder. Tue ich.
-Ihr kommt spät.
-Verzeihung.
Wollen wir zu Ihrer Familie?
Ganz sicher nicht.
Wir müssen
an den spielenden Männern vorbeispazieren.
Was ist mit Eurer Hand passiert?
Ich habe geboxt.
Wie absurd,
dass Männer das unterhaltsam finden.
-Knöpft mir das Bündchen zu.
-Wie bitte?
Ihre offenkundige Sorge ist unnötig.
Berbrooke ist…
Whistledown schreibt noch über mich.
Nein. Das mit Berbrooke mag geklärt sein,
aber unsere List wird fortgesetzt.
Ich muss heiraten.
Schmeichelhaft,
aber ich lehne den Antrag ab.
Ich weiß. Ihr möchtet nicht heiraten.
Kam Euch je in den Sinn,
dass Ihr kein Traumehemann seid?
Würde ich zur Heirat gezwungen,
wären Sie ganz annehmbar.
-Ist das ein Kompliment?
-Ja.
Es ist egal.
Sie wollen ja aus Liebe heiraten. Oder?
Aber natürlich.
Schauen sie noch?
Bridgerton!
Was habt Ihr getan?
Ich habe gute Nachrichten, Bridgertons.
Ich regelte es selbst.
Die Erlaubnis
für meine Hochzeit mit Ms. Bridgerton.
-Es gibt keine.
-Die Übereinkunft wurde annulliert.
Das sieht aber schmerzhaft aus.
Reden wir an einem privateren Ort weiter?
Ich will keine weiteren Gespräche.
Vielleicht rede ich endlich
mit dem wahren Familienoberhaupt.
Denn Sie hätten Ihrer Schwester
zu mehr Vorsicht geraten,
statt mich zu animieren, als wir allein
in Vauxhalls verruchten Gängen waren.
Natürlich kann das bloße Gerücht
eines solchen Skandals
den einflussreichsten Familien schaden.
Was würde jemand wie Lady Whistledown
mit dem unschicklichen Wissen anstellen?
-Ist das eine Drohung?
-Nicht doch.
Denn in drei Tagen werde ich heiraten.
Ich habe den Brillanten der Saison.
Die Beste unseres Standes.
Ich habe eine Bridgerton.
Und ich werde sie
und Ihre gesamte Familie retten.
Vor dem Ruin,
vor dem Sie sie nicht schützen konnten.
Ich freue mich auf die Vereinigung
unserer großen Familien.
Bridgerton. Hastings.
-Ich muss ihn herausfordern. Glaub mir.
-Anthony!
Ich bin versiert und kenne die Regeln.
Du wirst dich nicht duellieren.
Verstanden?
Deine angebliche Versiertheit
ist mir gleich.
Es ist illegal, und dazu schrecklich.
Gentlemen haben keine andere Wahl.
Wenn eine junge Frau, zumal die Schwester,
entehrt zu werden droht, droht der Tod!
Es ist keine Lösung.
Sollte Lord Berbrooke
die Drohung wahrmachen,
bevor du ihn erschießt,
Bruder, was passiert dann?
Er könnte jederzeit
seinen kleinen Mund aufmachen,
und das wird mein Ende sein…
Und unser aller.
Ich muss Nigel Berbrooke heiraten.
Ich habe keine Wahl.
Rose, lass uns kurz allein.
Ich habe dir beigebracht,
dass die Ehe das Beste ist,
was das Leben bereithält,
und das ist auch so.
Aber die Ehe bietet einem
nicht nur einen Partner.
Du bekommst Trost und ein Haus,
um das du dich kümmerst,
und am wichtigsten: Kinder.
Du wirst dich ganz
der Kindeserziehung widmen,
und du wirst viel Freude darin finden.
Das weiß ich sicher.
Du und Papa…
Ihr wart so ein wunderschönes Paar.
Das wollte ich auch.
Mehr wollte ich nicht.
Ich auch.
Eloise Bridgerton.
Na los.
Züchtige mich.
Bekomme ich eine?
Angenommen, ich will was anderes.
-Inwiefern?
-Einfach was anderes.
Ich sehe Daphne sich für Bälle rausputzen,
all die Kleider und Verehrer…
Und es ermüdet mich.
Ich will ein anderes Leben, Benedict.
Ich glaube fest daran,
dass ich zu mehr in der Lage bin,
obwohl mir nichts anderes vergönnt ist.
Dann würde ich sagen…
…du bist nicht allein.
Tanzt du noch mit Ms. Bridgerton?
Wie geht es ihr?
-Sie heiratet.
-Dann kannst du tun, was du willst.
Noch mal.
Eure Majestät.
Was meinen Sie?
Zur Musik?
Ich finde sie sehr schön.
Ist das Mozart?
Ich lernte Herrn Mozart kennen,
als er kaum zehn war.
Der Junge begleitete mich bei einer Arie,
und ich sagte voraus,
dass er einer
der besten Komponisten Europas wird.
Und Ihr hattet recht.
In solchen Dingen liege ich selten falsch.
Wissen Sie, warum?
Wenn ich jemandem meine Gunst erweise,
erwarte ich Erfolg.
-Eure Majestät, meint Ihr…
-Brimsley.
Frischen Tabak.
Er lästert fürchterlich.
Würden wir in seiner Gegenwart frei reden,
wüsste es bald ganz England.
Verstehe.
Das merke ich. Ich erwartete
eine große Zukunft für Ihre Tochter,
als man sie in die Gesellschaft einführte,
eine Zukunft mit jemandem wie dem Herzog.
So ein Paar…
Nun… das wäre wahrlich bezaubernd.
Jedenfalls kam der Glanz des Erfolgs
nicht nur dem jungen Maestro zugute.
Sicher hätte Mozarts Familie
die Auswirkungen gespürt,
wäre ihr Sohn in Salzburg geblieben.
Stimmen Sie mir zu?
Aber ja. Natürlich.
Aber was jetzt, Ma'am?
Wir laden Lady Berbrooke
sofort zum Tee ein, Mrs. Wilson.
Nigel ist mein einziges Kind.
Ein ganz besonderer Junge.
Ich sage oft,
Gott hat mir keinen zweiten geschenkt,
weil er bereits
die Perfektion in Person ist.
Meine Güte.
Nicht jede Lady ist so gesegnet, ich weiß.
Ms. Bridgerton, erlauben Sie mir,
Sie genauer zu betrachten.
Offensichtlich gesund.
Auch wenn Ihr Gesicht etwas verhärmt ist.
-Sie ging spät schlafen.
-Die Aufregung, nehme ich an.
Aber strengen Sie sich mehr an.
Mein Nigel ist sehr anspruchsvoll.
Er hat schon hübschere Debütantinnen
abgewiesen und gesagt:
"Mutter, mir ist Leistung
wichtiger als Schönheit."
Ist das zu glauben?
Deine Herrin
hat einen hohen Keksverbrauch.
Keine Sorge, Rose. Ich kümmere mich darum.
Haushälterinnen…
Sie halten sich für unverzichtbar,
dabei machen wir Zofen die schwere Arbeit.
Meine ist genauso.
Du hast Glück.
Wie anspruchsvoll kann ein Haushalt sein,
wenn man lediglich
Lady und Lord Berbrooke betreut?
Du hast ja keine Ahnung.
Sie haben ja gar nichts gegessen,
meine Liebe!
Junge Ladys müssen gut im Futter stehen,
um Kinder zu kriegen.
Bücklinge auf Toast jeden Morgen
wirkten Wunder,
als ich meinen Nigel empfing.
Was fandet ihr heraus?
Was ist hier los?
Denkst du, ich lade diese Frau ein,
ohne an dich zu denken?
Bedienstete hören alles,
wie wir alle wissen.
Ihre hat viel gehört.
Lord Berbrooke hat einen Sohn von
einer Dienerin, für den er nicht zahlt.
-Die beiden wurden mittellos weggeschickt.
-Bestie.
So bestialisch,
dass wir ihn loswerden müssen.
Er wird es leugnen.
Und wer glaubt schon einer Gruppe Frauen?
Vielleicht niemand.
Nur, wenn Lady Whistledown es glaubt.
Also tun wir, was Frauen tun.
Wir reden.
Der hat sie nur geheiratet,
weil sein père Geld
bei einer Unternehmung in Amerika verlor.
Oh, mon Dieu. Ist das nicht
die Sensation der Ballsaison?
Vielleicht nicht ganz.
Nun, jeder Baron hat einen Bastard.
Einen, der vor der Geburt
fortgeschickt wurde?
So was! Erzählen wir es Jennie und Mary.
Die Autorin
ist darauf aufmerksam geworden,
dass eine schmutzige Geschichte
die Runde in der High Society macht.
Man sagt, der Schein trügt.
Aber im Falle
des bedepperten Baron Berbrooke scheint
sein unangenehmes Äußeres
eine durchaus treffende Metapher
für die Situation in seinem Hause zu sein.
Ich wäre kaum überrascht,
würde Lord Berbrooke wegen
angeblicher Geschäfte aufs Land gerufen.
Geschäfte, die vielleicht
die überfällige Finanzierung
einer Dienerin und deren Sohn umfassen,
der hoffentlich nach der Mutter kommt.
Ich hörte,
Berbrooke hat die Stadt verlassen.
Die Lösung für unser Problem
kam wohl nicht von ungefähr.
Ich will es in Zukunft anders machen.
Oder vielleicht gar nicht.
Die Gesellschaft schreibt
deine jetzige Familienrolle vor.
Aber da Daphne nun debütiert ist,
versichere ich dir, ich kann das.
Das ist für Daphne. Tulpen.
Ein Symbol für Leidenschaft.
Passend für deine Schwester,
wenn sie den Herzog heiratet.
Vielleicht möchte deine Braut das auch.
Gute Nacht, Mutter.
Ihre Herrin hat doch nicht vor,
mich ewig hier einzusperren?
Ich denke, an Ihrer Lage
tragen allein Sie die Schuld, Miss.
Eloise.
Möchtest du etwas?
Nein.
Doch.
Ich bin froh, dass die Sache
mit Nigel Berbrooke für dich vorbei ist.
Danke.
Man hört Geschichten
über entsetzliche Eheversprechen
und hoffnungslose Ausgänge und…
Das ist alles sehr beängstigend.
-Eloise, sorg dich nicht…
-Hast du keine Angst, Schwester?
Von der Ehe? Vor… Kindern?
Ich finde Kinder entzückend.
Obwohl du mir gerade
das Gegenteil aufzeigst.
Hast du vergessen, was Mama widerfuhr?
Ihre Schreie in jener Nacht.
Du sangst mir vor, wolltest sie übertönen,
aber ihre Stimme ließ die Fenster klirren.
Ich höre sie manchmal noch
in meinen Träumen.
Sie ist fast gestorben…
…wenige Monate nach Papa.
Natürlich weiß ich das noch.
Natürlich habe ich Angst.
Ich wäre dumm,
wenn ich gerade keine Angst hätte.
Du erinnerst dich richtig,
dass Mama eine… gefahrvolle Nacht erlebte.
Aber im Morgengrauen kam Hyacinth.
Es war eine Bereicherung für alle.
Ja. Vielleicht gibt es…
…dunklere Wendungen,
als uns gesagt wurde.
Aber am Ende wartet immer das Licht.
Und ich weiß, eines Tages…
…werden wir zwei es finden.
Es muss anstrengend sein.
Was?
Dass du denkst, die ganze Zeit
etwas vorspielen zu müssen.
Guten Abend.
Ihr hättet gegenüber Berbrooke
die Fassung wahren sollen.
Sie sollten etwas über mich wissen.
Ich dulde keine Tyrannen.
Ihr solltet auch etwas über mich wissen.
Ich dulde kein Scheitern.
Sie meinen unsere List?
Es ist mehr als eine List.
Es ist mehr als eine Verhandlung.
Es geht nicht nur um den besten Partner,
darum, Lady Whistledown, die Queen
oder die Oberschicht zu beeindrucken.
Es geht um ein Leben, Euer Gnaden.
Mein Leben.
Ich muss nun die Kontrolle übernehmen.
Ich kann mir nichts anderes leisten.
Also darf das nicht scheitern.
Wenn Ihr nicht einverstanden seid,
sagt es.
-Ich stimme unter einer Bedingung zu.
-Ihr versteht nicht, Euer Gnaden…
Nenn mich Simon.
Wenn dies echt erscheinen soll,
und wir ein einzigartiges Paar sind,
dann nenn mich beim Namen.
Also gut… Simon.
Ist mein Name etwa lustig?
Nein. Es ist ein passabler Name.
Ach, passabel? Nun gut… Daphne.
Ich will einen Mann finden,
um mal eine Familie und Kinder zu haben.
Suchen wir dir einen Mann.
Erweisen Sie mir die Ehre?
Natürlich.
Ihr zwei seid ein faszinierendes Paar.
Was belastet Euch?
Gar… gar nichts, Lady Danbury.
Mein Sohn, du bist zurückgekehrt,
um deinen rechtmäßigen Platz einzunehmen.
Mein Herz mag versagen…
…aber ich versichere dir…
…es ist stolz…
…weil du zum Herzog
herangewachsen bist…
…und die Hastings-Blutlinie
fortdauern wird.
Hört mir ganz genau zu.
Ich bin zurückgekehrt, um eines zu tun…
…Euch etwas zu schwören.
Der einzige Schwur meines Lebens.
Ich werde nie heiraten.
Ich werde nie einen Erben zeugen.
Die Hastings-Blutlinie
wird mit mir untergehen.
War das deutlich genug, Vater?
Sprich, du verdammtes Monster.
Sprich.
Untertitel von: Karoline Doil
eng__SDH.vtt
eng__SDH.vtt
[tense music plays]
[woman wailing]
[midwife] Breathe, Your Grace.
[wailing continues]
-Push!
-[doctor] Breathe!
[midwife] Yes! Yes!
Your Grace, I shall need you to push.
-[Duchess of Hastings wailing]
-[midwife] Very good. Yes!
You must breathe, Your Grace.
Someone must tell me something!
-Would you move?
-What are you doing in here, Lady Danbury?
-I am going in, Your Grace.
-No place for a lady in there.
Someone must be with her.
If not her husband, then--
[Duchess of Hastings screams]
[wailing]
[groans loudly]
[doctor] Push.
I must know
if I am at long last to have a son.
[doctor] Forceps.
[wailing continues]
-I can see the head. Push!
-Push!
-Tell me!
-Tell him!
-Breathe, Your Grace!
-Yes.
-Push.
-Push, Your Grace! Push!
What is it? What is it?
[baby gurgles]
It is a boy, Your Grace.
[baby crying]
[baby coos]
I have a son.
I have a son!
[all cheering]
Sarah!
I finally gave him…
a son.
[laughing]
[exhales]
[gasps]
[struggling breaths]
Sarah.
Doctor!
There is too much blood.
Sarah…
[Duke of Hastings] A perfect son!
Simon Arthur Henry Fitzranulph Basset,
the next Duke of Hastings!
[all cheering]
[maid] Your Grace.
Would you like us to arrange
the duchess's room for you?
No.
That will not be necessary.
[Lady Whistledown]
There will forever be just two words
that come to this author's mind
the morning after any good party,
"shock" and "delight."
Well, dear reader, the scandalous accounts
from last night's soiree at Vauxhall
are quite shocking and delightful indeed.
It has arrived, Your Majesty!
At once! At once!
Emerging, phoenix-like
from the ashes of irrelevance,
is one Miss Daphne Bridgerton.
The illustrious debutante
was seen dancing not once, but twice
with the season's most eligible
and most uncatchable rake,
the Duke of Hastings.
Where are you going so early, Your Grace?
To promenade.
-[Lady Danbury] He is smiling.
-[Violet giggles]
[Lady Danbury] The duke rarely smiles.
Daphne has an excellent sense of humor.
She will need it.
Life as a duchess will have many demands.
Hosting balls,
greeting foreign dignitaries…
Daphne will not merely be in society.
She will be leading it.
I have prepared her quite well,
Lady Danbury.
Mm.
[both laugh]
-Eight balls.
-No.
Eight balls.
You do want our plan to succeed,
do you not?
The purpose of this arrangement
is to keep the marriage-minded mothers
of the ton at bay,
not hurl myself
directly into the lion's den.
The purpose of this arrangement is
to ensure I marry my very first season.
I shall grant you four.
-Six balls.
-Five.
Six. And you must send flowers.
Today.
-Expensive ones.
-[Simon sighs]
If you were truly courting me,
you'd buy out every florist in town.
If I were truly courting you,
I would not need flowers,
only five minutes alone
with you in a drawing room.
I did not mean…
-Six balls, Your Grace.
-Very well.
Though I shall see about the flowers.
And you must remember,
no one can know
about our little arrangement.
Nor about what happened
last night with Lord Berbrooke.
Ah, yes. How is your hand this morning?
You must know you did nothing wrong.
What I know is that even the rumor
of my being alone with a man,
let alone punching him, will ruin me.
I have no interest in causing a scandal,
Miss Bridgerton.
I should imagine
with you it comes naturally.
[both chuckle softly]
[horse neighs]
[Penelope whispering]
Of course I don't know. How would I know?
Because I can't ask her.
Because I don't know how it happened.
It's disturbing!
What are you girls talking about?
Penelope is wondering
about Miss Thompson.
-Prudence--
-What of Miss Thompson?
-[Prudence] Penelope has inquiries.
-[Penelope] If you do not fall silent--
[Philipa] About Miss Thompson's condition.
-I beg your pardon?
-They know, ma'am.
How did it happen, Mama?
Is there to be a baby?
That will be enough.
My lord, are you hearing this?
What are we going to do?
There's no need for your hysterics.
Why is Miss Thompson to be kept away?
Because her condition is catching.
So, Daphne may be in love.
Does she think it an accomplishment?
What exactly has she accomplished, then?
[scoffs]
She certainly did not build that man
or bake him. He simply showed up.
Now he straggles about.
He likes her face, probably.
Perhaps her hair.
Having a nice face and pleasant hair
is not an accomplishment.
Do you know what is an accomplishment?
[laughs]
Attending university!
If I were a man,
I could do that, you know.
Instead, I shall have to stand by
and watch dear Mama appear proud
because some man should like
to admire my sister's face and hair
and fill her up with babies!
Oh, Penelope, you're not listening
to a word I say.
Whoa! Oh!
I know of someone… with child.
Is it your mama?
Is she not advanced in age?
I suppose your father
should still want a boy--
It is not Mama.
It is a maid.
-Which one of your maids is married?
-She is not married.
How did she become with child
if she is not married?
I do not know, but I will find out.
You must.
Otherwise, how can we make sure
it never happens to us?
We have accomplishments to acquire.
Two dances? With a duke?
He was quite taken
with your sister, Hyacinth.
The entire party was, for that matter.
All eyes were on Daphne.
-At least enjoy some toast, dearest.
-I am not hungry, Mama.
Are you certain the entire party
was not simply eyeing a tear in her dress?
Or a misstep she took on the dance floor?
I do wonder, Daphne, might we count
on the duke at the Crawford ball?
-I should think it a fair chance.
-What about the Ramsbury ball, Friday?
-And what about the grand picnic?
-We shall see, Mama.
[Hyacinth] How terrible for Fran
that she'll be off practicing pianoforte
with Aunt Winnie all season
and miss Daphne's engagement to the duke.
[Gregory]
Did Francesca leave for Bath?
How does a lady come to be with child?
-Eloise, what a question!
-I thought one needed to be married.
-What are you talking about?
-Apparently, it's not even a requirement.
Eloise, that is enough.
Oh, well…
Daphne, you were playing so lovely.
Please, do go on.
-I take it the two of you know?
-Do not look at me.
-Have you ever visited a farm, El?
-[Eloise growls]
I hope you are not encouraging
improper topics of conversation.
[Benedict] Not at all, Mother.
In fact, we were just heading off to…
take our sticks out.
-Colin Bridgerton!
-A round of fencing.
-Miss? Humboldt is coming.
-Humboldt is coming?
-Humboldt?
-Why is Humboldt coming?
Has someone arrived, Humboldt?
-Callers for Miss Daphne, ma'am.
-[Daphne squeals, laughs]
But… the duke.
You already have a caller, dearest.
Well, I suppose now I have more.
[laughs]
[horses neighing]
What is happening?
Coming through!
When you said you will be taking me
to your family…
Move!
…I expected to be the only one present!
I wore my satin knee breeches
for the occasion!
Out of my way at once!
Dear God!
I shall speak to my soon-to-be--
-No, Lord Berbrooke, you must go.
-You said you wanted this handled quickly.
-You gave me your word.
-I intend to keep it.
You're the only man who proposed,
therefore the only one I considered.
This is nothing more
than a terrible confusion.
For now, you must go,
along with everyone else.
-I should like to know what is going on.
-I would like to know the very same.
Perhaps we might begin with why you chose
to interrupt such an exquisite morning.
Because she is already engaged
to be married.
The duke has already asked for your hand?
I am not engaged, Mama.
Has anyone truly proposed to me? No.
Have I proposed to anyone else?
I do not believe I have.
-Do not be disrespectful, sister.
-Disrespectful?
I cannot imagine
a greater show of disrespect
than promising me to Nigel Berbrooke.
Anthony, tell me you did not.
-He's a fine choice. I looked into him.
-You promised your sister to that man?
-Not well enough, apparently.
-What?
Does not matter.
I now have many choices indeed.
I do not need--
You have suitors.
You do not have what matters: proposals.
Except, of course, from Lord Berbrooke.
Whatever happened to his eye?
It's quite grotesque.
Daphne has charmed a duke, Anthony.
You must know that changes everything.
Please do not tell me
this rebellion is to do with Hastings.
They are courting.
They've danced
a couple of times together at a ball.
Colin has done the same with Penelope.
It does not signify--
They promenaded this morning,
and he sent flowers today to both of us.
Expensive ones.
The duke is not a serious suitor.
He will never marry.
I have known him since we were boys.
It is not bravado,
or denial, or even immaturity.
It appears that way to me.
I will not marry Nigel Berbrooke.
I have acted
in your best interests, sister.
One day, you will understand.
One day, you will be most appreciative.
The contract to Berbrooke
will be drawn up,
and you shall marry him.
[doors open, slam shut]
-Mama…
-You need not worry, dearest.
Once Lord Berbrooke witnesses
the seriousness of the duke's intentions,
he will have no choice but to retreat.
Lord Berbrooke
may not respect a woman's choice,
but he certainly will respect a man's.
Well, and if the duke is not… serious,
I shall have others.
Daphne, I saw the way the two of you
looked at each other last night
and this morning.
There are no others.
There is only the duke.
[both chuckling]
-[exhales]
-[grunt echoing]
[Simon grunts]
Did you truly dance
with the Bridgerton girl? Twice?
[overlapping grunts]
Remind me again
why you were the first person
I chose to reacquaint myself with
upon my return to town.
-Admit it, friend.
-[Simon grunts]
-You missed me.
-[Simon grunts, gasps]
[door opens]
[Simon panting]
-Might I have a word?
-Have as many as you like, Bridgerton.
[overlapping grunts and panting]
You'll come down here,
or must I come up there?
My fists have taken enough pounding
from your chin today, Your Dukeship.
[Simon chuckles]
[Simon sniffs, exhales]
-[Anthony grunts]
-[Simon grunts]
[Anthony groans]
Well? What seems to be so urgent?
I'd like to know
what was going through your head
last night and this morning.
You have to be more precise. A great deal
goes on in a mind as quick as mine.
Are you courting my sister?
-Should I not be courting your sister?
-No.
And I can think of dozens of reasons why,
starting with, "She is my sister,"
and ending with,
"She is already engaged to be married,"
and then perhaps circling back to,
"She is my sister."
-[Simon grunts]
-[Will laughs]
I was unaware of an engagement.
Have the banns been read, then?
I assure you
all the formal preparations are underway.
I arranged everything
with Nigel Berbrooke,
having given him my word.
So you have struck something squarely.
Your problem is that Berbrooke
is an unworthy suitor for Miss Bridgerton.
-[Simon grunts]
-[Anthony groans]
He is perfectly decent.
He is never seen going
in and out of brothels, at least.
I even know where he's been
the past few years, right here in London.
As opposed to some gambling hell,
or backwater slum,
or wherever it was you chose to fuck about
for God knows whatever reason.
[Anthony pants heavily]
Nigel Berbrooke is hardly a saint.
You are and have long been a good friend.
The best, really. But this is my sister.
Think of all
that we have shared as friends.
It is furthest from my intentions
to offend you,
but surely you can understand
that family must come before all else!
[frustrated exhale]
[Duke of Hastings]
Why is he not saying anything?
He is four years old.
He should be able to speak.
He is quite advanced in his letters,
more so than any child I have taught.
He would have to be bloody Shakespeare
with his letters if he cannot speak.
[sighs]
Let us hear it, boy.
Give me a word, a grunt.
-Talk to me, damn you!
-You're scaring him!
And if that is what it should take,
I shall get a sound from him still.
No.
What did you say?
D-- D-- D-- D-- Do…
n-- n-- n-- not…
What is he doing?
[sharp rapid breathing]
-He's an imbecile.
-Your Grace--
He is an idiot!
My God.
Do you know how precarious
of a situation we are in, boy?
We have been granted this line.
The monarchy itself has declared it.
But it will only remain ours
so long as we remain extraordinary.
The Hastings name cannot land
in the quivering hands of a half-wit!
[Young Simon whimpers]
Get him out of my sight.
This boy is dead to me.
[whimpering continues]
[horse neighs]
[knock at door]
I found you a few sweets.
I thought you might enjoy them
while everyone else
attends tonight's ball.
You can come in.
I'm sure there's plenty to spare.
I hear they have decided
not to send you home to your papa.
I dare say I am relieved.
I can only imagine how he will react to…
Your condition?
Marina…
may I ask?
How did it happen?
Cake.
Cake?
Our vicar in Somerset
was given to hours-long sermons.
Three, four,
sometimes five hours they last.
I would nearly swoon
from hunger and fatigue.
Until one Sunday,
just when I thought I'd have to crawl
under the pew from exhaustion,
the eldest Crane boy, George…
Sir George Crane sneaked me
a wrapped bundle of cake and biscuits.
The vicar would've had his head
if he knew.
[Penelope chuckles]
After some time,
the bundles came to include small notes.
We passed tiny missives
back and forth for months.
I've never longed for church
quite so much.
-And where is Sir George now?
-Spain.
He went off to fight with Wellington…
but he continued to write.
-See?
-[Penelope gasps]
So…
your condition, then,
it was brought about by…
Love.
It was love, Penelope.
[violin sonata playing]
[dog barking]
Your Majesty, the royal physician
has a report on the king.
How is it possible there's not been
a single compelling betrothal
yet this season?
Terribly unexciting!
I could tell you a delicious tidbit
about our former scullery maid.
I don't care about a dish wench.
I wish to be entertained, enthralled.
Should the royal physician seek to tell me
my husband is dead, Brimsley?
I do not believe so, Your Majesty.
Then tell him I am occupied,
and bring me my stationery at once.
[Rose] Will it be the rubies
or the pearls, miss?
The pearls, of course.
Mama, perhaps the rubies would better
catch the eye of even more new suitors?
If I am not to put
all my eggs in one basket,
I must…
collect more…
-eggs.
-[Eloise, Violet laugh]
The duke truly has
put your head in a spin.
More like Lord Berbrooke
must spin far away.
[doors open]
-Good heavens. What is it, Mrs. Wilson?
-The queen, ma'am.
-Has she fallen ill?
-Has King George caused her harm?
-Her Majesty's royal stationery.
-She has written to you, my lady.
-What does it say, Mama?
-[Violet chuckles]
I am invited to a private tea
with the queen in two days' time.
[Violet chuckles]
Never mind the pearls.
You shall wear
the family diamonds tonight.
[Violet chuckles]
Would it pain you
to wear some color, Your Grace?
The London season
is already terribly monotonous as it is.
Must your wardrobe do the same?
-I was told this look is all the rage.
-Certainly not mine.
Take my arm, before you make us late.
So, you are not dead, after all.
My lady, we were not expecting your visit.
Not once seen in London,
no news of your education,
not a word about you from your father.
Yet here you are, alive and breathing.
Stand up, boy, so I may look at you.
Your mother would weep
to know her dearest friend
was a stranger to her son.
You look just like her.
And a good thing too.
Lady Danbury, my lord.
I see you've not learned any manners.
Have you learned to read,
to write,
to ride a horse, to fence?
Then, why ever are you not in school?
I c-- c-- can
n-- n-- not
s-- s-- speak.
When I was a girl, some centuries ago,
I was afraid even of my own reflection.
I entered a room and attempted
to dissolve into the shadows.
But there is only so long one
in a position such as ours can hide.
I knew I would have to step
into the light someday,
and I could not very well be frightened.
So, instead, I made myself frightening.
I sharpened my wit,
my wardrobe, and my eye,
and I made myself
the most terrifying creature
in any room I entered.
Come.
You can speak.
I understood you well enough.
And I will help you
to overcome this stammer of yours.
But in exchange, you must promise me
that when you step into the light…
you will be worthy
of the attention you command.
Hmm?
[guests talking, laughing]
A dance, Miss Bridgerton?
I shall need someone else
to seek me a glass of ratafia, then.
Lord Bridgerton…
do me the honor?
Of course, Lady Danbury.
Six balls no more.
I must have you at eight.
-Along with a picnic.
-A picnic?
I am afraid we are required
to fan the flames of our charade.
Oh, because of Lord Berbrooke, I presume?
I heard.
We must make him believe that you are
on the very precipice of a proposal…
so he will leave me alone.
I should hope
I do not lose my balance, then.
I should hope not, either,
for you will be glued
to my side all evening.
And we must look like
we are enjoying ourselves,
as difficult as that may be.
Yes, quite.
[classical dance music playing]
[inaudible dialogue]
[music ends]
Go dance with your sister.
-Why?
-Because I asked you to!
[Benedict groans]
[Anthony] Perhaps I was unclear.
Is it your wish
for me to insult your sister, Bridgerton?
On the contrary.
You wish your sister
to marry a loathsome toad, then.
[Nigel] Lord Bridgerton.
Forgive the intrusion,
but, if need be,
I will happily restate my intentions
with respect to your sister.
She is a prize I have long coveted
for her beauty, for her grace--
For her powerful right hook?
I must know whether I can count on you
to handle this misunderstanding, my lord?
I certainly wish to avoid
any kind of embarrassment.
Rather late for that.
Are you too friendly with the duke
or simply intimidated by his rank--
Easy, Berbrooke.
I assured you I will resolve the matter,
a matter which I shall remind the duke
is none of his concern.
Perhaps you're not the authority
on what concerns me,
nor on the matter
of Lord Berbrooke's character.
I shall do my best
by your sister, Bridgerton.
And perhaps even she might learn
to return my affections over time.
Do come off it, Berbrooke.
I presume he failed to mention
how he got that purple eye.
-I was careless with a cabinet door.
-He was careless with his honor.
He attempted something last night
I shan't dignify with words
when your sister planted a facer.
Deservedly so.
My lord, you must know--
Daphne would have told me
if this were true.
Would she?
You will never speak
to my sister again, Berbrooke.
But we are to be married.
You are to be buried
if you so much as look in her direction.
Be grateful you will not take a punch
from yet another Bridgerton.
What has happened? Brother?
You need not worry about Berbrooke.
Sister, it is done.
[sighs deeply]
-You told him?
-I had to say something.
-All will be well, though, I assure you.
-You assure me?
Despite what you
and my brother may think,
I am quite capable of speaking for myself.
You had no right.
-I was trying to help.
-Well, you did not.
All you did
was underestimate Nigel's entitlement.
Not to mention, people are watching.
You cannot assure me of anything.
A crush of an evening, Your Grace.
Would you not agree?
The young lady
is as rare a treasure as there is.
Do try not to bungle it up.
Hmm? Thank you.
And how have you been?
-I think I shall take the air tonight.
-Your Grace.
Only me, Your Grace.
Are you following me, Berbrooke?
I thought this matter settled.
It was settled
until you had to go and spoil it.
I implore you to speak again
with the viscount.
Last night was a mistake, I admit.
A temporary lack of judgment.
You understand that, do you not?
There is not and never will be any kind
of understanding between the two of us.
-Go home, Berbrooke.
-But you do not need her.
You're a duke.
You already have the money,
and the connections, and the standing.
I need her.
Why can you not just let me have this one?
I think it really ought
to be up to Miss Bridgerton.
When I am buying a horse,
I do not negotiate with the horse.
Should you continue to follow me--
Why, then, have you not asked for her hand
if you are so fond of her,
and she so smitten with you?
Why have you not already proposed?
Unless you have already had her.
If you have, you must tell me.
For if I had already known
she was loose and damaged, not intact,
-I never would have--
-Stop talking.
I shall not have you question
the lady's unimpeachable honor again.
Yes.
Yes, very well.
That is all I had hoped to hear.
You do not deserve to breathe
the same air as her.
Now, go home.
And you do?
I've heard the stories
of your father, Hastings.
I know how badly he wanted a son, an heir,
and I know how badly he tried to get one
when it seemed
your poor mother could not deliver.
If anyone were to ever turn a blind eye
to a man's temporary lack of judgment,
it would be you.
The apple should not fall very far,
should it?
[overlapping grunts]
[Nigel grunting, moaning]
Your Grace, may I present Lady Danbury
and Lord Basset?
Well…
this is a most unwelcome intrusion.
I thought Your Grace might be relieved
to know that your son is alive and well.
Your staff seemed
somewhat surprised by the fact.
What is the point of your visit?
I am receiving high marks
in all of my studies, sir.
I ride, and I fence, and I shoot…
exceptionally well, I am told.
I even…
I…
You are my worst failure.
I beg your pardon?
I am sure you do.
I shan't again.
Might I remind you that this boy
is to be the next Duke of Hastings,
and that he requires whatever reserves
of fatherly nature reside
in that frigid heart of yours?
You may…
so long as I may remind you of your place,
which is out of my sight
and with your bitch mouth shut.
I wrote to you many times
to let you know I'm…
I'm not… [hesitates]
not dead.
Did you receive my letters?
It is a deep enough wound
to live with the knowledge
that you shall one day inherit Hastings,
but to witness your struggle
is too great an insult.
You are as useless
as your mother proved to be,
so I shall pursue the same recourse
with you as I did with her,
to forget
that you ever sullied these halls.
[Lady Whistledown]
This author has often thought the heart
a most curious of instruments,
heeding neither reason nor rank.
For what possible explanation
might Miss Bridgerton have
for entertaining the suit of a mere baron
when she seems to have secured a duke?
Could the debutante's mind
not be the only thing amiss?
The recipe is my own, miss.
I'm certain the duke
should find it appealing.
It does not matter
what the duke thinks, Rose.
He is gallant, is he not?
With refined taste--
Stop.
Is the rouge not to your liking?
No.
It is perfect.
I should like some more.
[attendees talking, laughing]
[Lady Whistledown]
Let it be known, dear reader,
that if this bizarre behavior portends
yet another scandal,
then be sure that I shall uncover it,
for there is nothing
like an excursion into nature
to lift the spirits and loosen the tongue.
I hear she may be courting
with bumbling Berbrooke.
Quite a good match for her,
I rather think.
[both snickering]
-Mama, might I go play with Eloise?
-A lady does not play, Penelope.
Forgive me, Mama. Might I go
promenade for suitors with Eloise?
Very well, then.
What have you learned from your maid,
the one who is in the family way?
-What happened? How did it happen?
-She said it was love.
Love? That doesn't stand to reason.
No, it certainly does not.
Look at my mama. Three children.
Would anyone presume
that had anything to do with love?
Well, what else did she say?
Was she not frightened?
More…
sad than frightened.
But there may be a chance for her
to have a happy ending yet, I suppose.
She wants to escape to the country,
where she and her love will marry.
Then she has even greater reason
to be frightened.
Once she is married, her life is over.
Scarcely an escape, Penelope.
Oh, that poor maid!
I was not aware, sister,
of what Berbrooke attempted.
I would have helped you.
You should have told me.
Would you have believed me?
Did you only change your mind
about Lord Berbrooke
because another man told you the truth?
You truly esteem me so little?
After I apprised you of my wishes,
and you proceeded to ignore them…
yes, brother, I do.
[galloping horse approaches]
-You are late.
-Apologies.
Should we rejoin your family
at their camp?
Certainly not.
We must promenade past the group
of men playing their games up ahead.
Whatever happened to your hand?
Boxing.
It's an absurdity that passes
for entertainment amongst men.
-My cuff, button it.
-I beg your pardon?
You need not feel your evident worry.
Berbrooke is--
Have you not heard
what Whistledown writes of me still?
No. Even if you believe
Lord Berbrooke is taken care of,
our ruse is not finished.
I'm still in need of a husband.
Though I am flattered,
I'm afraid I must reject your proposal.
Yes, I know.
You are not the marrying type.
Yet have you considered
you are not the type women wish to marry?
I suppose if I were forced
to take a wife,
you would be
the least objectionable option.
-Is that meant to be a compliment?
-Yes.
But it is no matter, for you wish
to marry for love, do you not?
Of course I do.
They still looking?
[men chuckling]
[man 1] Here he comes now.
[Nigel] Bridgerton!
What have you done?
I bring cheerful news, Bridgertons.
I have taken matters in my own hands
and sought a special license
for my wedding to Miss Bridgerton.
-There is to be no wedding.
-I told you. The arrangement is canceled.
Lord Berbrooke,
you look in a great deal of pain.
Shall we continue this
in a more private location?
I require no further conversation.
Though, perhaps I am finally speaking
to the true head of the Bridgerton house.
For if it were you,
I imagine you would have instructed
your sister to take better care
than to encourage certain attentions
while alone with me
on the Dark Walk at Vauxhall.
Of course, mere hearsay
of such a scandal could wreak havoc
on even the most influential of families.
What would someone like,
say, Lady Whistledown do
with such unseemly information?
-Is that a threat?
-It is certainly not.
Because in three days, I am to marry.
I have the diamond of the season.
I have the very best the ton has to offer.
I have a Bridgerton.
And I shall save her,
as well as your entire family,
from the ruin
which you could not protect them.
[chuckles]
I look forward to the union
of our great families.
Bridgerton.
Hastings.
[Anthony] I must issue
my challenge to Berbrooke straight away.
[Violet] Anthony…
I assure you
I've been properly trained in the manner.
You are not to duel with Lord Berbrooke.
Do you understand me?
I do not care what kind of training
you think you may have.
It is illegal,
not to mention positively horrific.
Gentlemen are left
with no other choice, Mother.
When a young woman,
let alone one's sister,
is rumored to be dishonored,
the consequences shall be deadly!
It is no solution.
Should Lord Berbrooke decide
to make good on his threat
before you shoot him dead, brother,
what happens then?
He may decide
to open his tiny mouth at any moment,
and then I shall be ruined…
as will we all.
I must marry Nigel Berbrooke.
It is the only choice.
[Daphne sniffles]
Rose, can you leave us for a moment?
[Daphne sniffles]
I have taught you to believe
that marriage is the best
that life has to offer,
and that remains true.
But it is not simply a partner
that marriage provides.
You will have comfort
and a house to tend,
and most importantly, children.
You will throw yourself
into raising your family,
and you will find much joy.
I am certain.
You and Papa…
The two of you were so beautiful, Mama.
That is what I wanted.
That is all I hoped to one day find.
As did I.
[Violet chuckles affectionately]
[exhales]
[Benedict] Eloise Bridgerton.
[Eloise groans]
Go on, then.
Chastise me.
Spare one for me?
Suppose I desire something different.
-How do you mean?
-Just different.
I watch Daphne prepare for these balls
with all of those dresses
and the many suitors,
and I am exhausted.
Suppose I want a different life,
that I truly believe
I am quite capable of something more,
even when I am not allowed
to have anything else.
Then I would say…
that you're not the only one.
[overlapping grunts]
[Simon moans]
Still on that dance floor
with Miss Bridgerton?
How is she?
[exhales sharply] She is to marry.
Then you are free to do as you please.
Another.
[exhales lightly]
Your Majesty.
[piano sonata playing]
[sniffs sharply]
[sniffles]
[grunts lightly]
What do you think?
Of the music?
I find it quite beautiful.
Is it Mozart?
I became acquainted with Mr. Mozart
when he was not ten years old.
The boy accompanied me as I sang an aria,
and I declared then and there
that he should become
one of the finest composers in Europe.
And certainly you were right.
I'm rarely wrong about such matters.
Do you know why?
Because when I choose
to extend to someone my favor,
I expect them to make good on it.
-Your Majesty, is this about--
-Brimsley!
Fresh snuff.
-That one is a terrible gossip.
-[door closes]
If we were to speak freely
in his presence,
before long, the whole of England
would know our business.
I see.
I suppose you do see.
I expected a great future
for your daughter
upon her entrance into society.
A future with someone like a duke,
perhaps.
A pairing like that…
Well…
it would certainly be
most enchanting indeed.
[Queen Charlotte clears throat]
[door closes]
As I was saying,
the glow of success
benefited not only the young maestro.
Surely the entire Mozart family
would have felt the repercussions,
had their boys stayed forever in Salzburg.
Would you not agree?
Why, yes. Yes, I would.
But what are we to do, ma'am?
We are to invite Lady Berbrooke
over for tea, Mrs. Wilson, at once.
-Nigel is my one and only child.
-[Violet] Mm-hmm.
Very special boy, indeed.
In fact, I often say
God did not bless me with another
because perfection
had already been achieved. [chuckles]
My goodness.
[Lady Berbrooke] Mm.
Not every lady can be so blessed, I know.
-[Daphne sniffles]
-Miss Bridgerton…
allow me to set my eyes upon you.
Mm.
Certainly healthy.
Even if your countenance is a bit drawn.
[Daphne inhales sharply]
-It was a terribly late evening.
-All the excitement, I suppose.
Yet you must try harder, dear.
My Nigel is quite discerning.
He already turned away
many more handsome debutantes, saying,
"Mother…
[chuckles]
…I prize accomplishment over beauty."
Can you believe it?
[crunching loudly]
-[bell rings]
-[Wilson] Ooh! Oh!
That mistress of yours is going
through the biscuits quick.
Do not worry, Rose. I shall handle it.
Housekeepers…
They believe themselves
the sun and the moon,
when in truth, it is us lady's maids
that do all the hard work.
[Celia chuckles]
I have one just like her.
You are quite fortunate, though.
How troublesome could a household be
with only Lady Berbrooke
and young Lord Berbrooke to look after?
Oh, you have no idea.
You ate but not one bite at tea, my dear!
A young lady must be well fed
if she is to bear children.
Kippers on rye every morning
worked wonders for me
when I conceived my Nigel.
[Lady Berbrooke and Violet chuckling]
[gasps] What have you found?
[Daphne] What is going on?
You could not think
I'd ask that woman for tea
without a thought for you, could you?
The help hears everything, as we all know.
She has heard a good deal, in fact.
Lord Berbrooke has a boy
by one of his maids
that he refused to provide for.
Sent the maid and child away
to live off scraps.
Horrible man.
Horrible enough
for us to be rid of him, let us pray.
Well, he-- He will only deny it.
And who will believe a group of women
over a man's word?
Perhaps no one.
But they will if Lady Whistledown does.
So we shall do what women do.
We shall talk.
And the only reason he married her
is because his père squandered
the accounts on some scheme in America.
[gasps theatrically] Oh, mon Dieu.
Is it not the most lurid story
of the season?
Perhaps not the most lurid.
Well, every baron has a bastard.
A bastard he sent away
before the miss even popped?
You don't say.
Well, we must tell Jennie and Mary.
[inaudible dialogue]
[Lady Whistledown]
It has come to this author's attention
that the ton is abuzz
with a most sordid tale.
It is said
one cannot judge a book by its cover.
But in the case
of the bumbling Baron Berbrooke,
it seems his displeasing appearance
is quite an apt metaphor
for the state of affairs in his household.
I would not be surprised
if Lord Berbrooke were called away
to the country on alleged business…
Business which, perhaps,
might involve sending
some much overdue funds
to one former maid and young boy,
who we can only hope
takes after his mother.
I have heard talk
that Berbrooke has left town.
I think this solution to our problem
did not come about by chance.
I am resolved to handle matters
differently in the future.
Or perhaps not at all.
I know society has dictated
your present role in this family, Anthony,
but with Daphne officially out,
I assure you, I am more than capable.
This is for Daphne.
Tulips.
They symbolize passion.
A most appropriate hem for your sister
when she decides to marry the duke.
Perhaps your bride would like the same.
Good night, Mother.
[Violet chuckles lightly]
[door opens]
Surely your mistress does not plan
on confining me to this bedroom forever.
[Varney chuckles]
I should think one has only herself
to blame for her confinement, miss.
[footsteps approaching]
Eloise.
Uh… Did you need something?
No.
Yes.
I am… [clears throat]
…glad this business
with Nigel Berbrooke is over for you.
Thank you.
You hear stories
about appalling arrangements,
and hopeless endings, and…
Well, it is all very frightening.
-Eloise, you mustn't worry about--
-Are you not frightened, too, sister?
Of marriage? Of… children?
I find children to be delightful.
Though,
you are not currently proving my point.
Surely you've not forgotten
what happened to Mama?
Her screams that night.
You tried to hide it by singing to me,
but her voice…
it rattled the windows.
I hear them sometimes still
in my dreams.
She almost died…
mere months after Papa.
[Eloise sighs tremulously]
Of course I have not forgotten.
Of course…
I am frightened.
I dare say I would be a fool at this point
not to be terrified.
You remember correctly
that Mama had a…
perilous night.
But at dawn, the world had Hyacinth,
and we are all the richer for it.
Yes, Eloise, there…
are perhaps darker turns in these woods
than we've been taught to expect.
There is light to be found at their end.
And I know…
one day…
we both will find it.
It must be taxing.
What?
The game of pretend
that you feel you must endlessly maintain.
[rendition of "In My Blood"
by Vitamin String Quartet playing]
[guests laughing, talking]
Good evening.
You should not have lost your temper
with Lord Berbrooke.
You should know something about me,
Miss Bridgerton.
I will not tolerate a bully.
And you should know
something about me, Your Grace.
I will not have this go wrong.
You mean our ruse?
It is more than a ruse now.
It is more than a negotiation.
This is not just about finding
the best match
to impress Lady Whistledown…
or the queen, or any member of the ton.
This is about a life, Your Grace. My life.
I must finally take charge of it.
I cannot afford to do otherwise.
So I shall not have this go wrong.
If you are not in agreement,
then you should tell me now.
I shall agree…
on one condition.
-You do not understand, Your Grace--
-That you call me Simon.
If we are truly to seem to be courting,
if this is to be a match like no other,
you should call me by my name.
Very well…
Simon.
[stifled chuckle]
Is there something funny about my name?
No, no, no.
It is a perfectly fine name.
Oh, perfectly fine?
Very well… Daphne.
I wish to find a husband…
so that I may have a family, children.
Then let us find you a husband.
May I have the pleasure?
Of course.
The two of you certainly make
a captivating match, Your Grace.
Whatever is bothering you?
N-Nothing at all, Lady Danbury.
[strained gasping]
[gasping for air]
My… My son.
[strained whispering] You have returned
to take your rightful place.
[coughs, gasping]
My heart may be failing,
but I assure you,
it swells with pride,
knowing the duke you have grown into…
[coughs]
…and the great Hastings name
shall continue.
[labored panting]
Listen to me very closely…
for I have only returned
to do but one thing…
[intense music plays]
…to make you a vow…
the only vow I will ever make in my life.
I will never marry.
I will never sire an heir.
[Duke of Hastings gasping wetly]
The Hastings line will die with me.
[strained choking]
Are my words clear enough for you, Father?
Speak, you fucking monster.
[tense music intensifies]
-[Duke of Hastings coughs]
-Speak!
[sharp breaths]
[tense music crescendos]
rus__Forced.vtt
rus__Forced.vtt
ОРИГИНАЛЬНЫЙ СЕРИАЛ NETFLIX
ЛЕДИ БРИДЖЕРТОН
76 ГРОСВЕНОР-СКВЕР
ГЕРЦОГУ ГАСТИНГСУ
Перевод субтитров: Екатерина Петрова
rus__Full.vtt
rus__Full.vtt
ОРИГИНАЛЬНЫЙ СЕРИАЛ NETFLIX
Дышите, ваша светлость.
- Тужьтесь!
- Дышите!
Да!
Ваша светлость, извольте тужиться.
Хорошо. Очень хорошо. Да.
Дышите, ваша светлость.
Кто-то должен мне что-то сказать!
- Дорогу!
- Зачем вы здесь, леди Данбери?
- Я зайду, ваша светлость.
- Леди сюда нельзя.
Кто-то должен быть с ней.
Не ее муж, так…
- Тужьтесь.
- Хочу знать, дождался ли я сына.
Щипцы.
- Я вижу головку. Тужьтесь!
- Тужьтесь!
- Говорите!
- Скажите ему!
- Дышите!
- Да.
- Тужьтесь.
- Тужьтесь!
Что там?
Мальчик, ваша светлость.
У меня есть сын!
Сара!
Я наконец-то дала ему… сына.
Сара.
Доктор!
Слишком много крови.
Сара…
Идеальный сын.
Саймон Артур Генри Фицранульф Бассет,
новый герцог Гастингс!
Ваша светлость.
Приготовить для вас комнату герцогини?
Нет. В этом нет необходимости.
Автору всегда
приходят на ум лишь два слова
на утро после хорошего празднества:
«шок» и «восторг».
Что ж, дорогой читатель,
скандальные рассказы
о вчерашнем празднестве в Воксхолле
действительно шокируют
и вызывают восторг.
Доставили, ваше величество!
Сейчас же!
Словно птица-феникс,
восставшая из пепла безразличия,
явилась мисс Дафни Бриджертон.
Блистательную дебютантку
видели танцующей не единожды,
а дважды с самым желанным
и неуловимым повесой сезона —
герцогом Гастингсом.
Куда вы так рано, ваша светлость?
На променад.
- Он улыбается. Герцог редко улыбается.
- У Дафни отличное чувство юмора.
Оно ей понадобится.
Жизнь герцогини полна обязанностей:
устраивать балы,
приветствовать иностранных гостей.
Дафни не просто будет в обществе.
Она будет его возглавлять.
Я хорошо подготовила ее, леди Данбери.
- Восемь балов.
- Нет.
Восемь балов.
Вы ведь желаете успеха нашей затее?
Цель соглашения —
держать подальше мамаш,
ищущих удачной партии для дочек,
а не лезть в логово льва.
Цель соглашения — сделать так,
чтобы я вышла замуж в первый же сезон.
Пусть будет четыре.
- Шесть балов.
- Пять.
Шесть. И вы должны прислать цветы.
Сегодня.
Да подороже!
Если б вы ухаживали всерьез,
скупили бы все в городе.
Если б я ухаживал всерьез,
цветы не понадобились бы.
Хватило бы пяти минут с вами наедине.
Я не хотел…
- Шесть, ваша светлость.
- Ладно.
Насчет цветов я подумаю.
И помните:
никто не должен знать
о нашем соглашении.
- И о происшествии с лордом Бербруком.
- Ах да. Как ваша рука этим утром?
Знайте: это не ваша вина.
Я знаю одно: даже слух,
что я была наедине с мужчиной,
не говоря уж о том,
что я его ударила, уничтожит меня.
Я не заинтересован в скандалах,
мисс Бриджертон.
Похоже, они с вами
случаются сами собой.
Конечно, не знаю. Откуда мне знать?
Я не могу ее спросить:
не знаю, как это случилось.
Это меня тревожит!
О чём это вы, девочки?
О мисс Томпсон.
- Пруденс…
- А что с ней?
- У Пенелопы есть вопросы.
- Если не замолчишь…
О состоянии мисс Томпсон.
- Простите?
- Они знают, мэм.
Как это случилось, мама? Будет ребенок?
На этом остановимся.
Милорд, вы слышите?
Что же мы будем делать?
Ваши истерики ни к чему.
Зачем скрывать мисс Томпсон?
Потому что ее состояние заразно.
Итак, похоже, Дафни влюблена.
Она считает это достижением?
Чего именно она добилась?
Она точно не сама создала
этого мужчину. Он просто появился.
И теперь бродит тут.
Вероятно,
ему нравится ее лицо. Или волосы.
Лицо и волосы не считаются достижением.
А знаешь, в чём достижение?
Учиться в университете.
Будь я мужчиной, я бы это сделала.
Но я вынуждена наблюдать,
как мама гордится тем,
что какой-то мужчина
восхищается внешностью сестры
и наполняет ее детьми!
Пенелопа, ты не слушаешь меня.
Я знаю кое-кого… с ребенком.
Это твоя мама?
Разве она не преклонного возраста?
- Полагаю, твой отец хочет мальчика…
- Это не моя мама. Это горничная.
- Кто из ваших горничных замужем?
- Она не замужем.
Откуда тогда у нее ребенок?
Не знаю, но я это выясню.
Выясни. Иначе откуда знать,
что с нами такого не будет?
У нас впереди достижения.
Два танца? С герцогом?
Его увлекла твоя сестра, Гиацинт.
Это видели все.
Все взгляды были устремлены на Дафни.
- Скушай тост, дорогая.
- Я не голодна, мама.
Возможно, все смотрели
на нее из-за прорехи в платье?
Или она ошибалась в танце?
Рассчитывать ли
на герцога на балу Кроуфорда?
- Думаю, это возможно.
- А на балу Рамсбери в пятницу?
- А на большом пикнике?
- Мы увидим, мама.
Бедная Фран: она будет репетировать
с тетей Винни весь сезон.
- Пропустит помолвку Дафни с герцогом.
- Она уехала в Бат?
Откуда у женщин берутся дети?
- Что за вопрос!
- Я думала, нужен брак.
- О чём ты?
- Очевидно, это не так.
Элоиза, уже достаточно.
Дафни, ты прелестно играла. Продолжай.
- Вы оба знаете?
- Не смотри на меня.
Ты когда-нибудь была на ферме?
Надеюсь, вы не ведете
непристойные беседы.
Вовсе нет, мама.
Вообще-то, мы как раз собирались…
…оголить орудия.
- Колин Бриджертон!
- Раунд фехтования.
- Мисс? Гумбольдт идет.
- Гумбольдт идет?
- Гумбольдт?
- Почему Гумбольдт идет?
Кто-то прибыл?
К мисс Дафни прибыли с визитом.
Но… герцог.
У тебя уже запланирован визит.
Что ж, теперь будет еще один.
Что происходит?
Дорогу!
Вы позвали меня к себе, но…
В сторону!
…я ожидал, что буду единственным!
Я надел атласные бриджи по случаю!
Прочь с дороги!
Боже правый!
Я иду к моей будущей…
Нет. Вам следует уйти.
Вы хотели решить дело быстро.
- Вы дали слово.
- И сдержу его.
Вы один предложили,
и я учитывал только вас.
Это лишь ужасное недоразумение.
Пока же вам следует уйти, как и всем.
- Я хочу знать, что происходит.
- Я тоже.
Например, почему ты решил прервать
это изумительное утро.
Потому что она уже помолвлена.
Герцог уже попросил ее руки?
Я не помолвлена, мама.
Кто-нибудь сделал мне предложение? Нет.
Я сделала кому-то предложение?
Маловероятно.
- Не проявляй неуважения, сестра.
- Неуважения?
Я не знаю большего неуважения,
чем пообещать меня Найджелу Бербруку.
Ты же этого не делал?
- Он хороший выбор. Я проверил.
- Ты обещал ему сестру?
- Вероятно, не так тщательно.
- Что?
Не имеет значения.
Теперь у меня много вариантов.
Мне не нужны…
Есть поклонники.
Но нет главного — предложений.
Кроме как от лорда Бербрука.
Что с его глазом? Весьма гротескно.
Дафни очаровала герцога, Энтони.
Это всё меняет.
- И ваш бунт связан с Гастингсом?
- Он ухаживает за ней.
Они лишь дважды танцевали на балу.
Как Колин с Пенелопой Фезерингтон.
Это не означает…
Они прогуливались этим утром,
и он прислал цветы нам обеим.
Дорогие.
Герцог не серьезный поклонник.
Он никогда не женится.
Я знаю его с детства.
Это не бравада,
не отрицание и не незрелость.
Мне это видится так.
Я не выйду за Найджела Бербрука.
Я действовал в твоих интересах, сестра.
Однажды ты поймешь.
И будешь очень благодарна.
Контракт с Бербруком
будет составлен, и ты выйдешь за него.
- Мама…
- Не волнуйся, дорогая.
Бербрук увидит
серьезность намерений герцога,
и ему придется отступить.
Он может не уважать выбор женщины,
но проявит уважение к выбору мужчины.
А если намерения герцога
несерьезны, у меня будут другие.
Дафни, я видела,
как вы смотрели друг на друга вчера
и этим утром.
Других нет. Есть только герцог.
Ты правда танцевал
с девчонкой Бриджертон? Дважды?
Напомни еще раз,
почему ты был первым,
с кем я решил общаться
по возвращении в город.
Признай это, друг. Ты скучал по мне.
- Уделишь минуту?
- Сколько угодно, Бриджертон.
Спустишься, или мне подняться?
Мои кулаки уже достаточно пострадали
от вашего подбородка, ваше герцогство.
Итак? В чём срочность?
О чём ты думал
вчера вечером и этим утром?
- Слышал, ты…
- Нужно быть точнее.
- Мой разум быстр.
- Ухаживаешь за моей сестрой?
- А мне не следует?
- Нет.
На то есть масса причин.
Начиная от: «Она моя сестра»
и заканчивая: «Она уже помолвлена»,
а потом, возможно,
возвращаясь к: «Она моя сестра».
Я не знал о помолвке.
О ней уже было оглашено?
Приготовления идут полным ходом.
Я договорился с Бербруком,
дал ему слово.
Ты ошибся. Беда в том, что Бербрук —
недостойный жених для мисс Бриджертон.
Он вполне подходит.
И он не был замечен возле борделя.
И я знаю:
в последние годы он был в Лондоне.
А не в каком-то игорном аду
или трущобах,
или где еще ты слонялся
по одному Богу известным причинам.
Найджел Бербрук вряд ли святой.
Ты всегда был хорошим другом.
Лучшим, правда. Но это моя сестра.
Подумай обо всём,
чем мы по-дружески делились.
Я вовсе не имею намерения тебя обидеть,
но ты же понимаешь,
что семья должна быть прежде всего!
Почему он всегда молчит?
Ему четыре. Он должен уметь говорить.
Он достаточно продвинулся в грамоте.
Больше, чем все мои ученики.
Ему придется быть чертовым Шекспиром,
если он не научится говорить.
Услади наш слух, мальчик.
Скажи хоть слово, хоть промычи.
- Говори!
- Вы его пугаете.
Если это поможет,
я так извлеку из него звуки.
Нет.
Что ты сказал?
Не… надо.
Что он делает?
- Он слабоумный.
- Ваша светлость…
Он идиот!
Боже мой.
Мальчик, ты знаешь,
в каком опасном мы положении?
Нам пожаловали этот титул.
Сам монарх так провозгласил.
Но он останется нашим,
только пока мы будем необыкновенными.
Имя Гастингсов не может попасть
в дрожащие руки недоумка!
Уберите его с глаз моих.
Этот мальчик для меня мертв.
Я нашла для тебя сладостей.
Они тебя порадуют, пока все на балу.
Можете войти.
Уверена, тут нам обеим хватит.
Слышала, тебя решили
не отправлять домой к папе.
Смею сказать, это облегчение.
Представляю, как он отреагирует на…
Твое состояние?
Марина… могу я спросить?
Как это случилось?
Кекс.
Кекс?
Наш викарий в Сомерсете
проводил многочасовые проповеди.
Три, четыре, иногда пять часов кряду.
Я почти падала от голода и усталости.
Но однажды в воскресенье,
когда я решила,
что упаду под скамью от истощения,
старший сын Крейнов, Джордж…
Сэр Джордж Крэйн тайком передал мне
сверток с кексом и печеньем.
Викарий бы ему голову открутил.
Через какое-то время
в свертках стали появляться записочки.
Мы месяцами обменивались
крошечными посланиями.
Я никогда так
не любила походы в церковь.
- И где сейчас сэр Джордж?
- В Испании.
Ушел на войну с Веллингтоном,
но продолжил писать.
Видите?
Значит… твое состояние было вызвано…
Любовью.
Любовью, Пенелопа.
Королевский лекарь
готов доложить о короле.
Отчего в этом сезоне еще не было
ни одной любопытной помолвки?
Право же, как скучно!
Есть пикантные подробности
о нашей бывшей горничной.
Мне неинтересны распутные служанки.
Хочу, чтобы меня развлекали, увлекали.
Королевский лекарь
сообщит о смерти моего супруга?
Я сомневаюсь в этом.
Так скажи, что я занята,
и принеси принадлежности для письма.
ЛЕДИ БРИДЖЕРТОН
76 ГРОСВЕНОР-СКВЕР
Рубины или жемчуг, мисс?
Разумеется, жемчуг.
Мама, может, рубины лучше привлекут
внимание новых поклонников?
Чтобы не складывать
все яйца в одну корзину,
я должна… собрать больше… яиц.
Герцог правда вскружил тебе голову.
Вот бы лорда Бербрука
кто-нибудь тоже закружил.
- Боже. Что такое, миссис Уилсон?
- Королева, мэм.
- Заболела?
- Король ее обидел?
- Королевская канцелярия ее величества.
- Она написала вам, миледи.
Что там, мама?
Меня приглашают на чаепитие
наедине с королевой через два дня.
Жемчуг ни к чему.
Сегодня надень семейные бриллианты.
Разве сложно
надеть что-то цветное, ваша светлость?
Лондонский сезон
и так ужасно однообразен.
Твой гардероб должен ему вторить?
- Мне сказали, что это последняя мода.
- Разумеется, не моя.
Подай мне руку, пока мы не опоздали.
Значит, ты все-таки не умер.
Миледи, мы не ожидали вашего визита.
Тебя не видно в Лондоне,
ни слова о твоем обучении,
ни слова о тебе от отца. И всё же
ты здесь, живешь и здравствуешь.
Встань, мальчик,
чтобы я могла взглянуть на тебя.
Твоя мать рыдала бы, узнав,
что ее подруга чужая для ее сына.
Ты ее копия.
И это хорошо.
Леди Данбери, милорд.
Вижу, ты не обучен манерам.
Ты научился читать, писать,
ездить верхом, фехтовать?
Так почему ты не в школе?
Я… не могу… говорить.
Когда я была девочкой —
несколько веков назад —
я боялась даже своего отражения.
Я входила в комнату
и пыталась раствориться в тени.
Но в нашем положении
долго так прятаться не удастся.
Я знала, что однажды выйду на свет
и мне придется оставить страх.
Вместо этого
я сделала устрашающей себя.
Я оттачивала свое остроумие,
свой гардероб и свои глаза,
и я сделала себя
самым устрашающим созданием
в любом помещении.
Подойди.
Ты можешь говорить.
Я тебя разгадала.
И я помогу тебе
преодолеть твое заикание.
Но в обмен на это
ты должен пообещать мне,
что, выйдя на свет…
…ты окажешься достойным
внимания, которое будешь привлекать.
Потанцуем, мисс Бриджертон?
Тогда кто-то другой
должен отыскать для меня бокал ратафии.
Лорд Бриджертон, окажете мне честь?
Конечно, леди Данбери.
Шести балов мало.
Вы нужны мне на восьми.
- А еще пикник.
- Пикник?
Боюсь, мы вынуждены
раздувать пламя нашей шарады.
Полагаю,
из-за лорда Бербрука? Я наслышан.
Если он поверит, что вы на пороге
предложения… он оставит меня в покое.
Надеюсь, я не утрачу баланса.
Я тоже надеюсь: вы же
будете приклеены ко мне весь вечер.
Надо делать вид, что нам приятно,
хоть это и нелегко.
Да, непросто.
Иди потанцуй с сестрой.
- Зачем?
- По моей просьбе.
- Я неясно выразился утром?
- Хочешь, чтоб я оскорбил твою сестру?
- Напротив.
- Желаешь ей брака с мерзкой жабой?
Лорд Бриджертон,
простите мое вмешательство.
Но, если нужно, я повторно заявлю
о намерениях в отношении вашей сестры.
Она награда, которой я давно жаждал.
Ее красота, ее грация…
И мощный удар справа?
Я должен знать, готовы ли вы
разрешить это недоразумение?
Я стремлюсь избегать неловких ситуаций.
С этим вы опоздали.
Вы дружны с герцогом
или запуганы его рангом…
Успокойтесь, Бербрук.
Уверяю вас, я улажу это дело.
А герцога это не должно беспокоить.
Не вам решать, что меня беспокоит,
и не вам решать дело Бербрука.
Я сделаю всё ради вашей сестры.
Возможно, со временем
она разделит мои чувства.
Прекратите, Бербрук.
Полагаю, он не сообщил,
откуда у него синяк.
- Я был беспечен с дверью.
- Нет, с честью.
Он пытался сделать нечто,
что я не удостою описания,
и ваша сестра
дала ему пощечину. Заслуженно.
Милорд, вам надо знать…
Дафни сказала бы мне об этом.
Сказала бы?
Вы больше никогда
не заговорите с моей сестрой.
Но мы женимся.
Вы умрете, если взглянете в ее сторону.
Будьте благодарны, что вас
не ударил еще один Бриджертон.
Что случилось? Брат?
Не волнуйся о Бербруке. Я всё уладил.
- Вы рассказали ему?
- Пришлось.
- Всё будет хорошо, уверяю вас.
- Уверяете?
Что бы вы с братом ни думали,
я могу говорить за себя.
Вы не имели права.
- Я пытался помочь.
- Не помогли.
Вы лишь недооценили
притязания Найджела.
И к тому же люди смотрят…
Вы ни в чём не можете меня уверить.
Восхитительный вечер, ваша светлость.
Вы не согласны?
Юная леди — редкое сокровище.
Постарайся не испортить всё.
Спасибо.
- Я предпочту моцион.
- Ваша светлость.
Это я, ваша светлость.
Вы следите за мной, Бербрук?
Я думал, дело улажено.
Оно было улажено,
пока вы всё не испортили.
Поговорите снова с виконтом.
Допускаю, вчера вечером
я ошибся, поступил необдуманно.
Вы же это понимаете?
Между нами нет
и никогда не будет понимания.
Идите домой.
Но она вам не нужна. Вы герцог.
У вас уже есть
деньги, связи и репутация.
А мне она нужна.
Почему вы не можете уступить мне ее?
Думаю, решать должна мисс Бриджертон.
Покупая лошадь, я не с ней торгуюсь.
Если продолжите следовать…
Что же вы не просите ее руки?
Раз она приглянулась вам
и сражена вами?
Почему вы еще не сделали предложение?
Или вы уже ею овладели?
Тогда лучше скажите мне.
Ибо, если я узнаю, что она уже
лишена целомудрия, я никогда не…
Замолчите немедленно.
Не смейте сомневаться
в безупречной чести дамы.
Да… Да, очень хорошо.
Это всё, что я надеялся услышать.
Вы не заслуживаете дышать
одним воздухом с ней.
Теперь идите домой.
А вы заслуживаете?
Я слышал рассказы о вашем отце.
Я знаю, как сильно
он хотел сына, наследника,
и как старался его получить,
когда казалось,
что ваша бедная мать бесплодна.
Если кто-то сможет закрыть глаза
на необдуманные поступки,
так это вы.
Яблоко падает недалеко, так?
Ваша светлость, к вам
леди Данбери и лорд Бассет.
Что ж… это самое неприятное вторжение.
Я думала, ваша светлость будет рад
узнать, что ваш сын жив и здоров.
Ваши люди
были несколько удивлены этим фактом.
Цель вашего визита?
Я получаю высокие баллы
по всем наукам, сэр.
Я езжу верхом, фехтую и стреляю…
…исключительно хорошо, как мне говорят.
Я даже…
Я…
Ты мой самый худший провал.
Прошу прощения?
Разумеется, просите.
Больше не буду.
Напомню: мальчик
станет герцогом Гастингсом.
Ему нужны все отцовские качества
вашего фригидного сердца.
Напомните. А я напомню вам,
что вам следует знать свое место.
Там, где я не буду вас лицезреть.
И с закрытой вонючей пастью.
Я много раз писал вам,
чтобы сказать, что я не…
…не мертв.
Вы получили письма?
Меня уже глубоко ранит сознание того,
что однажды
ты унаследуешь титул Гастингсов.
Но наблюдать твои потуги —
слишком большое оскорбление.
Ты столь же бесполезен,
как была твоя мать.
И я прибегну к тому же средству,
которое применил к ней:
забуду, что ты когда-то
запятнал своим присутствием эти стены.
ГЕРЦОГУ ГАСТИНГСУ
Автор склоняется к мысли, что сердце —
самый любопытный инструмент,
не берущий во внимание
ни разум, ни ранги.
Иначе какое объяснение
может дать мисс Бриджертон тому,
что она поощряет
ухаживания простого барона,
хотя уже увлекла в свои сети герцога?
Возможно, дебютантка
лишилась не одного только разума?
Рецепт мой, мисс.
Уверена, герцогу понравится.
Неважно, что думает герцог, Роуз.
Он галантен, да? С изысканным вкусом…
Прекрати.
Вам не по душе румяна?
Нет.
Они безупречны.
Я бы хотела еще.
Да будет вам известно,
дорогой читатель:
если это странное поведение
предвещает еще один скандал,
будьте уверены, я его раскрою,
ведь ничто так не поднимает дух
и не развязывает язык,
как путешествие на природу.
За ней ухаживает неуклюжий Бербрук.
Думаю, он ей отлично подходит.
- Мама, я поиграю с Элоизой?
- Леди не играют, Пенелопа.
Простите, мама.
Я поищу поклонников с Элоизой?
Хорошо.
Что ты узнала у горничной
в интересном положении?
- Что случилось? И как?
- Она сказала, это всё любовь.
Любовь? В этом нет логики.
Разумеется, нет.
Посмотри на мою маму: трое детей.
Разве это может быть
связано с любовью?
Что еще она сказала? Она не напугана?
Больше… грустна, чем напугана.
Но у нее есть шанс на счастливый конец.
Она хочет сбежать в страну,
где они с ее любимым поженятся.
Тогда у нее
еще больше причин для страха.
Выйдет замуж — и жизнь кончится.
Вряд ли это выход.
Бедная горничная!
Сестра, я не знал о поступке Бербрука.
Я бы тебе помог.
Ты должна была сказать.
А ты бы поверил?
Или ты передумал,
потому что другой мужчина
сказал тебе правду?
Ты так мало меня ценишь?
Я поведала тебе о своих желаниях,
а ты игнорировал их, так что…
Да, брат, это так.
- Вы опоздали.
- Прошу прощения.
Пойдемте к вашей семье?
Разумеется, нет.
Мы должны пройти
мимо группы мужчин, играющих в игры.
Что с вашей рукой?
Бокс.
Этот абсурд,
что мужчины зовут развлечением.
- Моя манжета. Застегните ее.
- Прошу прощения?
Вижу, вы волнуетесь.
Будьте покойны. Бербрук…
Слышали, что обо мне пишет Уислдаун?
Нет. Даже если вы считаете,
что с лордом разобрались,
нашу уловку надо продолжать.
Мне еще нужен муж.
Я польщен,
но, боюсь, должен вам отказать.
Да, я знаю. Вы никогда не женитесь.
Но вы же знаете,
что за вас и не хочется замуж?
Если б мне пришлось,
вы были бы наименее неуместным выбором.
- Это комплимент?
- Да.
Но это неважно,
вы же хотите выйти замуж по любви. Так?
Конечно хочу.
Они еще смотрят?
Бриджертон!
Что вы сделали?
У меня хорошие новости, Бриджертоны.
Я взял дело в свои руки.
Получил особое разрешение
на свадьбу с мисс Бриджертон.
- Свадьбы не будет.
- Я же говорил. Договор отменен.
Лорд Бербрук, похоже, вам больно.
Поговорим в уединенном месте?
Мне не нужны дальнейшие разговоры.
Хотя, возможно, я говорю
с истинным главой дома Бриджертонов.
Ибо, будь это вы,
полагаю, вы попросили бы сестру
не привлекать внимание, будучи
наедине со мной в темноте в Воксхолле.
Без сомнения, слухи
о таком скандале могут навредить
даже самым влиятельным семьям.
Что бы сделала, например, леди Уислдаун
со столь непристойной информацией?
- Это угроза?
- Разумеется, нет.
Потому что через три дня я женюсь.
У меня есть бриллиант сезона.
Лучшее, что может предложить свет.
У меня есть Бриджертон.
И я спасу ее, как и всю вашу семью,
от бесчестья,
от которого вы не смогли их защитить.
Я с нетерпением жду
союза наших великих семей.
Бриджертон. Гастингс.
Я немедленно брошу вызов Бербруку.
Энтони!
Уверяю вас, я обучен. Я знаю правила.
Ты не вызовешь Бербрука на дуэль. Ясно?
Неважно, чему,
как тебе кажется, ты обучен.
Это незаконно, к тому же чудовищно.
У джентльменов нет выбора, мама.
Если молодой девушке, моей сестре,
грозит бесчестье,
последствия будут ужасны!
Это не решение.
Если лорд Бербрук
решит исполнить свою угрозу прежде,
чем ты его застрелишь,
брат, что будет дальше?
Он может в любой момент
открыть свой крошечный рот,
и я буду уничтожена…
…как и мы все.
Я должна выйти за Бербрука.
Это единственный выход.
Роуз, оставишь нас на минуту?
Я научила тебя считать брак лучшим,
что может предложить жизнь,
и это остается верным.
Но брак — это не только партнер,
с которым ты соединяешься.
У тебя будет комфорт
и дом, за которым нужно ухаживать,
а главное — дети.
Ты вложишь всю себя
в создание своей семьи
и найдешь в этом много радости.
Я уверена.
Вы с папой…
Вы были так прекрасны, мама.
Вот чего я хотела.
Лишь это я надеялась однажды обрести.
Как и я.
Элоиза Бриджертон.
Что ж, давай. Накажи меня.
Еще одна есть?
Допустим, я хочу иного.
- В каком смысле?
- Просто иного.
Я смотрю, как Дафни готовится к балам,
переживает о платьях и поклонниках,
и это меня истощает. Что,
если я хочу иной жизни, Бенедикт?
Я действительно верю:
я способна на что-то большее.
Пусть иного мне и не позволено.
Тогда я бы сказал…
…ты не одна такая.
Ты еще танцуешь с мисс Бриджертон?
Как она?
Выходит замуж.
Так ты свободен делать что хочешь.
Еще.
Ваше величество.
Что скажете?
О музыке?
Я нахожу ее весьма красивой.
Это Моцарт?
Я познакомилась с Моцартом,
когда ему не было 10 лет.
Мальчик аккомпанировал мне,
когда я пела арию, и я везде объявляла:
он станет
одним из лучших композиторов Европы.
Вы были правы.
Я редко ошибаюсь. Знаете почему?
Решив оказать кому-то услугу,
я ожидаю, что из нее извлекут пользу.
- Ваше величество, вы о…
- Бримсли!
Свежего табаку.
Он ужасный сплетник.
Говори мы при нём свободно,
вся Англия уже знала бы о нашем деле.
Понимаю.
Полагаю, что понимаете.
Я рассчитывала, что вашу дочь
ждет блестящее будущее
после вступления в свет,
будущее с кем-то вроде герцога.
Такой союз…
Что ж… это было бы
поистине очаровательно.
Как я уже говорила,
сияние успеха стало благом
не только для юного маэстро.
Разумеется, вся семья Моцарта
ощутила бы последствия,
останься их мальчики
в Зальцбурге навсегда.
Вы согласны?
О да. Да, я согласна.
Но что нам делать, мэм?
Пригласим леди Бербрук на чай,
миссис Уилсон, немедленно.
Найджел — мой единственный ребенок.
Очень особенный мальчик.
Я часто говорю:
Бог не благословил меня еще одним,
потому что совершенство уже достигнуто.
Боже мой.
Не всем дамам так повезло, я знаю.
Мисс Бриджертон,
позвольте мне взглянуть на вас.
Определенно, здоровая.
Пожалуй, лицо несколько осунулось.
- Она очень поздно легла.
- И наверняка взволнована.
Но вам нужно лучше стараться.
Мой Найджел очень взыскателен.
Он уже отклонил многих дебютанток
гораздо красивее. Говорит:
«Мама, я ценю достижения
превыше красоты».
Можете себе представить?
Ваша госпожа
быстро управляется с печеньем.
Не волнуйся, Роуз. Я этим займусь.
Экономки…
Они считают себя главными,
но это мы, камеристки,
делаем всю тяжелую работу.
У меня есть такая же.
И всё же вам повезло.
Какие хлопоты могут быть в доме,
где живут лишь леди и лорд Бербрук?
Вы даже не представляете.
Вы ни кусочка
не съели за чаем, дорогая!
Юная леди должна хорошо питаться,
чтобы рожать детей.
Сельдь с ржаным хлебом
по утрам творили со мной чудеса,
когда я зачала моего Найджела.
Что выяснили?
Что происходит?
Я не позвала бы ее на чай,
не думая о тебе, правда?
Прислуга слышит всё, как мы все знаем.
И тут вы не ошибаетесь.
У лорда Бербрука есть сын
от одной из горничных.
Он отказался его содержать.
- Они живут впроголодь.
- Ужасный человек.
Достаточно ужасный,
чтоб от него избавиться.
Он будет это отрицать.
Кто поверит женщинам, а не мужчине?
Возможно, никто.
Но все поверят леди Уислдаун.
Мы будем делать наше женское дело.
Будем говорить.
Он женился на ней лишь потому,
что его père растратил состояние
на какие-то махинации в Америке.
О, mon Dieu. Разве это
не самая трагичная история сезона?
Возможно, не самая.
У каждого дворянина есть байстрюк.
Байстрюк, отосланный прочь
еще до рождения?
Да вы что.
Надо рассказать Дженни и Мэри.
До сведения автора
дошла новость о том,
что весь свет обсуждает
самую неприглядную историю.
Говорят,
нельзя судить о книге по обложке.
Но в случае неуклюжего барона Бербрука
его неприятная внешность,
похоже, стала удачной метафорой
состояния дел в его семье.
Меня бы не удивило,
если бы лорд Бербрук вынужден был
выехать в деревню якобы по делам.
По делам, которые, возможно,
могут потребовать погашения
просроченной задолженности
в интересах
одной бывшей горничной и мальчика.
Пожелаем этому мальчику
быть похожим лишь на мать.
Говорят, Бербрук покинул город.
Полагаю, решение этой проблемы
не было случайным.
Впредь я намерен иначе решать дела.
Или не решать вовсе.
Выбор твоей нынешней роли в семье
продиктован требованиями общества,
но, Энтони, дела Дафни
я вполне способна уладить.
Это для Дафни.
Тюльпаны.
Символ страсти.
Лучший выбор для украшения
ее подола на свадьбе с герцогом.
Возможно, твоя невеста захочет того же.
Доброй ночи, мама.
Не будет же твоя госпожа
держать меня в этой спальне вечно?
Винить в своем заточении
вам следует лишь себя одну, мисс.
Элоиза.
Ты что-то хотела?
Нет.
Да.
Я рада, что это дело
с Найджелом Бербруком разрешилось.
Спасибо.
Слышать рассказы
о чудовищных договоренностях,
безнадежных концах и…
Скажу тебе, это пугает.
- Элоиза, не нужно беспокоиться…
- Разве ты не боишься?
Брака?.. Детей?
Я нахожу детей восхитительными.
Хотя, глядя на тебя,
я не вполне в этом уверена.
Ты же не забыла,
что случилось с мамой?
Ее крики той ночью.
Ты пела мне, чтобы их заглушить,
но от ее голоса… дребезжали стёкла.
Порой я всё еще слышу их во сне.
Она едва не умерла…
…вскоре после папы.
Разумеется, я не забыла.
Разумеется… Я боюсь.
Осмелюсь сказать,
в этом случае не боятся лишь глупцы.
Ты верно помнишь.
У мамы была… полная опасностей ночь.
Но на рассвете в мир пришла Гиацинт…
…и нас всех это обогатило.
Да, Элоиза, пожалуй,
в этих лесах есть темные повороты.
Нас научили их ожидать.
Но в конце нас ждет свет.
И я знаю: однажды…
…мы обе найдем его.
Вероятно, это обременительно.
Что?
Постоянно притворяться,
следуя правилам игры.
Добрый вечер.
Вам не следовало терять
самообладание с Бербруком.
Вам следует кое-что знать обо мне,
мисс Бриджертон.
Я не терплю грубиянов.
Вам следует знать кое-что обо мне,
ваша светлость.
Я не допущу промахов.
Вы о нашей уловке?
Теперь это больше, чем уловка.
Это больше, чем уговор.
Речь не только о том,
чтобы найти кавалера,
который впечатлит
леди Уислдаун, королеву или свет.
Речь идет о жизни,
ваша светлость, моей жизни.
Я должна взять ее в свои руки.
Иного я позволить себе не могу.
Поэтому я не допущу промахов.
Если отказываетесь, скажите сейчас.
- Я соглашусь… при одном условии.
- Вы не понимаете, ваша светлость…
Зовите меня Саймоном.
Если мы хотим показать, что у нас
роман и что мы выдающаяся пара,
вам надо называть меня по имени.
Очень хорошо… Саймон.
Вы находите
в моём имени что-то смешное?
Нет. С вашим именем всё в порядке.
Всё в порядке? Очень хорошо, Дафни.
Я хочу найти мужа,
чтобы иметь семью, детей.
Так давайте найдем вам мужа.
Могу я вас пригласить?
Разумеется.
Вы двое —
очаровательная пара, ваша светлость.
Что же не дает вам покоя?
Абсолютно ничего, леди Данбери.
Сын мой, ты вернулся,
чтобы занять свое законное место.
Сердце мое слабеет.
Но уверяю тебя:
оно наполняется гордостью,
когда я вижу,
в какого герцога ты превратился…
И я знаю:
великий род Гастингсов продолжится.
Слушайте меня внимательно.
Я вернулся лишь по одной причине.
Я дам вам клятву.
Единственную клятву в моей жизни.
Я никогда не женюсь.
Я никогда не произведу наследника.
Род Гастингсов умрет со мной.
Мои слова
достаточно ясны для вас, отец?
Говори, чертов монстр.
Говори.
Перевод субтитров: Екатерина Петрова
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UN SERIAL ORIGINAL NETFLIX
Respirați, Înălțimea Voastră!
- Împingeți!
- Respiră!
Da!
Trebuie să împingeți.
Bine. Foarte bine. Da.
Respirați, Înălțimea Voastră!
Spuneți-mi ceva!
- Mișcă!
- Ce faci aici, Lady Danbury?
- Intru.
- Doamnele nu au ce căuta acolo.
Dacă soțul ei nu e cu ea…
- Împingeți!
- Trebuie să știu dacă voi avea un fiu.
Forceps!
Văd capul. Împingeți!
- Spuneți-mi!
- Spuneți-i!
Respirați!
- Împingeți!
- Împingeți!
Ce e?
E băiat.
Am un fiu!
Sarah!
I-am dat un fiu, în cele din urmă.
Sarah! Doctore!
A sângerat prea mult.
Sarah…
Un fiu perfect.
Simon Arthur Henry Fitzranulph Basset,
următorul Duce de Hastings!
Înălțimea Voastră.
Vreți să aranjăm camera ducesei?
Nu. Nu va fi necesar.
Întotdeauna vor veni numai două cuvinte
în mintea acestei autoare
în dimineața de după o petrecere bună:
„șoc” și „deliciu”.
Drag cititor, relatările scandaloase
de la serata de ieri de la Vauxhall
sunt întru totul șocante
și de-a dreptul delicioase.
A sosit, Maiestate!
De îndată!
Se ridică, precum un phoenix,
din cenușa obscurității,
o anume domnișoară Daphne Bridgerton.
Ilustra debutantă a fost văzută
dansând nu o dată, ci de două ori,
cu cel mai râvnit, dar alunecos, burlac,
Ducele de Hastings.
Unde pleci atât de devreme, Înălțimea Ta?
La promenadă.
Zâmbește! Ducele arareori zâmbește.
- Daphne este foarte agreabilă.
- Va trebui să fie.
Viața de ducesă e foarte exigentă.
Găzduiești baluri,
primești demnitari străini.
Daphne nu va fi doar în societate.
O va conduce.
Am pregătit-o adecvat.
- Opt baluri.
- Nu.
Opt baluri.
Vrei ca planul nostru să aibă succes?
Scopul acestui aranjament este
să gonim mamele hrăpărețe,
nu să sar în gura lupului.
Scopul acestui aranjament este
să mă mărit în primul meu sezon.
Îți ofer patru.
- Șase baluri.
- Cinci.
Șase. Și trebuie să-mi trimiți flori.
Azi. Din cele costisitoare.
Dacă chiar m-ai curta,
ai goli toate florăriile.
Dacă chiar te-aș curta,
nu aș avea nevoie de flori,
ci de cinci minute
în intimitatea unui salon.
Nu voiam…
- Șase baluri.
- Prea bine!
Mai vedem cu florile.
Nu uita, nimeni nu trebuie să afle
despre aranjamentul nostru.
Sau despre întâmplarea cu Berbrooke.
Într-adevăr, cum îți mai e mâna?
Să știi că nu ai greșit.
Știu doar că până și zvonul
că am fost singură cu un bărbat,
darămite că l-am pocnit, mă va ruina.
Nu vreau să stârnesc scandaluri,
dră Bridgerton.
Dar am o bănuială că se țin scai de tine.
Sigur că nu știu. De unde să știu?
Nu pot s-o întreb,
nu știu cum s-a întâmplat.
- E tulburător!
- Despre ce vorbiți?
- Penelope întreabă de dra Thompson.
- Ce-i cu ea?
- Penelope e curioasă.
- Dacă nu taci…
Despre starea drei Thompson.
- Pardon?
- Au aflat, doamnă.
Cum s-a întâmplat, mamă? Va avea un copil?
Încetează numaidecât!
Ai auzit, Domnia Ta? Ce ne facem?
Nu e nevoie să devii isterică.
De ce e ținută ascunsă?
Fiindcă starea ei e molipsitoare.
Daphne s-a îndrăgostit, pesemne.
I se pare o realizare?
Ce a realizat?
Nu a plămădit bărbatul acela,
doar i-a picat în poală.
Acum umblă țanțoș.
Îi plac chipul și părul ei, pasămite.
Nu e o realizare să ai așa ceva.
Știi ce este însă o realizare?
Să mergi la universitate.
Aș putea face asta, de-aș fi bărbat!
În schimb, mă uit la mama
cum se umflă-n pene
pentru că un bărbat o admiră pe sora mea
și o va umple de copii!
Penelope, nu mă asculți.
Știu o femeie grea în pântece.
Mama ta, oare? Nu e înaintată în vârstă?
Tatăl tău ar vrea un băiat…
Nu mama… O servitoare.
- Care dintre ele e măritată?
- Nu e măritată.
Atunci cum de e grea?
Nu știu, dar voi afla.
Trebuie! Altfel, cum vom putea scăpa
de soarta asta?
Vom avea realizări!
Două dansuri? Cu un duce?
Sora ta l-a cucerit, Hyacinth.
Toată lumea de la petrecere
era cu ochii numai pe ea.
- Măcar puțină pâine prăjită.
- Nu mi-e foame.
Sigur nu erau cu ochii
pe vreo gaură în rochie?
Sau la un pas greșit la dans?
Daphne, ducele va veni la balul Crawford?
Este posibil.
Dar vineri, la Ramsbury? Dar la picnic?
Vom vedea, mamă.
Ce mare păcat pentru Fran
că studiază pianul cu mătușa Winnie
și ratează logodna lui Daphne!
Francesca a plecat deja?
Cum rămâne o domnișoară grea?
- Ce întrebare!
- Nu trebuie să fii măritată?
- Ce tot spui?
- Se pare că nu e nevoie.
Ajunge, Eloise!
Daphne, cântai minunat. Continuă!
- Voi știți, deci?
- Nu mă privi!
Ai fost vreodată la fermă, El?
- Să nu încurajați conversații neadecvate!
- Nici vorbă, mamă!
De fapt, noi tocmai mergeam
să ne scoatem... spadele.
- Colin Bridgerton!
- La scrimă.
- Domnișoară? Vine Humboldt.
- Vine Humboldt?
- Humboldt?
- De ce vine Humboldt?
- A sosit cineva, Humboldt?
- Pețitori pentru dra Daphne.
Dar… ducele? Ai un pețitor.
Se pare că acum am mai mulți.
Ce se petrece?
Faceți loc!
Ai spus că mă duci în vizită…
- Mișcă!
- …mă așteptam să fiu singur!
Mi-am luat pantalonii de satin!
Dă-te din drum!
Dumnezeule!
- Voi vorbi…
- Lord Berbrooke, trebuie să pleci.
- Mi-ai promis că vei rezolva fără zăbavă.
- Așa voi face!
Ești singurul pretendent care a cerut-o.
E doar o încurcătură nefericită.
Deocamdată, trebuie să pleci cu restul.
- Vreau să știu ce se petrece!
- Și eu, asemenea!
Pentru început, de ce ai tulburat
o dimineață așa splendidă?
Fiindcă ea e deja logodită.
Ducele ți-a cerut mâna?
Nu sunt logodită, mamă.
Chiar m-a cerut cineva cu adevărat? Nu.
Am cerut eu pe cineva? Nu prea cred.
- Nu fi impertinentă, soră!
- Impertinentă?
Nu-mi pot imagina o impertinență mai mare
decât să mă promiți lui Nigel Berbrooke.
- Anthony, nu care cumva!
- E un individ ales.
I-ai promis-o pe sora ta?
- Nu destul de bine, se pare.
- Ce?
Nu contează.
Acum am multe opțiuni, nu am nevoie…
Ai pețitori, nu ceea ce contează, cereri.
Mai puțin de la Lord Berbrooke!
Ce a pățit la ochi?
E de-a dreptul grotesc.
Daphne a fermecat un duce, Anthony.
Știi că asta schimbă totul.
Revolta asta se datorează lui Hastings?
- Îi face curte.
- Au dansat de două ori la un bal.
Ca Penelope și Colin.
- Nu înseamnă…
- S-au plimbat azi și ne-a trimis flori.
Din cele costisitoare.
Ducele nu e un pretendent serios.
Nu se va mărita niciodată.
Îl știu din copilărie.
Nu e bravadă, negare sau imaturitate.
Mie așa-mi pare.
Nu mă voi mărita cu Nigel Berbrooke.
Am acționat în interesul tău, soră.
Cândva, vei înțelege și îmi vei mulțumi.
Contractul se va întocmi,
iar tu îl vei lua de soț.
- Mamă…
- Nu-ți face griji, scumpa mea!
Odată ce Lord Berbrooke vede
că ducele e serios, se va retrage.
Poate că nu respectă alegerea unei femei,
dar va respecta un bărbat.
Iar dacă ducele nu are intenții serioase,
voi avea alți pretendenți.
Daphne, am văzut cum vă priveați
aseară și azi-dimineață.
Nu sunt alții. Nu există decât ducele.
Chiar ai dansat cu fata Bridgerton?
De două ori?
Amintește-mi de ce ai fost primul
cu care m-am văzut după ce m-am întors.
Recunoaște că ți-am lipsit, prietene!
- Se poate o vorbă?
- Câte vrei, Bridgerton.
Cobori sau urc eu?
Deja mă dor pumnii de la bărbia ta, Duce.
Ce e atât de imperios?
Vreau să știu ce-ți trece prin căpățână.
- Am auzit…
- Fii mai precis! Mintea îmi merge mereu.
Îmi curtezi sora?
- Nu ar trebui?
- Nu.
Din multe motive,
începând cu faptul că e sora mea
și sfârșind cu faptul că e deja logodită.
Și poate, pe deasupra, fiindcă e sora mea.
Nu știam de logodnă.
A fost anunțată la biserică?
Se fac toate aranjamentele.
M-am înțeles cu Nigel Berbrooke,
căruia i-am promis-o.
Oi fi bătut tu palma, însă Berbrooke
e nevrednic de dra Bridgerton.
E foarte decent.
Măcar nu bate bordelurile.
Știu unde a fost în ultimii ani,
la Londra!
Spre deosebire
de vreo văgăună de cartofori
sau pe unde ți-oi fi făcut tu veacul
naiba știe de ce!
Nigel Berbrooke nu e tocmai un sfânt.
Îmi ești și întotdeauna mi-ai fost
cel mai bun prieten, dar e sora mea.
Gândește-te la câte am împărtășit
ca prieteni!
Nu doresc nicidecum să te jignesc,
dar trebuie să înțelegi
că familia vine înainte de toate!
De ce nu spune nimic?
Are patru ani. Ar trebui să poată.
E mai priceput la litere
decât orice copil pe care l-am instruit.
Ar trebui să fie un adevărat Shakespeare
dacă nu e în stare să vorbească!
Să te-aud, băiete! Un cuvânt, un murmur!
- Vorbește!
- Îl speriați.
Voi scoate un sunet de la el
cu orice preț!
Nu!
Ce ai spus?
Nu… face… asta.
Ce face?
- E imbecil.
- Înălțimea Voastră…
E un idiot!
Doamne!
Știi cât de precară e
poziția noastră, băiete?
Ni s-a acordat acest titlu.
Prin decret al suveranului.
Dar va rămâne al nostru
doar cât timp suntem excepționali.
Numele Hastings nu poate fi lăsat
pe mâinile unui cretin!
Să nu-l mai văd!
Băiatul e mort în ochii mei.
Ți-am găsit câteva dulciuri.
Mi-am zis că ți-ar plăcea
cât restul lumii e la bal.
Poți intra.
Sunt sigură că-s destule.
Am auzit că nu te trimit la tatăl tău.
Îndrăznesc să spun că sunt ușurată.
Îmi pot imagina cum va reacționa la…
Starea ta?
Marina… pot să întreb?
Cum s-a întâmplat?
Tort.
Tort?
Parohul din Somerset are o predilecție
pentru slujbe lungi.
Durează câte trei, patru
sau chiar cinci ore.
Mă lua leșinul de foame.
Până când, într-o duminică, când îmi venea
să mă ascund sub strană de epuizare,
George Crane, întâiul fiu…
Sir George Crane mi-a pasat
un pachet cu tort și biscuiți.
Parohul l-ar fi blestemat.
După o vreme, pachetele au început
să conțină mici misive.
Ne-am scris luni la rândul.
Niciodată nu mai dusesem dorul bisericii.
- Unde e Sir George acum?
- În Spania.
A plecat să lupte cu Wellington,
dar încă îmi scrie.
Vezi?
Așadar…
Starea ta a fost provocată de…
Iubire.
Iubire, Penelope.
Maiestate, medicul curții are vești
despre rege.
Cum e posibil să nu fi avut
nicio logodnă fascinantă sezonul ăsta?
Foarte anost!
Am o bârfă savuroasă despre o servitoare.
Nu-mi pasă de spălătorese.
Vreau ceva
care să-mi captiveze imaginația!
Medicul vrea să-mi spună
că soțul meu a murit?
Nu, Maiestate.
Atunci spune-i că sunt ocupată
și adu-mi uneltele de scris!
- Rubinele sau perlele, doamnă?
- Perlele, desigur!
Mamă, poate că rubinele ar lua ochii
unor noi pretendenți?
Dacă e să nu-mi pun
toate ouăle în același coș,
atunci trebuie să mai adun... ouă.
Ducele chiar ți-a luat mințile.
Mai degrabă,
vreau să-l ia altcineva pe Berbrooke.
- Dumnezeule! Ce este, dnă Wilson?
- Regina, doamnă.
- S-a îmbolnăvit?
- Regele i-a făcut rău?
- Hârtia și sigiliul reginei.
- V-a scris, doamnă.
Ce spune, mamă?
Sunt invitată să iau ceaiul cu regina
peste două zile.
Lasă perlele!
Vei purta diamantele familiei azi.
Te doare să poți ceva colorat,
Înălțimea Ta?
Sezonul din Londra e deja
groaznic de monoton.
De ce și garderoba ta?
- Mi s-a spus că asta poartă lumea.
- Nu și eu.
Ia-mi brațul, să nu întârziem!
Așadar, până la urmă, nu ești mort.
Doamnă, nu vă așteptam.
Nu ai fost văzut la Londra
și n-am auzit nimic despre educația ta.
Dar iată-te, viu și sănătos!
Ridică-te, băiete, să te văd mai bine!
Mama ta ar plânge dacă ar ști
că prietena ei e străină de fiul ei.
Arăți întocmai ca ea.
Un motiv de bucurie, desigur.
Lady Danbury, stăpâne.
Văd că nu ai învățat manierele.
Ai învățat să citești, să scrii,
să călărești, să mânuiești spada?
De ce nu ești la școală?
Nu… pot… să… vorbesc.
Când eram fată, cu secole în urmă,
mi-era teamă și de umbra mea.
Când pășeam într-o încăpere,
încercam să mă fac invizibilă.
Dar cineva în poziția noastră
nu se poate ascunde prea mult.
Știam că va trebui
să ies la lumină cândva,
și nu puteam fi înspăimântată.
În schimb, m-am făcut înspăimântătoare.
Mi-am ascuțit inteligența,
garderoba și privirea
și m-am făcut cea mai teribilă ființă
din orice încăpere în care mă aflam.
Vino!
Poți să vorbești.
Te-am înțeles destul de bine.
Și te voi ajuta să-ți depășești bâlbâiala.
În schimb, trebuie să îmi promiți
că, atunci când vei ieși la lumină…
vei fi demn
de toată atenția care ți se va acorda.
Un dans?
Prin urmare, altcineva va trebui
să-mi aducă un pahar de crușon.
Lord Bridgerton, îmi faci onoarea?
Negreșit, Lady Danbury.
Nu mai ajung șase baluri.
Am nevoie de opt.
- Și un picnic.
- Un picnic?
Mă tem că este necesar
să alimentăm mai tare zvonurile.
Din cauza lui Berbrooke, presupun?
Am auzit.
Trebuie să-l facem să creadă
că mă vei cere, ca să mă lase în pace.
Sper să nu-mi pierd echilibrul.
Eu sper la fel, căci vom fi nedezlipiți
toată seara.
Trebuie să părem fericiți,
oricât de greu ne-ar fi.
Cu adevărat!
Dansează cu sora ta!
- De ce?
- Fiindcă ți-am cerut!
Nu a fost clar?
- Vrei să-ți insult sora, Bridgerton?
- Dimpotrivă!
Atunci vrei să i-o dai unui mișel.
Lord Bridgerton, scuze de deranj,
dar, dacă este necesar,
îmi voi declara intențiile din nou.
Este un trofeu la care râvnesc de mult,
pentru frumusețea, eleganța…
Croșeul de dreapta?
Trebuie să știu dacă mă pot baza
că vei rezolva această neînțelegere.
Aș vrea să evit orice stinghereală.
Cam târziu!
Ești prieten cu ducele sau intimidat…
Ușurel, Berbrooke!
Ți-am promis că voi rezolva problema,
una care nu-l privește pe duce.
Nu cunoști ceea ce mă privește,
nici caracterul lordului Berbrooke.
Îi voi fi devotat surorii tale.
Și poate, cu timpul,
îmi va răspunde la sentimente.
Termină, Berbrooke!
Ți-a spus de ce are ochiul vânăt?
- Am fost neatent cu mobila.
- Ba cu onoarea lui.
Aseară, a încercat ceva de nedescris.
Sora ta a răspuns cu pumnul.
Pe meritate.
- Trebuie să știi…
- Daphne mi-ar fi spus dacă era așa.
Oare?
Nu i te vei mai adresa niciodată
surorii mele.
- Dar suntem logodiți!
- Vei fi îngropat dacă o mai privești!
Zi mersi că nu încasezi încă un pumn
de la un Bridgerton!
Ce s-a întâmplat? Frate?
Nu-ți face griji pentru Berbrooke!
I-am pus capăt.
- I-ai spus?
- Trebuia.
- Totul va fi bine, te asigur.
- Mă asiguri?
În ciuda a ce credeți tu sau fratele meu,
îmi pot lua singură apărarea.
- Nu aveai dreptul.
- Te ajutam.
Nu ai reușit.
Doar ai subestimat aroganța lui Nigel.
Pe deasupra, lumea e cu ochii pe noi.
Nu mă poți asigura de nimic.
O seară de pomină,
nu-i așa, Înălțimea Ta?
Tânăra domnișoară este o podoabă rară.
Încearcă să nu o distrugi!
Mulțumesc!
- Mă voi bucura de aerul curat.
- Înălțimea Voastră.
Sunt doar eu.
Mă urmărești, Berbrooke?
Credeam că am închis subiectul.
Era închis, până ai stricat tu totul.
Te rog, vorbește cu vicontele.
Seara trecută a fost
o scăpare nefericită, recunosc.
Înțelegi, nu?
Nu există și nicicând nu va exista
vreo înțelegere între noi.
- Du-te acasă, Berbrooke!
- Dar tu nu ai nevoie de ea, ești duce!
Deja ai banii, relațiile și rangul.
Eu am nevoie de ea.
De ce nu mi-o lași pe asta?
Depinde de dra Bridgerton.
Când cumpăr un cal, nu negociez cu calul.
Dacă mă mai urmărești…
De ce nu i-ai cerut mâna,
dacă vă îndrăgiți atât de tare?
De ce nu ai cerut-o?
Sau ai avut-o deja?
Trebuie să-mi spui.
Dacă aș fi știut
că e stricată, atinsă, nu aș…
Ține-ți gura!
Nu voi permite
să îi pătezi onoarea imaculată.
Da. Foarte bine. E tot ce vreau să aud.
Nu meriți să respiri același aer ca ea.
Pleacă acasă!
Iar tu meriți?
Am auzit despre tatăl tău.
Știu cât de mult își dorea un fiu,
un moștenitor,
și cât a încercat să facă unul
când mama ta nu era în stare.
Dacă vreun om ar trebui să permită
o eroare de judecată, tu ești acela.
Așchia nu sare departe de trunchi.
Înălțimea Voastră, vi-i prezint
pe Lady Danbury și Lord Basset.
Ca să vezi… Musafiri nepoftiți!
Speram că vă veți bucura să aflați
că fiul dumneavoastră e sănătos.
Slujitorii păreau oarecum surprinși.
Care e scopul vizitei?
Am note mari la toate materiile, domnule.
Călăresc, scrimez și trag…
deosebit de bine, mi s-a spus..
Ba chiar…
Eu…
Ești cel mai mare eșec al meu.
Ba să-mi fie cu iertare!
Să-ți fie!
Nu-mi va mai fi.
Vă amintesc că este
viitorul Duce de Hastings
și are nevoie de orice rămășiță
de natură paternă
din inima aceea înghețată!
Prea bine, dar eu vă amintesc
care vă este locul.
Departe de mine
și cu gura aia spurcată închisă!
Ți-am scris de multe ori
ca să-ți amintesc că nu… sunt…
mort.
Ai primit scrisorile?
Deja sufăr destul
știind că vei moșteni Hastings.
Să te văd chinuindu-te
e o insultă insuportabilă.
Ești la fel de inutil
pe cât s-a dovedit a fi mama ta.
Prin urmare, voi acționa la fel
ca în privința ei.
Voi uita că ai întinat vreodată
aceste încăperi.
CĂTRE DUCELE DE HASTINGS
Această autoare întotdeauna a crezut
că inima este un instrument curios.
Nu ascultă rațiunea sau rangul.
Căci ce motiv ar avea dra Bridgerton
să se lase curtată de un simplu baron
atunci când pare să fi cucerit un duce?
Nu cumva mai este și altceva straniu,
pe lângă mintea debutantei?
Este rețeta mea, domnișoară.
Ducelui îi va face plăcere.
Nu contează ce crede ducele, Rose.
Este curtenitor și rafinat, nu?
Încetează!
Fardul nu vă place?
Dimpotrivă.
E perfect.
Mai vreau, te rog.
Să se știe, drag cititor,
că, dacă aceste comportament bizar
indică un nou scandal,
eu îl voi da în vileag,
fără urmă de îndoială.
Căci nimic nu este mai potrivit
ca o ieșire în natură
pentru a-ți însenina zilele
și a dezlega limbile.
Cică o curtează Berbrooke Nătângul.
I se potrivește, zic eu.
- Pot să mă joc cu Eloise?
- Domnișoarele nu se joacă.
Scuze, mamă!
Pot să mă plimb după pețitori?
Prea bine!
Ce ai aflat de la servitoare,
cea însărcinată?
- Ce s-a întâmplat? Cum?
- Mi-a spus că prin iubire.
Iubire? Nu are sens.
Sigur că nu!
Uită-te la mama, are trei copii.
Ar crede cineva că a fost iubire?
Ce a mai spus? Nu era speriată?
Mai degrabă… tristă.
Dar e posibil să aibă parte
de un final fericit.
Vrea să se mărite pe ascuns cu iubitul ei.
Atunci are motiv să fie speriată.
Odată măritată, i se va sfârși viața.
Nu e o evadare!
Sărmana de ea!
Nu știam, dragă soră,
ce a încercat Berbrooke.
Te-aș fi ajutat, doar să-mi fi spus.
M-ai fi crezut?
Sau ți-ai schimbat părerea
fiindcă ți-a spus alt bărbat?
Așa puțin mă prețuiești?
După ce ți-am comunicat dorințele mele,
dar le-ai ignorat…
Da, frate.
- Ai întârziat.
- Scuze!
Mergem la familia ta?
Categoric nu!
Trebuie să ne plimbăm
pe lângă grupul acela de bărbați.
- Unde te-ai lovit la mână?
- La box.
O sminteală
în care doar bărbații găsesc plăcere.
- Leagă-mi manșeta!
- Poftim?
Nu ai motiv să fii atât de îngrijorată.
Nu ai auzit ce scrie Whistledown?
Chiar de crezi că Berbrooke e terminat,
stratagema noastră nu s-a încheiat.
- Încă îmi trebuie un soț.
- Mă simt flatat, dar trebuie să refuz.
Știu, nu ești genul care se căsătorește.
Dar te-ai gândit
că nu ești genul de soț dezirabil?
De aș fi forțat să-mi iau o nevastă,
tu ai fi tolerabilă.
- E un compliment?
- Da.
Dar tu dorești să te măriți
din dragoste, adevărat?
Desigur!
Încă se uită?
Bridgerton!
Ce ai făcut?
Aduc vești strașnice, familie Bridgerton!
M-am ocupat singur
și am cerut o licență specială
pentru nuntă.
- Nu va fi nicio nuntă!
- Logodna a fost anulată.
Lord Berbrooke, pari să suferi.
Continuăm în privat?
Nu este necesar.
Deși poate că în sfârșit mă adresez
capului familiei.
Dacă ai fi fost tu acela,
ți-ai fi sfătuit sora să fie mai grijulie
cu genul de atenție pe care mi-o acorda
când era singură cu mine.
Negreșit, un simplu zvon scandalos
ar putea ruina complet
chiar și cele mai influente familii.
Ce ar face Lady Whistledown, de pildă,
cu asemenea informații?
- E o amenințare?
- Nici vorbă!
Fiindcă mă voi căsători peste trei zile.
Am diamantul acestui sezon,
cel mai de preț odor.
O Bridgerton.
O voi salva pe ea,
împreună cu toată familia voastră,
de catastrofa
de care nu ai putut-o proteja.
Abia aștept unirea
marilor noastre familii.
Bridgerton. Hastings.
Trebuie să-l provoc la duel.
- Anthony!
- Sunt antrenat și cunosc regulile.
Nu te vei duela cu el, înțelegi?
Nu-mi pasă ce antrenament crezi că ai.
E ilegal și de-a dreptul respingător!
Un gentleman nu are de ales, mamă.
Când o tânără, mai ales o soră,
este dezonorată,
consecințele sunt mortale!
Nu se poate.
Dacă Lord Berbrooke va decide
să dea înainte,
înainte să îl împuști, frate,
ce se va întâmpla?
Ar putea să deschidă gura aia minusculă
în orice moment,
iar eu voi fi ruinată.
Și voi, la fel.
Trebuie să mă mărit cu el.
Este singura alegere.
Rose, ne lași o clipă?
Te-am învățat să crezi
că măritișul este
cel mai de preț lucru în viață,
iar asta e adevărat.
Dar căsătoria nu îți oferă
doar un partener.
Vei avea confort și o casă în grijă
și, mai presus de orice, copii.
Te vei dedica creșterii familiei
și vei găsi în asta bucurii enorme.
Sunt sigură.
Tu și tata…
Voi doi erați atât de frumoși!
Asta îmi doream.
Asta e tot ce speram să am cândva.
Și eu la fel.
Eloise Bridgerton!
Hai odată, ceartă-mă!
Îmi dai și mie una?
Dacă vreau altceva?
- Cum adică?
- Să fie altfel.
O văd pe Daphne pregătindu-se de baluri,
cu toate rochiile și pețitorii ei,
și mă simt epuizată.
Dacă vreau altă viață, Benedict?
Dacă sunt capabilă de mai mult?
Chiar dacă nu mi se permite?
În cazul ăsta, aș spune…
că nu ești singura.
Încă dansezi cu dra Bridgerton?
Cum mai e?
- Se va mărita.
- În acest caz, ești liber.
Iarăși!
Maiestate.
Ce părere ai?
Despre muzică?
Mi se pare minunată.
E Mozart?
L-am cunoscut când nu avea nici zece ani.
Tânărul m-a acompaniat pentru o arie
și am declarat pe moment
că va fi
printre marii compozitori ai Europei.
Nu v-ați înșelat.
Arareori mă înșel în asemenea privințe.
Știi de ce?
Fiindcă, dacă acord cuiva favoruri,
mă aștept să se arate demni.
- Maiestate, oare…?
- Brimsley!
Adu tutun proaspăt!
E un mare bârfitor.
Dacă vorbim deschis,
toată Anglia o să afle ce învârtim.
Înțeleg.
Așa cred și eu.
Așteptam un viitor de seamă
pentru fiica ta la ieșirea în societate.
Cu cineva precum un duce, poate.
O asemenea pereche…
Ei bine, ar fi strălucită.
După cum spuneam,
succesul nu i-a priit
doar tânărului maestru.
Toată familia Mozart ar fi tras ponoasele
dacă băieții ar fi rămas în Salzburg.
Nu ești de acord?
Ba sigur că da!
Ce să facem, doamnă?
O vom invita pe Lady Berbrooke la ceai,
cât mai curând.
Nigel este singurul meu copil.
Un băiat deosebit.
De fapt, adesea spun
că Dumnezeu nu mi-a dat încă unul
fiindcă atinsesem deja perfecțiunea.
Doamne!
Nu fiecare doamnă e binecuvântată la fel.
Dră Bridgerton, permite-mi să te privesc!
Ești sănătoasă.
Chiar dacă ești cam suptă la față.
- Seara s-a întins în noapte.
- Multe emoții!
Dar trebuie să te străduiești, draga mea.
Nigel al meu e foarte atent.
Deja a refuzat
multe debutante mai chipeșe, spunând:
„Mamă, eu pun preț pe realizări
mai presus de frumusețe.”
Vă vine a crede?
Stăpâna ta înfulecă biscuiții!
Nu-ți face griji, Rose! Mă ocup eu.
Menajerele…
Se cred buricul pământului,
dar noi, servitoarele, facem toată treaba.
Am una leită.
Ai noroc, totuși.
Cât de dificil poate fi să ai grijă
doar de Lady și Lord Berbrooke?
Habar nu ai!
Nu ai pus gura pe nimic la ceai,
draga mea!
O tânără trebuie să se hrănească
dacă e să facă copii.
Scrumbiile cu secară zi de zi
m-au ajutat de minune
când l-am conceput pe Nigel.
- Ce ați aflat?
- Ce se petrece?
Nu aș fi invitat-o la ceai
dacă nu m-aș fi gândit la tine.
Slujitoarele află tot, după cum se știe.
Am auzit multe.
Lordul Berbrooke are un fiu
cu o servitoare, pe care nu-l întreține.
- I-a lăsat pe drumuri.
- Un om mizerabil!
Destul de mizerabil
să ne descotorosim de el!
Va nega.
Cine ar crede un grup de femei
în locul unui bărbat?
Poate că nimeni.
Dar o vor asculta pe Lady Whistledown.
Așa că vom face ce fac femeile.
Vom vorbi.
A luat-o de soață
doar fiindcă tatăl ei a pierdut banii
în ceva afacere în America.
Mon Dieu! Nu e cea mai lugubră
poveste din sezonul acesta?
Poate că nu cea mai lugubră.
Toți baronii au bastarzi.
Unul alungat înainte să se nască?
Chiar așa?
Să le spunem lui Jennie și lui Mary!
A ajuns la urechile acestei autoare
că lumea bună este zguduită
de o poveste ignobilă.
Se spune adesea
că nu poți judeca cartea după copertă.
Dar în cazul baronului Berbrooke Nătângul,
se pare că aspectul său respingător
este o metaforă potrivită
pentru starea situației sale casnice.
Nu m-ar surprinde
dacă Lord Berbrooke ar fi chemat la țară
cu treburi urgente,
care, pesemne, vor presupune
trimiterea unor fonduri mult întârziate
unei foste servitoare și unui băiat tânăr,
care sperăm să semene cu mama sa.
Am auzit că Berbrooke nu mai e în oraș.
Bănuiesc că problema noastră
nu a dispărut de la sine.
Mă voi comporta diferit în viitor.
Sau poate deloc.
Știu că societatea îți dictează
actualul rol în familie,
dar, cu Daphne ieșită în societate,
fac față singură.
E pentru Daphne. Lalele.
Simbolizează pasiunea.
Un tiv adecvat pentru sora ta
când se va mărita cu ducele.
Poate și pentru mireasa ta.
Noapte bună, mamă!
Sper că stăpâna ta nu intenționează
să mă țină ferecată pe veci.
Aș zice că există o singură vinovată
pentru situația asta, domnișoară.
Eloise?
Ai nevoie de ceva?
Nu.
Ba da!
Mă bucur că tărășenia
cu Nigel Berbrooke s-a încheiat.
Mulțumesc!
Auzi mereu povești
despre potriveli oribile
și finaluri fără de speranță și…
E înspăimântător.
- Eloise, nu-ți face griji!
- Nu ți-e teamă, soră?
De măritiș? De… copii?
Copiii mi se par încântători.
Deși nu o demonstrezi în clipa aceasta.
Ai uitat ce a îndurat mama?
Cum țipa în seara aceea?
Ai încercat să acoperi sunetul
cântând, dar duduiau ferestrele.
Uneori încă aud țipetele în vis.
Aproape a murit…
la câteva luni după tata.
Sigur că nu am uitat.
Sigur că mi-e teamă.
Aș fi nechibzuită de-acum
dacă nu mi-ar fi teamă.
Îți amintești corect că mama a avut…
o noapte primejdioasă.
Dar, la răsărit, Hyacinth venise pe lume.
Și suntem mai împliniți cu toții.
Da, Eloise, poate că într-adevăr
sunt cărări mai întunecate
în acești codri decât am fi crezut.
Dar la capăt se află lumina.
Știu că într-o zi…
o vom găsi amândouă.
Trebuie să fie istovitor.
Ce anume?
Să fii obligată să te prefaci neîncetat.
Bună seara!
Nu trebuia să-ți pierzi cumpătul
cu Berbrooke.
Trebuie să știi ceva despre mine.
Nu tolerez nemernicii.
Și tu, despre mine, Înălțimea Ta.
Nu voi accepta eșecul.
Adică stratagema?
E mai mult de atât acum.
Mai mult decât o negociere.
Nu trebuie să găsesc un bărbat
să o impresionez pe Lady Whistledown,
pe regină sau restul societății.
Este vorba despre o viață, a mea.
Trebuie să preiau frâiele.
Nu am de ales.
Nu voi accepta eșecul.
Dacă nu ești de acord, spune-mi acum!
De acord, cu o condiție.
- Nu înțelegi, Înălțimea…
- Să-mi spui Simon.
Dacă e să pară că te curtez,
că suntem o pereche nemaivăzută,
spune-mi pe nume!
Prea bine… Simon.
Numele meu ți se pare nostim?
Nu. E un nume satisfăcător.
Satisfăcător? Prea bine… Daphne.
Vreau să-mi găsesc un soț,
ca să am o familie și copii.
Să-ți găsim un soț, deci!
Îmi faceți onoarea?
Desigur.
Sunteți o pereche fantastică,
Înălțimea Ta.
Ce te tulbură?
Absolut nimic, Lady Danbury.
Fiule, te-ai întors
să-ți iei locul cuvenit.
Inima îmi cedează…
dar te asigur că e plină de mândrie.
Știind ce duce ai devenit…
și că măreața familie Hastings va dăinui.
Ascultă-mă cu băgare de seamă!
M-am întors cu un singur scop.
Să îți fac…
singurul jurământ din viața mea.
Nu mă voi însura niciodată.
Nu voi produce un urmaș.
Familia Hastings se va stinge
odată cu mine.
Cuvintele mele sunt clare, tată?
Vorbește, monstrul naibii!
Vorbește!
Subtitrarea: Șerban Dudău
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